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24&25 août 2019: Pic de Molières

25 août 2019: Etang de Milouga

Au Pla de la Lau une belle journée s'annonce pour notre virée à l'étang de Milouga par la vallée du Muscadet.

 

Dans la forêt, au bord du chemin, les russules et les cèpes nous font de l’œil : arrêt obligatoire pour certains.

 

Les épingles s’enchaînent, il fait déjà chaud, petite pose pour boire un coup et nous voilà repartis pour continuer vers la cabane d'Aouen et admirer le vallon sauvage de Tremuls, sa « porte » et sa cabane.

 

A l'opposé de notre versant les vallées du Trapech et de Peyrelade plongent majestueusement vers le Riberot.

 

Nous voici déjà à la bifurcation vers la cabane du Taus que nous atteignons rapidement. Ici ce sont les coulemelles qui nous attendent ... nous les prendrons au retour.

 

Provision d'eau et c'est reparti pour atteindre le bel étang de Milouga 40 mn plus tard.

 

Sur le chemin nous croisons de nombreux marcheurs qui reviennent enchantés du Valier après avoir passé la nuit aux Estagnous. Ça fait plaisir de voir que nos montagnes sont bien appréciées !

 

Bain de pieds, ablutions diverses pour se rafraîchir, apéritif au carpaccio de cèpe !... un régal !

 

Casse croûte sous un merveilleux soleil en profitant des scintillements de l'eau claire, visite de centaines de papillons bleus ! C'est le moment de profiter de la vue sur le col de Cruzous, le Valier, les Lauzets, etc... Comme elle est dure la vie de randonneur !

 

Envie d'aller faire un tour à l'étang d'Arauech, mais pas facile d'accès et il est déjà un peu tard, la sieste a été longue !

 

La descente nous semble interminable ! Les plus jeunes filent devant et les vieux moins jeunes à l'arrière ménagent leurs genoux !

 

La journée se termine à la Maison du Valier pour une boisson bien fraîche et nous regagnerons tous nos logis les yeux remplis de merveilles !

 

A bientôt !

 

Françoise

 

15 au 18 août 2019: Week-end Aragon

 

15 Août 2019 CHEMIN de la MÂTURE

 

Plus nous nous rapprochions, plus nous songions à un « plan B » côté espagnol, tant la pluie devenait de plus en plus menaçante (et même plus) au point de nous inciter à une pause café à Oloron. Et tout d'un coup, milagro ! Une fenêtre de ciel bleu qui s'est phénoménalement élargie en quelques minutes. Garage au parking du Pont de Cebers. Inutile de préciser que nous n'étions pas seuls.

 

Après quelques hectomètres sur une route goudronnée, nous empruntons un beau sentier en forêt en direction du col d'Arras. Nous passons au lieu-dit Beloute où se trouve un gîte pas comme les autres, le Beloute Café. Arrivés au col d'Arras, nous trouvons une salle de restauration mi-ombre mi-soleil un peu à l'écart du sentier. Après un casse-croûte suivi d'une siestounette règlementaire, nous descendons vers le fameux « chemin de la Mâture ». On peut dire qu'il y a du gaz tant le dénivelé jusqu'au ruisseau « Le Secoué » est impressionnant avec ces grandes dalles calcaires. Le faux pas est peu recommandé, au risque d'être franchement ….secoué ! La zone creusée dans le calcaire ne laisse pas indifférent que par sa vision, mais aussi par la prouesse  technologique pour la réaliser (achevé en 1772). Au droit des Gorges d'Enfer, nous apercevons le célèbre fort du Portalet bâti sur la falaise dominant le gave d'Aspe. Retour tranquille au parking et route vers le refuge Gabardito dans la vallée d'Hecho.

 

16 Août 2019 CASTILLO de ACHER

 

Du parking de Selva de Oza, nous apercevons l'imposant Castillo de Acher, objectif du jour, magnifique SP (pas du Sans Plomb, mais un Synclinal Perché!).

 

Un sentier superbe dans la forêt nous conduit jusqu'à une grimpette sous le refugio del Castillo de Acher. Quelles couleurs ! Rouge, vert,  gris, mélange superbe !

 

Nous quittons le sentier de la voie normale pour nous diriger vers la Collada de lo Barcal et ainsi contourner l'éperon descendant de la Punta Sur et nous propulser au pied de la cheminée Ledormeur. Quelle riche idée ! Une harde d'isards, au moins vingt cinq chèvres avec leur chevreau, régale nos mirettes par le déplacement sur la prairie bien verte ainsi que sur le pierrier voisin.

 

Quelques efforts pour atteindre le dernier ressaut (équipé de câbles), et voilà la cheminée Ledormeur franchie. Ne restent que quelques dizaines de mètres pour rejoindre le sentier de la voie normale et atteindre la Punta Norte.

 

Panorama splendide ! A 360 degrés bien sûr (720 si on tourne deux fois la tête).

 

Seigneur de l'Ossau, Pic d'Anie, Table des Trois Rois, Ansabère, Mallo de l'Acherito, Bisaurin, Pics d'Enfer, Palas, Balaïtous, …......

 

Après un casse-croûte et une siestotte bien mérités, nous redescendons par la voie normale.

 

17 Août 2019 PEÑAFORCA

 

Re-départ du parking de Seva de Oza, mais ce coup-ci, direction Ouest.

 

Beau sentier en forêt (presque de l'autoroute) qui se transforme en vicinal ordinaire vers la sortie pour atteindre le vallon d'Estriviella.

 

Ah que voilà de belles fleurs ! De nombreuses carlines à feuilles d'acanthe (ou chardousse) sont tapies dans l'attente d'un soleil plus généreux qui les fera s'épanouir.

 

Au fond du cirque dominé par la Punta d'o Rincon d'Alano, nous remontons  vers le Sud une belle pente qui nous conduit à un replat d'où nous apercevons le col de Lenito. Que nous atteindrons après la montée d'un joli pierrier …. un tantinet fatigant malgré un sentier fréquenté. Reste à gagner le sommet, d'abord par une montée un peu sèche, puis un travers « cailloutique ». Et voilà, nous y sommes. Vue magique. Les mots me manquent. Faut y aller pour juger par vous mêmes !

 

Le retour se fera par le même itinéraire, la descente du pierrier en mode « groupir» étant conseillée.

 

18 Août 2019 PEÑA COLLARADA

 

Pour ce dernier jour, nous avons opté pour la méthode « économie », en montant en voiture jusqu'au refuge de La Trapa par la longue (14 km) piste à péage depuis Villanua.

 

Départ tranquilou, puis rapidement un passage raide équipé de chaînes nous conduit vers une vaste prairie, territoire d'un imposant troupeau de brebis.

 

Et ensuite, il faut des cailloux, bien évidemment. Et la pente se raidit pour nous conduire à la base de la cheminée en passant par des éboulis. Cheminée un peu délicate à cause des pierres qui peuvent se faire la malle.

 

2883m Peña Collarada, un super panorama.

 

Descente par le même itinéraire, il fait chaud. Le bassin à proximité du refuge de la Trapa sera le bienvenue pour faire trempette « pieds-pieds » (pas possible de faire plus, pas assez profond!).

 

Et voilou, un WE à rallonge qui se termine par un pot bien mérité à Villanua.

 

 

 

Gérard.

 

Photos : Françoises, Vivien, Gérard

 

Chemin de la Mâture:

Castillo de Acher:

Penaforca:

Pena Collarada:

11 août 2019: Pic de la Coume d'Or

7 juillet 2019: Etang de Cruzous

1er juillet 2019: Falaise de Prat

Soirée festive à la falaise de Prat, pour "clôturer" la saison avec la traditionnelle auberge espagnole.

Après l'enchainement de quelques voies, dont les dernières sous un crachin de plus en plus épais, il a fallu se résigner à aller se sustenter... mais plus de caillou.

Une fois la nappe déployée, les mets ont été dégustés. On retiendra tout particulièrement la pizza et la tarte de Jean-Paul. Tu reviens quand tu veux Jan Paul!

Mais les discussions n'ont pas réussi à faire taire la pluie qui a fini par nous inviter à nous mettre à l'abri.

Et comme personne ne s'est précipité pour aller monter une corde dans la partie sèche de la falaise (le dévers en 7c/8a), nous nous sommes rentrés, tout guillerets d'une soirée bien agréable.

Cyril

30 juin 2019: Estives d'Artignan

photos: Vivien et Norbert

29 juin 2019: Pic de Burat

22 juin 2019: Falaise de Calamès

 

Papypoudouwap !

 

Qui a eu l’idée d’organiser la fête de la musique la veille d’une journée de grimpe ?

 

Ca va, le départ samedi matin est prévu suffisamment tard pour permettre aux plus mélomanes d’entre nous de profiter de la soirée et aux plus festifs d’enchaîner avec le marché.

 

Nous sommes cinq à bord d’un véhicule qui paraît-il « grimpe aux arbres », grand bien lui fasse, mais on lui demande juste de rester sur la route pour le moment. Nous rejoignons ainsi le reste de la troupe, C, L, et C, à Calamès. La marche d’approche de 20 minutes en plein cagnard avec les cordes et les jeux de dégaines sur le dos n’étant pas assez raide, M, E, O, R et D en profite pour continuer leurs conversations respectives.

 

Nous arrivons au secteur « Le Papy » en nage, assoiffés et déjà morts de faim, c’est à peine si on attend C, L, C, qui eux grimpent depuis l’heure où blanchit la campagne, pour « tirer notre casse-croûte du sac », casse-croûte déjà prémâché par le poids des dégaines et des cordes. Nous buvons la moitié de la gourde prévue pour la journée en deux minutes, enfilons nos « chaussons » d’escalade, qui sont plus proches de l’instrument de torture que de la pantoufle, soyons honnêtes ; et les deux plus aguerris se lancent en tête. D choisit une 5A pour commencer, je ne saurais dire cependant laquelle de ces 5A il comptait faire : « Le Belge sans Moule », « Roxette », « Remouille-Moi La Compresse »  ou encore « Troiszocloques » ? Peu importe de toute façon puisque grâce au conseil d’un compagnon de cordée avisé, il s’était en réalité lancé sur celle d’à côté, une 6A, « Le Nauc », la seule de surcroît, pas de chance. Le grimpeur est blagueur.

 

La roche assez abrasive accroche bien, les voies sont longues, on reprend nos marques, on retrouve des sensations, même en moulinette. On enchaîne les voies et les vannes, les plus petits assurent les plus grands grâce à la dégaine aux accents bouddhistes « Ohm » qui permet de rester zen en toutes circonstances, certains changent de partenaire et entreprennent la « Sette et Uitte », ‘ no comment’. Les pieds gonflent, certains sont bien blessés, l’eau vient à manquer, les vivres aussi, allez zou, on rentre.

 

Merci à O qui nous montre la voie (facile), D et C qui n’hésitent pas à monter en tête, R, M, C et L pour leur bonne humeur, leurs conseils et encouragements.

 

E.

 

Photos : E & M

 

16 juin 2019: Pics de la Calabasse, Peyre Nère, Cap de Gauch

 

Retour en terre ariégeoise après deux week-end d'escapade dans l'Hérault, l'Aveyron et La Lozère, pour une randonnette classique.

 

Départ du parking de L'Osque du Couret pour arriver au Col de L'Herbe Soulette en évitant, par un beau sentier en forêt, la longue piste de L'Estrémaille.

 

Il fait grand beau, les brebis bêlent, les cailloux sont en fleur, et Le Calabasse nous tend les bras, enfin, sa pentouille sympa !

 

Une petite pause bien méritée au sommet avant de descendre vers le col de La Terme … pour remonter vers la crête des Courets (pics d'Auère et de Peyre Nère).

 

Deux hardes d'isards sur la pente Sud nous gratifient de leur présence et surtout de leur faculté à détaler .

 

Un dernier petit raidillon et nous voilà au Cap de Gauch où nous aurions pu prendre le temps de manger en vitesse.

 

Mais non ! Pause règlementaire (deux heures).

 

Puis une simple formalité, la descente (Col de Grataux, Tucole de Paillère pour les plus courageux, Col des Consires, Cote de Roc) pour retrouver la piste qui nous ramène au parking.

 

Le pot à Portet d'Aspet et voilà …. c'est finiii.

 

Gérard .

 

Photos : Caroline, Véronique, Gérard

 

8 au 10 juin 2019: Séjour Tarn-Jonte

Une incursion en territoire millavois, plutôt éloigné de nos bases couserannaises.

 

08 Juin 2019

 

Le trajet voiture nous a permis de passer sous le « monstre » (le viaduc de Millau).

 

Et nous voilà rendus à l'entrée de la Cité de Pierres (Chaos de Montpellier Le Vieux).

 

Mer.. ! Une aubette avec une hôtesse nous indique qu'il faut jouer des espèces sonnantes et trébuchantes ! (Moi, je paie pas!)

 

Tant pis, nous sommes là, il faut beau, alors …... « Jouez hautbois, résonnez musettes ! ».

 

La traversée de ce site féérique balisé nous enchante. Pourtant nous le quittons pour descendre, par un joli sentier protégé par des buis non encore « pyralés », à La Roque Sainte Marguerite (en bordure de La Dourbie) où nous prenons le temps de nous désaltérer. Remontée au Chaos par le même sentier pour terminer cette boucle dans du calcaire torturé, trituré par les éléments naturels.

 

Ké sé choli !

 

09 Juin 2019

 

Un orage très matinal a retardé notre départ d'une heure. Malgré un temps plutôt incertain, nous démarrons de Saint Pal puis à Le Rozier, nous montons vers le Rocher de Capluc. Rebelotte, orage, pluie. Heureusement, un bâtiment ruiné avec un ancien four à pain va nous servir d'abri pendant plus d'une heure. Et là, plus question de faire la longue boucle initiale.

 

Nous nous contenterons de suivre le GRP Tour du Causse Méjean pour rendre visite aux vases de Sèvres et de Chine et passer par les balcons du Vertige, superbes falaises au dessus de La Jonte. Retour en boucle en rattrapant le GR6 et montée (quand même) au rocher de Capluc. Belle baladette où nous avons nous délecter de la vue et du parfum de nombreuses fleurs et plantes (de la limodore à feuilles avortées à l'oeillet bleu de Montpellier en passant par le lin blanc, le lin campanulé, l'anthyllide vulnéraire, l'astragale de Montpellier, la coronille en buisson plus connue sous « couillette touffue », le calaman des Alpes, la mélitte à feuilles de mélisse, sans oublier genêts, chèvrefeuille …).

 

Heureusement notre fleuriste en chef était là pour nous délivrer tout son savoir (bien aidée, il faut le dire, par sa super appli!).

 

10 Juin 2019

 

Aujourd'hui, c'est une boucle sur la rive gauche de la Jonte depuis Peyreleau par le sentier des Corniches. Passage au champignon Préhistorique, vues depuis plusieurs belvédères (dont le Point Sublime) sur les magnifiques falaises rive droite, paradis des grimpouillistes qui s'en donnent à cœur joie sous l'oeil glauque des vautours fauves. Halte aux ruines de l'Ermitage St Michel (découvert en 1936 par Louis Balsan, un disciple de Édouard Alfred Martel) pour le casse-croûte. Et retour tranquillou après être descendus à proximité de La Jonte.

 

Des paysages magnifiques à découvrir absolument !

 

Gérard.

 

Photos : Françoise, Nicole, Gérard

 

9 juin 2019: Port de Salau

29 mai au 2 juin 2019: Week-end Caroux

Le trajet voiture jusqu'au camping de Tarassac (Mons La Trivalle) a été effectué le mercredi 29 Mai, veille d’un WE à rallonge, avec un arrêt à Saint Chinian (allez savoir pourquoi !).

Quatre jours de « randonnette » pourrait-on croire au vu des dénivelés, mais c’est sans compter sur la topographie des lieux, l’état des sentiers (parfois dénommés « piste », la belle blague !) ainsi que leur balisage (points et traits jaune, bleu rouge qui se croisent les pinceaux très souvent, piste des Triangles, des Aiguilles, piste Pommatoire, j’en passe et des meilleures …….) et aussi les premiers coups de chaleurs.

Un beau massif à découvrir (ou à redécouvrir), paradis des escaladistes, des randonnistes et ….. des plagistes !

Dommage qu’un tel petit séjour n’ait eu qu’un succès d’estime, et encore !

Gérard.

 

Photos : Christine, Jean-Christophe, Gérard

5 mai 2019: Pic de la Mède

En voilà un sommet qui mérite bien son nom de PIC !

Surtout avec ses faux airs de Cervin (biroussan).

Pour couronner cette baladette, la nuit précédente, il a neigeouillé un tantinet.

Nous étions treize (pas « supersucieux » pour un sou, comme aurait dit Michel C), partis du parking d'Anglade en direction de la chapelle de L'Isard, à trouver quelques traces de neige après la deuxième passerelle. Non seulement, il avait neigé, mais le matin, en bas, il avait gelé un chouïa.

Promenade de santé jusqu'à la Chapelle de L'Isard (à proximité, nous apercevons une bête sauvage …. un isard, oui, oui, ça ne s'invente pas), puis nous arrivons en deux temps trois mouvements, à la maison forestière de L'Isard où nous faisons une halte (Rivesaltes ? non, ça, ce sera au sommet avec le concours d'Alain!).

Nous traversons L'Isard (aucune tentative de baignade) pour nous enfoncer dans la sapinière de ….. L'Isard, en direction de la cascade de ….L'Isard ! (Ouf, quelle harde!)

Arrivés en lisière de forêt, nous la découvrons cette belle « carcade », elle « pisse »bien.

Dernière approche sur un tapis de neige en direction de notre Cervinou, avant d'attaquer le vif du sujet.

Pause..... cramponnage et nous voilà engagés dans un petit couloir bien raide pour atteindre l'arête Nord Est mi-gispet mi-neige qui nous mène au « pointu », le Pic de La Mède (2044m) .

Sur lequel nous allons pouvoir poser nos nobles séants pour casser une croûte bien méritée sans oublier le petit rafraîchissement préliminaire classique.

Il fait un soleil radieux, pas un nuage, un ciel bleu superbe, pas un pet de vent, presque l'été ! (sauf qu'il fait quand même une petite fraîcheur) .

La descente s'effectue tranquillement par l'arête NE, puis une traversée sur le flanc NO (où il y a environ vingt centimètres de neige fraîche quand même) pour rejoindre la sapinière, La MF , la Chapelle et …. le parking.

Une bien belle journée somme toute.

La halte traditionnelle au Picolo de Castillon et retour à la capitale du Couserans.

Gérard.

Photos : Caroline, Philippe, Gérard (la virgule entre les deux derniers a son importance!)

25 avril-3 mai 2019: Chamonix Zermatt de A à Z

 

A comme Arolla, le départ, Z comme Zermatt, l’arrivée.

 

On est accueillis, les 10 de l’aventure, voire cueillis à froid le jeudi 25 au soir, après 800 km pour rallier le Chalet du Tour au-dessus d’Argentières par les flocons. Le lendemain matin, purée de pois, tumulte du chasse-neige et 15 à 20 cm nous font comprendre que la 1re étape prévue va passer à la trappe, direction le Verbier en Suisse où on devait arriver le lendemain. On rejoint la cabane* de Mont-Fort, repérage du col de la Chaux (à passer le lendemain) et là, c’est… chaud. Grimace, le programme prévu est très, très chargé. Aucune trace, pas même celles d’un bestiau. Faudrait vraiment qu’il fasse très beau demain pour y aller ! Raté, le lendemain, visibilité à 3 m. Changement de plan, bis repetita, on redescend récupérer les voitures et direction la vallée suivante. Point de mire, Arolla et son hôtel de Tsa pour un vrai départ le lundi. Enfin, la fenêtre de beau, le ciel bleu et la neige quasi vierge et abondante. Tire-fesse pour commencer rien que pour nous (on fait du ski de rando ou bien ?), objectif : le Pas des Chèvres (on ne sent pas encore le bouc) et ses fameuses échelles pour rejoindre la cabane des Dix. Exactement, la Cabane des Dix CAS (Club Alpin Suisse), ce qui nous va plutôt bien. Je pense aussi à Edika, pour d’autres raisons…Tricotage l’après-midi, ce qui dans le jargon, signifie qu’on erre sans vraiment de but à la recherche d’une trace si possible déjà faite (il est tombé 60 à 70 cm) pour une belle descente en prévision. Ça passe jusqu‘à ce qu’un «Stop ! On dégage ! » nous cloue sur place vers 3 400 m d’altitude. Pas terrible, la trace en question, trop raide et trop exposée, c’est pourtant celle d’un guide ! On préfère annuler le sommet de la Luette pour redescendre : plaque à vent en vue, pente relevée, on surcharge l’ensemble, mieux vaut pas traîner. En revanche, descente dans une poudreuse de rêve.

 

Départ le lendemain tôt pour atteindre la cabane des Vignettes avec le sommet à la clé du jour, la Pigne d’Arolla (3 790m). Foule des grands jours, il en arrive de tous les côtés et vus les espaces, on les voit de loin, mais enfin, on profitera du sommet quasi-seuls avec quelques camarades autrichiens partis comme nous d’Arolla. A la cabane des Vignettes, les 87 randonneurs qui se sont perchés là pour la nuit nuisent largement au calme ambiant. Ça parle puis beugle français, allemand, anglais, italien, espagnol, norvégien, russe (?) et le patron des lieux a hissé un drapeau corse à l’entrée. Bref, un joyeux bordel.

 

Je décide de ne pas me resservir de pâtes à la bolognaise.

 

Une grosse étape nous attend demain pour rallier Zermatt, il faut bien dormir ! C’est raté pour ma part. Le corps humain étant assez mal fait, on ne peut loger qu’une seule boule Quiès par oreille. Le lendemain, petit déjeuner sous forme de procession quasi militaire. Il est 5h30, c’est bien marqué : à 6h30, tout le monde doit avoir décampé. A voir les avants-bras du patron, mieux vaut obtempérer. Une chance, sur les 87 homo-sapiens qui ont ronflé là, 90 % vont vers la Pigne d’Arolla, où nous étions la veille, 5% vont couper la dernière étape en 2. On est donc très peu à se lancer pour 30 km et des brouettes direction Zermatt en finissant le dénivelé positif au joli col de Valpelline. Le maître des lieux nous y attend : le Cervin, il Cervino, Die Matterhorn, au choix, en pleine face (nord). Y a pas à dire, ça dresse un peu les poils des bras. De là, la descente est loin d’être de rêve : séracs, crevasses, puis traversée sous la face nord où ça « parpine », un vrai coupe-gorge, par mauvais temps, ça doit être dantesque, mais du grand ski, du très grand ski.

 

Arrivée au télécabine de Furi, on souffle et on se déleste de 11 francs suisses pour descendre à Zermatt. Quel confort, ce télécabine ! Juste un détail : on a raté l’embranchement qui nous aurait amené à Zermatt à skis par une vieille piste damée en très mauvais état, certes, mais ça aurait eu plus de panache. On se regarde sans rien trop dire, on a trop honte, on va passer pour des touristes, c’est sûr !

 

Arrivée à Zermatt, la mythique Zermatt ! On hésite entre Breitling, Hublot et Patek, niveau montres. Je n’ai pas 21000 euros sur moi, c‘est bien dommage. Auberge de jeunesse de Zermatt, douche bienvenue, ça sent tout sauf l’animal de compagnie.

 

Le lendemain, on doit prendre le train de la Gornergrat avec l’idée de gagner le refuge de Rosahutte pour une petite exploration du massif du Mont Rose. La météo n’est pas optimiste, le doute s’installe. Déjà.

 

Joli petit train des montagnes pour gagner donc le Gornergrat à 3 135 m. On descend tout équipés du train (baudrier, corde et tout le tremblement) au milieu d’une foule essentiellement asiatique qui nous prend en photo et vidéo. Une Canadienne me dit même que je suis beau, j’hésite à dire que je suis le fils de Reinhold Messner, afin de dédramatiser. Les lenticulaires nous voient arriver de loin et rigolent en douce. On se fait une petite arête, histoire de dire que même si on s’est trompés de chemin, on a repéré un autre itinéraire. Mais rien à faire, le doute de la veille devient une réalité. Les nuages noircissent l’horizon. Castor, Pollux et toute la bande se bâchent gentiment. Puis les mollets tirent un peu, non ? Et le moral, il en est où ? Sondage, discussions, synthèse des données, dernier point météo (on capte encore la 4G), basta !  On laisse tomber. Fin. Enfin, pas tout à fait, on est quand même à 3 135 m mine de rien, ça fait une jolie descente d’environ 1 500 m sur Zermatt. Cette fois, on ne rate pas la piste à Furi et on arrive sous les gouttes. 2e nuit à Zermatt, 2e pizza pour certains, le lendemain, le long voyage du retour. Voilà pour l’officiel.

 

Pour l’officieux, « ce qui se passe en raid appartient au raid», c’est le mot d’ordre du départ.

 

On ne parlera donc pas ici de certaines discussions que peuvent avoir 10 types qui partent pour 9 jours ensemble, du charme désuet du petit village d’Evolène et de ses atouts de fin de saison, du budget bière, de la discipline de groupe, des gamelles avec rétablissement 10/10 quand même pour certains, des distances de sécurité (oui, oui, comme sur l’autoroute), de ceux qui partent s’en faire une petite sans sac ni rien sur le dos, juste le DVA sous le T-shirt au cas où, des jurons vis-à-vis de nos camarades suisses rapport à la manière qu’ils ont de tracer « à 45 degrés ! », des consignes non-respectées (quand c’est stop, c’est stop, nom de Dieu !), des pantalons blancs voire transparents et des tenues léopard de certaines randonneuses, des spaghettis à la bolognaise (voir plus haut), des ronflements extraterrestres, (pour le coup, mes nuits sont moins belles que vos jours),de la visite de Zermatt en chaussures de ski because on a laissé les tennis dans la voiture, (sans parler du resto, version « Les Bronzés font du ski 2 »), du bon usage du régulateur de vitesse sur l’autoroute, et surtout, surtout, de la clope fumée à 3100 m d’altitude ! Tout ça n’a jamais existé.

 

Un superbe séjour hors-norme avec, comme d’habitude, les hauts et les bas d’une telle aventure. Un grand merci aux « patrons » Alain et Jean-Michel. Sécurité, adaptation, dialogue, des pros !

 

Denis

 

*cabane = refuge

 

21 avril 2019: Omelette de Pâques au Bout du Touron

"Pour cette sortie en pays de Foix, nous avions prévu la traditionnelle omelette de Pâques, ce qui nécessita une logistique parfaitement préparée. Gérard C avait fait les courses la veille (merci Gérard !) qui est parti avec Gérard C (GG quoi!) à la Cabane des Gardes par un sentier, tandis que les 9 autres randonneurs présents, dont Gérard D (3 Gérard en tout si vous avez suivi), sont passés par un autre sentier sous un ciel couvert mais non pluvieux, pour se retrouver vers 11H15 à la cabane.

Certains sont alors restés à la cabane pour préparer le déjeuner et entretenir le feu tandis que d’autres sont allés au BOUT du TOURON, idéal pour attendre les ripailles pascales et voir le Prat d’Albis, future arrivée du Tour de France cet été.

Après un apéritif bien mérité, est venue l’heure des omelettes à la saucisse fraîche grillée dans la cheminée, puis celles au fromage et enfin celles au sucre flambées au rhum, soit 70 œufs en tout pour 11 personnes, grâce aux 3 cuisiniers (les 3 Gérard, décidément indispensables), sous le regard attentif et contributif de Françoise. En digestif, une croustade et une tarte aux pommes préparée par la femme de Norbert ont complété ce délicieux repas.

Pour accélérer la digestion, nous sommes repartis en direction de Seignaux en faisant une boucle de 17 kms au total, avec une vue magnifique sur Tarascon-sur-Ariège. Le ciel a tenu bon et il faisait presque chaud l’après-midi sous un soleil ennuagé.

Une halte chez Serge a permis de reprendre des forces avec une autre croustade avant de reprendre la route jusqu’à Saint-Girons. Chacun a convenu que les omelettes, aussi bonnes soient elles, ne devaient être au menu que dans quelques semaines et que le diner du soir serait inexistant.

Encore une bien belle sorte du CAF du Couserans dans une ambiance très décontractée, qui sera refaite l’année prochaine, pour qui aime les œufs en omelette. Avis aux amateurs !

 

Vivien."

14 avril 2019: Castillo del Turbon

Pour cette sortie un peu « éloignée » du Couserans, nous avons voyagé le samedi après-midi jusqu'au refuge de La Muria en passant par le Coll de Fadas (ou Fades, mais en tous cas, ce n'est pas en Provence!).

 

Préparation du feu, détente autour d'un apéro semi-dinatoire en extérieur, et sustentation grillatoire dans la cabane (salut les trigly!).

 

Nuitée en camion, il fait un peu frais, mais qu'importe.

 

Petit déjeuner, rangement du « campement » et gaz !

 

Petit échauffement tranquille par la piste jusqu'à Selva Plana, puis le sentier (transformé en piste sur la partie basse pour un captage) nous conduit à la Collada de San Adrián.

 

Nous dérangeons plusieurs isards, certains gagnent une pente enneigée sous le Pic de la Montañeta . Magnifique !

 

Une pause « graines » et nous descendons dans le Canal de San Adrián, vaste combe glaciaire (entre le Castillo del Turbón et le Turbonet) que nous allons remonter tranquilou. Il reste un peu de neige, moins qu'espéré, mais assez pour chausser les raquettes. Après avoir dépassé le « doigt de Dieu », un raidillon nous conduit jusqu'à la crête finale. Nous déchaussons et laissons sur place nos appendices qui risquent de nous encombrer pour avancer sur des pierres. M ….! il y a encore de la neige sur l'arête sommitale. Vaste panorama décrit par une table d'orientation. Tiens, le Tozal de Guara est enneigé !

 

« C'est beau, on a vu, …. », il va se faire l'heure de se mettre à « taple ».

 

Nous récupérons nos raquettes, et regagnons un petit coin d'herbe, légèrement à l'abri de zef qui est un tantinet frío. Casse-croûte orphelin de siestounette, et nous redescendons. Un temps, il était question de redescendre par la crête du Turbonet, mais arrivés au point de bifurcation, de gros nuages tibulaires (ou pas) nous ont incités à la sagesse de repasser dans le Canal de San Adrián.

 

Nous regagnons nos engins pollueurs en passant par le Port de La Muria, par des sentiers pas très « autoroutesques », en re-dérangeant au passage une harde de plus de vingt isards.

 

Et voilà, c'est fini.

 

Arrêt chez Les Paules pour boire le pot traditionnel, et ….. route.

 

Gérard .

 

Photos : Françoise, Nicole, Gérard

 

13 avril 2019: Falaise à Prat Bonrepaux

Mon premier est une sortie, en cette belle journée,
Ensoleillée, tempérée par un léger vent frais
Qui fait se souvenir d’un dicton, chaque année,
Et parler de lui, aujourd’hui en particulier

Mon second est fait de dalle, de pierres, de rocher,
Où une foule s’y est rencontrée à ses pieds
Prat-Bonrepaux, site naturel de voies équipées

Endroit favorisé par certains pour grimper

Mon troisième peut être une passion, une activité
Un dépassement de soi à la verticalité (oh oui, même pour la première en 4c !)
Où ceux qui s’y adonnent essaient de progresser
Le long d’une voie qu’un ouvreur a pu baptiser (les fourmis, par exemple)

Le tout rendu possible grâce à Oliver (merci Olivier d’avoir succombé à ta motivation et de nous en avoir fait bénéficier !)
Le temps d’un moment agréablement partagé

Ensemble, que seules nos forces usées a fait cesser (on a terminé par une 6a !)
Et que l’on souhaite tous voir se réitérer (ok ?!)
C’est... la falaise

 

Laure Amans

30 mars 2019 :  Pic de Bacanère

Petite incursion dans le Luchonnais pour une balade au Pic de Bacanère depuis Artigue.

Après quelques hésitations, nous prenons les raquettes, sauf ceux (enfin, celui) qui les ont laissé au repos à la maison.

Une fois de plus, les raquettes étaient super contentes. Jusqu'au sommet, elles sont restées bien calées sur les sacs.

Après un petit arrêt à la cabane de Saunères, histoire de faire une pause graines et crème et aussi admirage du panorama, nous foulons enfin la neige un peu dure.  

Nous shuntons le Plan de Montmajou, pour arriver pile poil à l'heure pour se désaltérer au Pic de Bacanère. Point de vache noire, mais avant d'arriver au sommet, nous avons aperçu furtivement cinq isards qui ont plongé côté espagnol (la neige devait y être meilleure!).

Une bonne pause, puis un gros nuage nous a obligé à déguerpir, sans soleil et avec un peu de brise, « oukonkikaï », comme on dit dans l'Empire du Soleil Levant !

Pour la descente par la cabane d'Ourdies nous avons chaussé les barquettes, il faut dire que si le matin nous avons cherché à éviter (sans peine) la neige, l'après-midi, ce fut un peu l'inverse.

Enfin, quoiqu'il en soit, il y avait peu de neige, même si le GPHM (?!!!) pensait qu'il en restait probablement plus.

Petite halte à la cabane, puis nous rejoignons la piste qui va nous mener à Artigue.

Pot à Luchon et retour maison.

Merci à mes sept coéquipiers de m'avoir tenu compagnie pour cette randonnette par une belle journée de printemps.

Gérard.

30&31 mars 2019 :  Montcalm et Pique d'Estats

 

Parce que la fin de la saison de ski est parfois synonyme de fatigue, de chutes, de blessures, d'excès etc..., ce week-end dans le massif du Montcalm initié par Alain, n'a pas échappé aux maux hivernaux. Il y a eu des désistements pour certains et d'autres qui ont cru pouvoir combattre des antécédents douloureux.

Ce séjour commence par un long trajet pour arriver sur le parking de l'Artique (1180m) où nous y déjeunerons (en mode pique-nique). Il nous faudra en effet des forces pour atteindre le refuge du Pinet (2240m) et porter nos sacs, nos skis, voire les chaussures de ski pour ceux qui misent sur le confort en partant tennis aux pieds. D'autres misent sur l'optimisation des charges en s'allégeant le plus possible et chaussent directement les chaussures de ski. Et chez certains, c'est le doute qu'il faudra bien trancher...

L'ascension jusqu'au refuge du Pinet à travers la forêt, sur des chemins escarpés, tantôt boueux tantôt enneigés, ressemble pour ma part davantage à un périple nébuleux relevant du chemin de croix plutôt qu'à une promenade dominicale printanière. Les antécédents douloureux se réveillent.

Finalement nous chaussons les skis en un endroit et un moment dont je n'ai plus le souvenir, mais c'est bien en skis que nous parvenons au refuge du Pinet, lequel est déjà bien occupé. On y parle français et espagnol. Sur le fonctionnement du refuge, on y troque ses chaussures de ski contre des crocs rangés dans des casiers à l'extérieur du refuge, on range ses chaussures de ski dans des casiers situés dans le sas d'entrée du refuge, et on trouve une place pour ranger son sac sur une étagère à l'intérieur du refuge. On peut également entreposer les peaux et autres effets personnels à sécher sur des cordes déjà bien encombrées, en rusant d'astuces et de mémorisation pour éviter à la fois que ses affaires soient confondues avec celles des autres, et qu'elles ne soient égarées ne sachant plus où nous les avions rangées.

Ensuite (éventuellement), on se précipite dans le dortoir qui nous est réservé pour y marquer son territoire, c'est-à-dire réserver sa place pour la nuit. 

Enfin, il convient de patienter à la table qui nous est également réservée. De là, le temps est (très) long. L'art de la patience peut alors s'exercer pleinement ou pas du tout si on ne le maîtrise pas. Car dans ce refuge, il faut compter sur le froid qui habille de vapeur nos mots et endolori nos corps et surtout nos pieds, il faut compter sur nos mots qui tournent en rond et sur le poêle qui tourne au ralenti, sur la lumière absente du refuge par souci d'économie d'énergie et qui ne sera allumée qu'à l'heure du repas, à 19h. 

Avant, il faut donc patienter et essayer de se réchauffer. On s'agglutine près du poêle, on y pose presque ses mains et ses pieds, on y place un bout de carton à mettre sous les fesses, et des chaussettes (alors par contre, il faut éviter les matières synthétiques qui se transforment en plastique sous l'effet de la cuisson (ça c'est Emmanuelle), ou bien compter sur la générosité doublée de prévoyance de celui qui a apporté deux paires de chaussettes (ça c’est Tristan). On consomme des boissons qu'on déguste lentement et attentivement, et on se cultive de par la richesse et l'actualité des magazines mis à disposition parmi ceux parlant de montagne (on y voit Cyril de dos, enfin il faut le savoir...) et les Fluide Glacial (ça c'est encore Cyril, enfin qui lit). On regarde l'heure s'avancer lentement, on observe la nuit tomber tranquillement par la lucarne, on ressent le froid persistant et on parle encore du froid. Certains se font remarquer en rajoutant une bûche dans le poêle (ça c'est Alain) ce qui nous vaut un rappel à l'ordre général de la gérante : on ne gère pas soi-même le chauffage, on économise les lumières (en ne les allumant pas) et l'eau (en ne tirant pas la chasse). Bref, on économise sur nos besoins primaires pour satisfaire ceux de l'environnement, et du refuge également. 

Sonne l'heure du repas ce qui nous ravit. Malheureusement, notre halogène est au 2/3 grillé. On devine le contenu des assiettes en regardant dans celles à côté de nous et en s'interrogeant les uns les autres afin de lever quelques doutes. Mais le dîner se passe dans un bon moment et nous réconforte. Il se finit par quelques digestifs entre génépi ( ça c’est Christian) et autre alcool de plantes offert par la gérante. Entre temps, on s'étonne de la note à régler sur laquelle y figure 3€ par tête pour le chauffage. La gérante nous rassure, cette nuit nous n'aurons pas froid.

D'ailleurs il est l'heure d'aller se coucher. Quand Alain nous dit que le petit déjeuner est à 7h, il faut comprendre 6h30. Notre dortoir équipé de 14 lits est au complet et les préparatifs pour passer cette nuit que certains redoutent bien fraîche se fait dans la bonne humeur. 

Évidemment, une nuit dans un dortoir au refuge du Pinet c'est, l'humour en général et celui des garçons en particulier, les couvertures qui sont remontées comme on peut, le froid toujours présent, quelques bonnet de nuit et boules quiès, les premiers ronflements redoutés, des bruits qui s'infiltrent au travers des cloisons, les habits de nuit qui sont ceux de la journée, la promiscuité des corps et la gestion du respect de l'intimité en s'évitant de se toucher les uns les autres, des difficultés d'endormissement et autres réveils nocturnes. 

On oublie surtout de mettre le réveil mais Alain lui ne l'a pas oublié. Le petit déjeuner de 7h commence donc à 6h30. Alain est l'homme qui est pile en avance. (On s'est réveillés à 6h45, heure d'été, il me semble, pour une fois, Jean-Michel, Thierry, Christian, n'ont pas demandé le petit déjeuner 1/2 plus tôt que l'heure annoncée, pour le coup, mais bon...)

Sur le petit déjeuner, on choisit parmi le pain, le cake, les biscottes plastifiées, le beurre en portion, les confitures en barquette, les packs de jus multi fruits, le café, le lait déshydraté ainsi que l'eau chaude et le thé à variété unique. 

Sur les préparatifs du départ post petit déjeuner, on fait la queue aux w.c. et on s'accommode tant bien que mal des odeurs, on se retrouve dans les embouteillages pour récupérer son sac et ses effets personnels mis à sécher qui ont été déplacés, éparpillés ou tombés, et que l'on vérifie avec appréhension. On récupère ses chaussures, on peaute les skis et on affronte le froid pour repartir avant que la digestion ait pu vraiment commencer.

Le départ et la poursuite à ski ressemble pour ma part davantage à un périple nébuleux relevant du chemin de croix plutôt qu'à une promenade dominicale printanière. Les antécédents douloureux se réveillent. (c'est de la redite? OUI). Bref, nous repartons. Nous apercevrons devant nous, sur une pente, d'autres s'essayant laborieusement à des conversions. Cela nous amènera à éviter ce passage et à opter pour une rigole toute aussi raide et longue à traverser en crampons, piolet et donc à devoir porter nos skis. Une fois sortis de ce passage, il nous restera encore à rechausser les skis afin de poursuivre jusqu'au col pour atteindre le Montcalm. A ce moment, je suis tentée de laisser tomber mais le retour ne se fera pas par ce chemin alors il n'y a plus à penser laisser tomber mais à penser continuer. Finalement, la fin jusqu'au col sera plus facile que prévu. Une fois parvenu, il suffira pour la grande majorité de monter à pied jusqu'au Montcalm (3077m). On déjeune sur le col avant d'attaquer l'arête en direction de la Pique d'Estats (3143m). Voilà c'est fini, il n'y a plus qu'à (tout) redescendre. 

La première descente se fait dans une belle neige légèrement poudreuse. La suite ressemble pour ma part davantage à un périple nébuleux relevant du chemin de croix plutôt qu'à une promenade dominicale printanière. Les antécédents douloureux se poursuivent. (C’est plus ou moins de la redite?).AH OUI, REDITE ... Neige un peu trafolée qui a durci, qui n'a pas été du goût de tout le monde, ça fait les cuisses.

Nous ferons une pause au refuge pour ensuite repartir et nous terminerons ce séjour comme nous l'avons commencé, par le portage des skis jusqu'aux voitures. Quelques-uns feront un arrêt à l'Auberge de Mounicou. On y consomme des bières Hoegaarden (qui sont appréciées parce qu'elles sont bonnes celles-là), un jus de fruit et un chocolat chaud. Chez Mounicou, y règne un esprit chaleureux familial, le poêle chauffe bien et les flammes lèchent la vitre avec vigueur, la table est grande en bois, et la télévision diffuse la fin du match de rugby Racing 92 / Stade Toulousain. Toulouse gagne. On parle avec la gérante et son époux. C'est le commencement d'un repos bien attendu.

Ce récit est dédié à l'appel de la montagne et des sommets en particulier, à la générosité de certains, à l'Art de la Patience, à celui (amical) de la dénonciation de ses camarades, et aux qualités du refuge du Pinet à découvrir.

Ce récit n'est pas dédié au confort, à l'intimité, au silence, et à la chaleur cuisante que l'on ne trouve pas au refuge du Pinet.

Plus particulièrement, un grand merci à Alain, Jean-Michel et Cyril pour leur bienveillance et leur disposition toujours à nous seconder au cours de ce séjour réalisé en compagnie d'une équipe restée vaillante et motivée. 

Laure A.

Photos : Olivier, Cyril

 

28 mars 2019 :  Table des 4 Seigneurs - Cap de la Pène en boucle.

 

Le plan de route de Gérard nous annonce un dénivelé de 970 m (seulement!) et une distance de 22,5 km (tout çà!). Qu'importe j'ai envie de me dégourdir les jambes en cette superbe journée de printemps.

Le rendez-vous est fixé à 8h, le départ 8h10, nous partons directement de Saint-Girons.

Et nous grimpons allègrement dans la forêt, traversons quelque hameau, cherchons un peu le chemin, arrivons au pied des falaises. 

Quel drôle de massif, ce massif de Sourroque, un vrai gruyère. Plus troué que çà, tu... tombes... au fond des dolines!

Le passage est équipée d'une main courante bien utile en cas de roche mouillée, ce n'est pas le cas aujourd'hui, nous le franchissons sans difficulté et arrivons à  la Table des 4 Seigneurs 1239m. Il est 11h30, nous ne nous mettons pas encore à table, il n'y en a pas, poursuivons le chemin, nous en écartant quelque peu histoire de franchir le seuil des 1000m de dénivelé. Maintenant on peut chercher un coin pique nique que nous trouvons sans problème en descendant vers le pas du Portillon. Le point de vue sur le Bouirex, le Crabère (et les autres...) est splendide.

Et puis faut bien repartir, il y a encore du kilomètre! Une dernière petite montée jusqu’au Cap de la Pène, un cheminement de crête, au dessus de nos têtes un parapentiste, et un planeur, une halte à la croix du Char de Moulis et c'est la redescente vers Moulis, et 6 les kilomètres  le long du canal  pour retourner à Saint-Girons où une bonne Grimbergen double ambrée pour certaines ou blonde pour certains nous désaltère.

Merci Gérard

Nicole B.

 

24 mars 2019 :  Pic de Maubermé par le couloir du Tartereau

Il ne gèle pas ce matin ; 2°C. 6h30, nous quittons la piste du cirque de la Plagne pour nous diriger vers la base du couloir. Rapidement les crampons sont mis à contribution. Une trace de la semaine précédente nous permet de progresser rapidement, sans trop laisser de jus dans la neige qui ne porte pas bien. Le couloir est étroit, austère. Dans la partie supérieure, la trace s’évanouit. Il nous faut créer la nôtre. Chacun notre tour nous nous y collons. Les femmes et les enfants d’abord… Bon, on n’avait pas d’enfant, alors… 

Non, finalement, Hervé, galant, ouvre le bal. Plus nous nous élevons, et plus la neige devient légère. C’est un vrai délice de remonter ce couloir vierge de tout précédent passage. Petite variante englacée où l’on tire une longueur et le mur terminal se montre. Corine nous ouvre le chemin dans une neige terriblement profonde. L’hiver sous les crampons ! 10h20, nous nous faisons cueillir à la sortie par le soleil. Coup de chaud. Lunettes de soleil, crème solaire, épluchage, ravito et l’on repart traverser la combe immaculée qui nous mène au col du Tartereau. 11h15, nous découvrons l’Espagne. Traversée puis la grande face et le Maubermé surgissent. Gigantesque. A nous cette célébrité !

 La neige porte bien dans la montée, bien redurcie par le gel. Une fois sur la crête, les crampons commencent à griffer le rocher. Les deux gros cairns sont à portée de main. 12h45, nous y sommes. Repas, dégustation du paysage immense qui s’ouvre à nous. Nous sommes seuls au monde. A peine trois fourmis arpentent le pic de l’Homme. Nos compagnons du CAF doivent être au Parros, juste en face, mais nous ne voyons rien. Sont-ils déjà partis ? Pas encore arrivés ? 13h45, nous quittons la cime du Couserans. La neige est printanière dans la face. Et dans le couloir, elle colle tant et plus. Un pas, un coup de piolet sur les crampons, et ainsi de suite pendant 1000m de dénivelé… Gros labeur, profond labour.

Fourbus mais heureux, nous atteignons la voiture à 16h45. Pendant ce temps, deux skieurs ont profité de nos traces dans le couloir et sont redescendus dedans en y laissant de belles courbes.

Quelle bambée mes amis !

Cyril

24 mars 2019 :  Pics de la Tèse et de Soubirou

Douze …. carton plein !

Oui, vous avez bien lu, nous étions une belle tripotée pour aller voir ces deux modestes sommets que sont La Tèse (ou Lizert d'Assacs, ça en jette, non?) et Soubirou (comme Bernadette) . Il faut préciser que nous avions le renfort de trois montagnards du CAFMA.

Au départ du hameau de Rouzé d'en Bas (car il y a celui d'en Haut, évidemment), certains trouvent utile d'être harnachés de raquettes (qui vont passer une super journée).

Après une jolie montée en forêt, nous atteignons le Col de La Serre du Cot où nous faisons une halte désaltérante. Nous en profitons pour faire les essais DVA, juste pour le fun !

Un petit arrêt à la mignonnette cabane du Tuc où nous arrivons trop tard pour le café, et après avoir contourné le Tuc des Courach, nous voilà partis sur la ligne de crête.

A l'approche du Pic de La Tèse, la pente se raidit sérieusement, nous chaussons les crampons pour les deux cents derniers mètres de montée. Eh oui, il n'y a que très peu de neige, un peu dure certes (les raquettes se tordent … de rire!).

Et voilà, nous y sommes au Pic de La Tèse.

Les plus courageux pousseront jusque chez le voisin (le Pic de Bernadette) à quelques encablures, tandis les autres commenceront à papoter (eau chaude entre autres sujets) et à taquiner, pas le goujon, plutôt le jaujaune bien mérité quand même. Car j'avais oublié de la préciser, il fait un temps ma... gni … fi... que ! Une vraie journée de printemps, …... normal, on y est !

Ça y est, les voilà arviendus les pèlerins, nous pouvons attaquer les agapes. Quelle salle de restaurant quand même !

Toutes les bonnes choses ayant une fin, il nous faut penser à redescendre, par le même itinéraire, mais sans toutefois shunter le Tuc des Courach.

Rouzé d'en Bas, les voitures nous y attendent les bras ouverts.

Halte à Seix pour le rafraîchissement habituel et basta ! Encore une belle journée qui se termine.

Merci à toustes.

Gérard

24 mars 2019 :  Tuc de Parros

 

« Et en plus on paye pas l'eau ! »

 « Y'a du Yop dans ton Génépi ! »

 

Ce compte-rendu aurait pu être uniquement chiffré : Maubermé 0 / Parros-Cap des Closos 1 ;

 8 skieurs ; 1413 m de D+ ; 15 km ; 6 heures ; 350 m/h de moyenne en montée (c’est pas terrible dirait C., oui mais bon, faut voir le profil...) et 1200 m/h en descente.

 Mais c'est un peu court...alors voilà quelques détails.

 

Bagergue samedi 17 heures :

Sur place, on se rend vite compte que le Maubermé prévu le lendemain, n'est plus en condition, le versant sud étant pelé jusqu'à très haut. Certains, déçus, pensent très fort à l'Aneto, au Tartereau ou à leur moto... Mais on est là.

 

Salardu samedi 18 heures :

Un peu plus tard, attablés à la terrasse du refuge Juli Soler Santalò, autour de bières, menthe à l'eau et jus de piňa, les skieurs approuvent le plan B proposé par Denis : le Tuc de Parros, un départ à 1835 m ça devrait le faire. Du coup, on reboit un coup à l'intérieur en attendant le repas, écoutant de la musique déconseillée aux mélomanes. La soirée se déroule sans encombre sauf quand Christian apporte le Génépi dans sa petite bouteille de Yop. Et là, tout dégénère....

 

Plan de Beret dimanche 8 heures 30 :

Tout le monde se prépare sauf les 2 retardataires qui ont loupé l'embranchement à Baqueira.

Bref, on chausse les skis sans les peaux, pour emprunter une piste damée qui nous amène jusqu'à l'arriu de Parros.

De là, on met les peaux et on serpente « façon sanglier » dans une jolie forêt de pins. Puis on suit longuement le ruisseau de Parros que l'on quitte pour prendre direction Nord une croupe qui domine l'Estanh Nere de Parros. Très vite (enfin ça dépend pour qui; je remercie celui qui a inventé les pauses fruits secs), on atteint l'antécime du Parros pour ensuite à pied, rejoindre le sommet principal, par la crête « cornichée ».

Comme il fait une température estivale au sommet, on mange et on admire le paysage, beau à couper le souffle. Certains focalisent leur attention sur le sommet du Maubermé pour vérifier si on ne voit pas Corine, Cyril et Hervé. En vain.

Il est temps de descendre et là tout le monde lâche les watts, il y a plusieurs écoles : celle du KL (kilomètre lancé) avec Denis comme prof, et celle des virages « plaisir-méandreux-je profite » pour les autres : Olivier, les 2 Fred, Thierry, Alain, Christian et moi. La neige printanière est maxi-bonne, c'est un régal sans nom, et les skieurs transpirent l'ocytocine.

Mais la journée n'est pas terminée, une fois dans la combe, on repeaute pour grimper au Cap des Closos. Le rythme est  imposé par Christian, qui est colère (pour de rire) parce que le matin, ceux qui étaient devant, avaient pour devise : « Plus la pente devient raide, plus j'accélère ! »

Et à nouveau, s'en suit une descente paradisiaque que l'on voudrait infinie. Mais c'est pas tout, pour arriver aux voitures pile poil skis aux pieds, Alain propose de remonter une petite colline : le Tuc Deth Miei. De là, apercevant les carrosseries brillantes, les 8 skieurs tels des enragés morts de faim, finissent leur journée à balle, non sans un petit croisé de skis fatal pour...

 

Cette journée valait le coup d'être vécue, la neige était formidable, le groupe très sympa !!!

Ça manquait juste un peu de filles....

On taira les coups bus au refuge-auberge-boîte avant de rentrer dans le Couserans, trop de décibels tuent les décibels... et on ne développera pas les sous-titres....

Muriel

 

 

 

21 mars 2019 :  Pradioux

Le temps était superbe ce jour-là avec un peu de fraicheur quand même le matin .

Nous sommes partis du parking de la chapelle de Vallates ( au dessus de Saleich ) que je découvre pour la 1erfois.  

A la sortie du parking, une fourche avec 2 chemins, nous prenons le chemin de droite car nous reviendrons par celui de gauche .

Nous marchons à un bon rythme à l’ombre avant d’emprunter la route forestière et de retrouver le soleil. Au niveau du pas des Serres, nous quittons la piste pour aller voir de gros puits, trous dans la roche et faire le sommet ( 1164m ). Puis, direction la cabane forestière situé en contrebas.

Pour le barbecue… plutôt le pique nique !!. Cabane très propre avec un poêle et possibilité de couchage.

Retour tranquille après le repas et visite de la grotte de Laspugues ( voir les photos )

Merci à Gérard pour cette rando sympathique.

800m +  16km 

Bernard Besse,

16 mars 2019 :  Pics De Portarras et de Prada

Pic de Portarras (2697 m) et pic de Prada (2712 m) - 1350 m D+, 16 km

 

Nous sommes trois à avoir répondu présents pour la proposition de sortie de dernière minute d’Alain.

 Une fois n’est pas coutume, nous partons pour une course dans les Hautes Pyrénées au pied de l’Arbizon, dans la réserve naturelle d’Aulon.

Les objectifs du jour sont le pic de Portarras et le pic de Prada au départ du parking des granges de Lurgues (1400m).

Premiers arrivés, nous nous préparons dans une température relativement douce, et nous voilà rejoints par deux comparses de Castelnau Magnoac venus pour réaliser le même périple.

La neige faisant défaut, nous débutons notre échauffement par un portage d’une demi-heure en suivant un sentier au travers de noisetiers. Nous le quittons au niveau de la cabane d’Espigous pour rejoindre à l’Ouest un goulet enneigé.

Nous rencontrons les premiers lambeaux de neige vers 1600 m à la base du goulet qui est en fait le réceptacle des avalanches qui descendent du Pic du Mail.

Nous chaussons et enchaînons rapidement les conversions pour gravir ce raidillon sur un mélange de neige dure, blocs roulés, herbes arrachées, et autres cailloux tout juste recouverts…

Rapidement, au sortir de cet étranglement, nous arrivons sur le replat de l’Auloueilh où notre horizon s’ouvre sur les pentes enneigées de la Serre d’Auloueilh et le vallon de Goudo.

C’est à cet endroit que nous quittons nos comparses gersois qui ont choisi de partir à gauche en direction du vallon du Cularas (ce sera notre itinéraire de retour).

Nous nous engageons dans le vallon de Goudo, alternant pentes et replats parsemés de blocs de granit et de pins à crochets.

Alors que nous nous élevons à un bon rythme, la température en fait de même, le soleil dardant dans notre dos. Très vite nos visages se mettent à briller autant que la neige qui nous entoure et les pauses hydratation sont les bienvenues.

Nous remontons le vallon des Gourgues et terminons la montée de ce dernier par l’ascension d’un petit couloir à la base du Pic de Cettiou.

Les conversions s’enchaînent à nouveau dans une pente raide.

Au sortir du collet, nous avons enfin en visu nos objectifs et apercevons nos 2 compères du matin sur les pentes du pic de Prada.

Nous longeons la base de la montagne de Bérès afin d’atteindre le pic de Portarras où nous sommes accueillis par une petite brise vivifiante.

La météo radieuse porte loin notre regard sur les sommets emblématiques des Hautes Pyrénées où le massif du Néouvielle trône au premier plan.

Après avoir profité du magnifique panorama, nous décidons de rejoindre le Pic de Prada en remontant la crête reliant les deux pics.

Seuls au sommet, après les photos protocolaires, nous descendons un peu pour nous abriter du vent et nous restaurer tout en observant de nouveaux venus remonter le vallon de Cularas par lequel nous allons descendre.

La descente débute dans une pente régulière en face Sud sur une neige de printemps, souple et portante, agréable à skier.

Une fois engagés dans le vallon, nous nous prenons plaisir à chercher notre chemin entre goulets, replats, pentes douces encore vierges de traces.

A chaque arrêt, nous sommes saisis par la chaleur étouffante pour une mi-mars.

Au sortir du vallon, nous rejoignons la cabane de l’Auloueilh pour une pause hydratation. Assis dans l’ombre portée du faîte, nous contemplons la face Sud de l’Arbizon et ses cheminements engagés en ski de rando.

Nous finissons notre descente dans le goulet de neige pourrie où dents de requins mettent à mal nos semelles.

Déchaussage et retour skis sur les sacs au point de départ.

Le traditionnel pot de sortie à Sarrancolin (où nous nous délectons d’une bière bien fraîche !) vient clôturer cette belle randonnée qui aurait le mérite d’en appeler à de nouvelles dans ces contrées.

Merci à Alain, Thierry et Frédéric « le péchu ».

Frédéric B.

9 mars 2019 :  Pic de Serrère….. plouf !

Nous, cinq adeptes de la raquette flottante, étions partis pour admirer le magnifique panorama du haut du Pic de Serrère.

Eh bien, il nous faudra revenir.

Au départ du parking de La Coma de Ransol, le temps n'est pas super terrible, plutôt embrumé.

Nous chaussons les raquettes (nous sommes les seuls, car tous les autres randonneurs ont des trucs bizarres aux pieds), la neige est bonne, l'itinéraire est super fréquenté.

Avant d'arriver à la cabane sous la Collada dels Meners, un petit vestibule bien raide, pas très long heureusement, nous fait un peu tirer la langue. Puis, pour éviter une traversée, une montée plein fer qui nous amène sur du gispet bien glissant, nous y laissons du jus.

Arrivés à la cabane (remplie de neige comme probablement tous les hivers), deux options : on y va ou on n'y va pas. La dernière montée vers le Pic de Serrère (raide au demeurant) est sérieusement bouchée et de plus une petite brise bien fraîche nous rappelle qu'il vaut mieux ne pas s'arrêter trop longtemps. Et aussi, il n'est pas loin de midi.

Après trois tours de scrutin, la majorité plus deux (ou l'unanimité, c'est selon) décide de courageusement se dégonfler, et descendre pour casser la croûte plus bas.

Quelques mètres de descente et nous nous équipons (crampons, baudrier de fortune …. une première pour certains). A peine avions entamé la descente, vla ti pas que le soleil pointe son nez, à tel point que nous pensons sérieusement à remonter (non, là, je déc.... sérieusement).

Forcément nous trouvons l'endroit de la pause bien méritée. Miam miam, siestounette, et nous voilà arpartis pour le parkinge.

La neige s'est transformée, nickel-chromo pour la raquette.

Arrivés voiture, départ retour maison, avec petit crochet au Passss (où il est impossible de se garer) pour ravitaillo gazole jaujaune.

Ensuite, quelle galère pour arriver à la douane !

Nous faisons la halte désaltérante à Tarasconcon.

Merci à mes quatre partenaires du jour, malgré le but, nous avons passé une belle journée.

Gérard

Photos : Gérard.

7 au 9 mars 2019 :  Raid Pyrénées à ski - partie 2 - Secteur Amitges

Jeudi :

Nous quittons le refuge à 8h alors que les premières lumières éclairent les hauts sommets. Ce matin le ciel s'est bien purgé et la température est tombée à -3 degrés. Nous regagnons le départ de la vallée de Gerber. Le vent et la neige de la nuit ont déposé une belle couche de poudreuse toute neuve. C'est un régal de tracer sur cette neige d'hiver. Nous louvoyons au milieu des pins, des étendues planes, des nombreux lacs enneigés et des multiples ressauts. Une vraie rando de saison (l’hiver). Quelle sensation !

Chemin faisant, nous dépassons le refuge Mataro, tout d’orange vêtu, juché sur son promontoire. Malheureusement, le col de Bassiero qui doit nous permettre de gagner le refuge éponyme est jonché de cailloux. Pas des conditions à y faire glisser des spatules. Du coup, nous prenons la direction du col de l’estany Gelât avant de gravir, en crampons, le pic d'Amitges (2848m). Derrière, la descente s'amorce sur une belle couche de poudre légère qui laisse par endroit place à la vieille neige, bien dure. Nous en profitons toutefois au maximum avant de remonter au-dessus du refuge, pour un dernier run.

Dans le refuge, cela grouille de monde (il est complet) et promet une nuit bruyante...

 

Vendredi :

Déjeuner gargantuesque puis nous commençons par descendre sur une neige qui nous laisse grandement sur la réserve. Une petite croûte perfide où chacun essaie juste d'éviter la chute. Nous remontons ensuite le beau et très minéral vallon qui nous mène au pied du col de San Maurici. De part et d'autre, les falaises qui dominent sont hérissées de dentelures dont les couleurs chaudes ressortent avec les rayons du matin. Le couloir qui grimpe au col, avec à peine une petite bande de neige contre les impressionnantes parois, nous invite à mettre les skis sur le sac. Derrière cette prodigieuse brèche nous découvrons une belle pente de neige vierge et poudreuse à souhait. Le graal de tout skieur de randonnée. La montée est vite avalée car elle augure une descente fabuleuse. Du pic de Bassiero (2897m) la vue porte loin vers les autres sommets des Encantats. S'ensuit la descente imaginée : de la poudre de cinéma où chacun lâche ses spatules sans la moindre retenue. L'extase. Une fois en bas, nous avons pris le temps de déjeuner en regardant les sept traces qui zébraient joliment la montagne. Une fois repus, nous sommes remontés en direction du col avant de s’arrêter effectuer une étude de la nivologie. 3m d'épaisseur sondés. 1m20 pelletés pour observer les différentes strates de neige. Sous le col, une fois la première partie en crampons, nous chaussons les skis pour ne très bonne descente, cette fois-ci sur une neige juste réchauffée par le soleil. Là aussi un vrai régal. À tel point que nous sommes descendus au plus bas possible, à travers les sapins et rochers. Plus bas la neige s'est bien humidifiée en une petite demie heure seulement tandis qu'un nouveau front nuageux commence à nous saupoudrer de flocons neufs. Il était temps de remonter au refuge nous abriter (et nous ré hydrater).

 

Samedi :

Ciel bas ce matin encore, avec même quelques flocons qui rapidement se transforment en neige fondue. Descente sous me refuge avant de remonter sur le port de Ratera (2480m). Vent de face et projections d'eau à la figure. La visibilité, elle, n'augure rien de bon pour la suite. Parvenus au col, nous ne tardons pas tant les conditions sont dantesques. Le vallon de Saboredo nous tend les bras mais... Le manque de contraste ne nous permet pas d'apprécier le relief. Aussi, la descente s'effectue très tranquillement, en suivant l'éclaireur. Plus bas, le ciel semble vouloir se déchirer, mais se referme très vite. Le pic de Sendrosa, complètement enveloppé de nuages est vite oublié, et nous finissons de descendre tout le vallon en nous immisçant entre les pins, le long du torrent. Arrivés au terme de la descente, nous entamons la pause déjeuner avant de nous lancer dans les 500 derniers mètres d'ascension jusqu'à la crête dominant le port de la Bonaigua. La pente est rude au milieu des arbres mis le ciel se dégage, nous laissant entrevoir la Ratera ou le Sendrosa. Mais cela ne dure pas et au moment de basculer vers la voiture, la visibilité est à nouveau très réduite. Au sol, la neige est devenue une soupe immonde, même à 2300m. Peut-être est-il temps de rentrer. En tout cas, nous en avons bien profité durant ce séjour ski.

Cyril

3 au 6 mars 2019 :  Raid Pyrénées à ski - partie 1 - Secteur Tavascan

Dimanche, départ de Saint-Girons sous un ciel radieux. Vielha, premiers bouchons... jusqu’à Baqueira. Tandis que tout le monde monte vers la Pla de Béret, nous sommes les seules voitures à nous engager vers le port de la Bonaigua. Longue descente avant de remonter toute la vallée de Tavascan et ses petits hameaux authentiques. 4h de route... Devant le refuge, le parking de la petite station est complet. À peine sommes-nous arrivés sur place que le repas est vite avalé, et nous entamons l’ascension. Elle est constituée de petits vallons parsemés de ressauts ludiques. La neige y est printanière au soleil, et froide à l’ombre. Nous sommes les derniers du jour à prendre la direction du pic de la Coma del Forn (2683m) après 950 mètres d’ascension. Avantage de notre départ tardif, nous bénéficions de belles lumières sur le mont Rouch, celui de Ventolau, le secteur du Certescan où les 3000 de l’Ariège. Beaucoup plus loin, la Maladeta s’affiche en contrejour. La descente nous est entièrement réservée, en « neu primavera » sur les pentes encore baignées de soleil, et neige beaucoup plus sportive là où l’ombre a repris ses droits. De retour au refuge, bière et douche chaude sont bien appréciées.

En ce qui concerne le repas du soir par contre ; douche froide. Une fois la soupe avalée, on nous sert de la saucisse, tant et plus, avec... rien. Pas un légume, pas un féculent. Rien. Finalement, en pleurnichant nous avons réussi à avoir le fond de lentilles et riz de la soupe. Ouf.

 

Lundi :

Nous reprenons la voiture pour remonter la piste de port de Tavascan (ou de Martérat) tant que les bouchons de neige ne nous bloquent pas. Petite remontée de 15 min les skis sur le dos puis nous pouvons enfin chausser, le long de l’interminable piste, jusqu’au terminus. Nous quittons le vallon principal pour nous élever en couteaux, puis rapidement en crampons afin de franchir un raidillon. La pente qui au-dessus se couche parmi les pins à crochet nous permet de basculer sur l’étang de Flamisella, puis les superbes méandres du torrent du laquet de l’Aiguamolls de Guerossos. S’ensuit une longue remontée dans une canalette en haut de laquelle nous cassons la croûte. Petite traversée en direction du col de Certescan et nous entamons l’ultime montée sur une neige qui a bien chauffée. En crête, minérale, nous chargeons les skis sur le sac pour nous hisser au poteau sommital du pic de Certescan (2853m). Vue immense de toute part dont nous nous délectons, une fois de plus seuls, et sans la moindre trace nous ayant précédée de la journée. La descente se montre parfaite, en neige de printemps propice aux plaisirs du ski, mais en passant cette fois-ci par l’estany Blau avant de retrouver notre itinéraire de l’aller, combinant descente et courtes remontées. Et c’est sur un tapis de bruyère que nous ôtons une dernière fois les peaux. Jusqu’au dernier point de déchaussage, nous nous sommes vraiment régalés sur une neige des plus favorables.

De retour au refuge, à 18h après près de 10h de rando, 1750m de dénivelé et une vingtaine de kilomètres. Le rafraîchissement est apprécié à sa juste valeur alors que nous sommes les seuls occupants de la maisonnée.

Le repas du soir ravit cette fois-ci tout le monde alors qu’au dehors les nuages qui occupaient la versant français viennent de se déverser côté catalan.

 

Mardi :

Contre toute attente, il fait grand beau ce matin. Et plutôt doux. En plein milieu du petit déjeuner, à 7h, Tristan nous rejoint après s’être levé à 3h. Une fois les sacs rechargés en provisions nous prenons la direction du pic de Ventolau. D’entrée la pente se montre rude et rapidement les crampons sont mis à contribution pour franchir le premier ressaut. Une fois en haut, le terrain se couche temporairement mais très vite il faut ressortir les couteaux sur une neige qui commence à décailler. Il fait même très chaud sous les casques dans le raidillon suivant, qui dure. Mais pendant ce temps-là, au SE les nuages remontent vers nous à grande vitesse. À peine le sommet apparaît-il en vue, en haut d’une belle pente continue, que quelques brumes volatiles l’enveloppent. Nous nous lançons à son assaut tandis que la brume s’épaissit, occultant toute visibilité. L’air devient très froid et en moins d’une heure nous passons de la grosse chaleur printanière à la morsure puissante de l’hiver. Au sommet du Ventolau (2851m) le versant à l’abri du vent nous permet de déjeuner paisiblement alors que la vue se re-dégage à nouveau, dévoilant les sommet frontaliers du Couserans et bien d’autres encore. Une chance inouïe ! Toutefois, les skis sont vite réglés en position descente tandis que notre face de descente peine à décailler sous l’effet du vent. Plus bas, chacun se lâche sur une neige généreuse bien que la grisaille ne favorise pas les contrastes. Il est tôt, nous profitons d’une cuvette sans vent pour s’exercer à la recherche multi-victimes avec les DVA.

Au refuge, peu de voitures occupent le parking, et à 15h l’unique remontée mécanique ferme. La station est vide et le refuge nous est réservé. Les prévisions météo n’augurent rien d’extraordinaire pour le lendemain. Nous verrons bien...

 

Mercredi :

Le plafond nuageux est très bas et les nuages filent à vive allure. Les prévisions ont vu clair. Malgré tout, optimistes nous prenons la direction du port de Tavascan. Les bouchons de neige qui nous avaient stoppés l’avant-veille sont franchis avec les quatre roues motrices. Un dernier, qui résiste, est vite désintégré à coup de pelle et piolet. Encore un peu de portage et nous pouvons chausser, mais... les masses sombres remontent du fond de vallée et ne tardent pas à nous brumiser. Plus nous avançons, et plus ça mouille. Plus nous nous élevons, et plus ça souffle. 100km/h sur les prévisions. Nous n’en sommes peut-être pas loin. Nous persistons jusqu’à l’estany du port de Tavascan où la carte mentionne une cabane. Nous tournons un moment dans une ambiance dantesque avant de jeter l’éponge et trouver un modeste abri dans une cuvette. Les peaux sont très vite ôtées et la pente dévalée. Le vent nous oublie un peu dans les bois, mais la pluie, elle, se renforce.

Nous prenons le repas tranquillement dans le refuge où le poêle turbine. En effet, un car de jeunes vient y effectuer un séjour. Ce soir nous cohabiterons.

Dans l’après-midi le ciel s’éclaircit et nous en profitons pour effectuer quelques manipulations de cordes: remontée sur corde fixe, nœud de cabestan et demi cabestan, Machard et prussik, huit et nœud de sangle, mouflage, baudrier de fortune, assurage et contre assurage... La fenêtre météo est bien mise à profit avant que la pluie ne s’invite à nouveau.

Cyril

Photos: Muriel, Etienne, Cyril

2&3 mars 2019 :  Refuge de La Glère- Turon de Néouvielle

Les sept mercenaires …. de la raquette légère se sont mis en mouvement depuis le plateau du Lienz vers 11h30 le samedi.

Objectif modeste, rallier le refuge de la Glère, 600m plus haut.

Compte tenu de l'heure tardive, le casse-croûte avant d'arriver à bon port s'imposait.

Ce qui fut exécuté avec tout le sérieux requis par la tâche !

La deuxième partie de la journée fut un peu plus dure, montée beaucoup plus raide et estomac plus lourd obligent.

Enfin, nous y voilà, après avoir transpiruté quelques grosses gouttes.

Quelques photos et quelques palabres sur le perron du refuge, et un petit rafraîchissement de l'air ambiant nous a poussés à l'intérieur de ce coquet refuge avec une gardienne fort sympathique.

Dîner et nuitée …. sans encombres notoires.

Et puis nous voilà dimanche, avec le morceau de choix, le Turon de Néouvielle, eh oui, un 3000 intégralement en raquettes jusqu'au sommet !

La journée s'annonce belle, le soleil commence à pointer.