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Sorties du 20 au 26 janvier (lun., 13 janv. 2020)
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Réductions station de ski (Thu, 19 Dec 2019)
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Instagram du CAF St Girons (Wed, 13 Nov 2019)
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Nouveau programme hiver 2019-2020 (Fri, 11 Oct 2019)
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25 janvier 2020: Coma d'Or (ou presque)

Et encore un périple jusqu’au col de Puymorens pour tenter la Coma d’Or.

 

La 3e fois sera-t-elle la bonne ? (2 annulations en 2 ans). Pas gagné, un BERA des plus désavantageux, une météo moyenne, mais bonne surprise au départ, le large vallon d’En Garcie a bien blanchi mais n’est pas surchargé. Les nuages sont hauts, il fait -1°, un peu de vent. Le groupe est motivé. C’est parti. Nous ne sommes pas seuls, le secteur étant une valeur refuge.

 

A 2534 m, à la Portella de la Coma d’en Garcia, l’ambiance change. Jamais 2 sans 3, dépeautage au milieu des rafales de vent, la visibilité s’est réduite à quelques dizaines de mètres, ça « pince », on abandonne l’idée de la Coma. Redescente dans le vallon sous le plafond, pause génépi, (pour résumer…) et remontée vers la serra de les Lloses jusqu’à 2 400. Les 200 m de « ressucette » s’étant bizarrement transformés en pas tout à fait 400. Navigation ludique dans les sapins pour finir. Occupation quasi-totale de la petite salle du bar-hotel-restaurant-dans-son-jus de l’Hospitalet et retour avant les Pasdelacasistes !

 

Passage sans problème de la volante et radars évités, que demander de plus ?

 

Ça s’appelle sauver les meubles grâce à un groupe très sympathique et volontaire. Spéciale dédicace à Virginie à l’efficacité quadriceptale redoutable et qui nous a fait découvrir la pêche à la ligne par temps de brouillard en milieu enneigé…

 

Denis

 

Photos : Daniel, Yannick, Nicolas

 

12 janvier 2020: Casque de Lhéris

11 janvier 2020: Punta Ruego et punta Liena

Sortie ski rando organisée par Alain Sablé et 7 autres Cafistes

  • Nous remontons la vallée de Chisagués en voiture, jusqu’à l’altitude de 1800m où nous chaussons les skis à 9h45 par un très grand beau temps.
  • Montée vers le sommet du Pic de Liena sur une neige dure, et arrivée à 12h15 (altitude 2604m)
  • Redescente à  la cabane Ruego  pour le casse-croûte à 13h00 (altitude 2200m)
  • Repeautage pour atteindre les deux pointes ( Punta Ruego) à 14h30 ( altitude 2600m) assez facilement toujours sur une neige dure.
  • Redescente sous une paroi du Pico de Espluca Ruego sur une neige de printemps, merci  à Alain pour son très bon choix !!!
  • Puis arrivée aux voitures vers 16h00, dénivelé positif de 1130m
  • Et nous terminons la journée par la sacro-sainte cerveza à Parzan

Fred J

5 janvier 2020: Cap de Raspe

5 janvier 2020: Pic de Chinipro

 

Après nous être acquittés d'un ticket (de 3€/ voiture) pour accéder à la piste de Chisagues, montée en voiture jusqu’à 1700m.  Après 20 min de portage, au vu des conditions favorables, décision est prise de faire l'ascension du pic de Chinipro (2797m) en effectuant une boucle.

Montée au col à 2540m puis crampons jusqu’au sommet (arête de neige et cailloux). Petite pause casse-croûte puis on continue l’arête vers le sommet de la puntas de las Puertas (2771m) où nous échangeons les crampons pour les skis.

Superbe descente de plus de 800m sur une pente soutenue en excellentes conditions de neige.

Retour voiture à 16h. Bières et tapas très appréciées à Parzan.

Dénivelé positif de 1200m - 6 skieurs du CAF.

Merci à tous.

Alain S.

29 décembre 2019: Cazaux - Balagué

29 décembre 2019: Tuc du port de Vielha

Sortie organisée par Alain Sablé et 7 autres Cafistes

Alain avait prévu de nous faire gravir le Pic de l’Homme mais les Espagnols en ont voulu autrement ! Gros bouchon à Vielha

Changement de l’objectif : Le Tuc de Port de Vielha

-        Départ 9h30 de l’Espitau de Vielha 1620m par un grand beau temps

-        Portage de 30 mn environ

-        Nous chaussons les skis sur un plateau pour monter par le plan Dera Espona sur une neige dure

-        Nous arrivons assez rapidement au Port Vielh  deth Horo 2283 m

-        Direction le Pic Naura 2510 m sur une neige glacée, arrivée à 12h15

-        Redescente plus sur la droite en direction du vallon sur une neige très agréable

-        Casse-croûte au Port de Vielh Deth Horo

-        Montée vers le Port de Vielha 2448m sur une neige de printemps

-        Nous chaussons les crampons au Port de Vielha pour le Tuc de Vielha et nos deux Cafistes de Foix Karine et Nadia font la trace !

-        Arrivée au Tuc de Vielha 2605m à 14h30

-        Puis redescente en ski depuis le port via l’espitau de Vielha dans une très agréable neige de printemps

-        Arrivée à l’Espitau vers 16h30, fin de la sortie avec un dénivelé positif de 1212m.

Frédéric J.

 

26 décembre 2019: Tuc de Parros

Sortie organisée par Alain SABLE,

 

Accompagné par deux sympathiques Cafistes de Foix et trois de St Girons.

 

Au programme le Tuc de Parros.

 

Départ 9h00 depuis le Plan de Beret (1835 m) d'où nous descendons vers la cabane de GESSA et nous  obliquons vers  le vallon de l'ARRIU de BARLONGUETA (magnifique forêt de pins).

 

Nous montons par le fond du vallon sur une neige assez dure pour atteindre assez facilement à 13h15 le Tuc du Parros 2727 m.

 

Nous redescendons par la suite dans sur une neige assez agréable jusqu’au pied du Tuc de PEDESCAUC où nous grignotons un morceau.

 

Montée par la suite au Tuc pour entamer la grande descente  vers le parking. Arrivée à 16h00 après 1400 m de dénivelé positif.

 

Journée très agréable, avec un groupe homogène.

 

Arrêt à Bossòst pour un petit moment convivial devant un bon chocolat bien crémeux !!! Ou la sacro-sainte bière accompagnée d’une galette pour fêter mon nouveau grade de papy depuis dimanche !

 

 Frédéric JACQUES

15 décembre 2019: Pratique DVA secteur Cagire

Nous avons essayé d'aller chercher la neige au Cagire mais même à 1915m beaucoup de pierriers et d'herbes visibles ! Journée ensoleillée, par contre enneigement très insuffisant dû aux fortes pluies de jeudi et vendredi qui ont lessivé la neige, notamment fraiche, tombée dans la semaine. Cependant le groupe a été attentif aux informations fournies sur l'utilisation DVA, Pelle, Sonde et les exercices pratiques de recherche primaire, secondaire et finale dans les alentours de la cabane de Lareix, à l’ombre. Pour 4 d'entre eux c'était une première.

Au final aussi, bonne révision pour les autres. Tous seront bien évidemment intéressés à poursuivre leur apprentissage.

Rémy 

14 décembre 2019: Col de Porté-Puymorens – Pic de la Mina

 

«Je sais pas ce qu’on va trouver !» lance Virginie, co-encadrante du jour, à 7h15, devant l’ancienne gare à St-Girons, au moment de s’embarquer pour faire la longue route jusqu’au col de Puymorens.

Remarque justifiée tant la météo a été exécrable les deux jours précédents. Y aura-t-il encore de la neige et dans quel état ? Levons le mystère, la neige était quasiment inskiable. Mais l’enjeu était ailleurs. Le pic de la Mine, dès le parking, est vite oublié tant c’est déplumé à  partir de 2 500m en crête. Ça tombe bien, le programme est chargé : un peu de ski certes (500 m de dénivelé au compteur), mais révision des conversions, mise en place des couteaux, des crampons, du bon usage du piolet (vite fait, quand même pour ne pas se blesser sur les cailloux) et surtout atelier DVA. 

Une première fois pour Auguste qui s’en souviendra : fixation qui lâche au bout de deux virages ; virages qu’il faudra aller réviser sur les pistes de ski alpin, mais la volonté est là.

Le vent s’est vite fait discret pour laisser le soleil nous chauffer toute la journée. La moralité, c’est qu’on ne pouvait (pour certains) débuter la saison dans des conditions plus « pédagogiques ».

Un retour tout en douceur, avec une belle photo souvenir pour certain.e. sur la rocade d’Ax-les-Thermes. Mais bon, 80, c’est pas 90. Il me semble même que ça fait un an que le sujet pose question.

Merci aux volontaires du jour pour leur bonne humeur et leur assiduité.

Denis

Photos : Emmanuelle 

 

8 décembre 2019: Pic de l'Estagnol

photos d'Evelyne et Gérard.

31 Novembre 2019: Pics d'Estibat et de Griets

28 Novembre 2019: Pic de la Mina

Nous sommes partis au cœur d’une soupe épaisse qui n’a pas tardé à se déchirer pour laisser entrevoir les superbes sommets enneigés. Nous étions seuls. Par contre, seul hic, la poudre généreuse des jours passés avait belle et bien fondue comme… neige au soleil. Alors, à nous la croûte rugueuse, les surfaces type tôle ondulée, les crissements des planches à chaque virage…

Cyril

 

24 Novembre 2019: Montagne d'Alaric

24 Novembre 2019: Tuc de Pedescauc

Sortie organisée par Alain SABLE,

Accompagné par Jean-Michel TALAVERA et 7 autres Cafistes

Au programme initial nous devions faire le Pic du LION mais Alain a souhaité changer de sortie

pour faire le Tuc de PEDESCAUC en Espagne. Question de nivologie.

Départ 9h30 depuis le Plan de Beret (1835 m) et nous remontons vers la cabane de GESSA et nous  obliquons vers  le vallon de l'ARRIEU de BARLONGUETA (magnifique forêt de pins).

Par la suite, nous montons par le fond du vallon jusqu'au Tuc de PEDESCAUC que l'on atteint facilement.

Vers 12h30 casse-croûte 50 m en dessous du sommet à l’abri du vent.

Descente assez laborieuse par le même itinéraire avec du brouillard;  nous avons pu goûter la neige espagnole !!!

Retour aux voitures pour finir par la bière incontournable à Bossòst.

Frédéric J.

16 Novembre 2019: DVA Secteur étang de Lers

-        « Tu veux bien écrire le compte rendu de cette sortie ? »

-        « Non ! »

Point final.

 

Le fameux compte rendu aurait pu s’arrêter là. Sans chichi ni bla-bla.

Le Club alpin de Saint-Girons, comme la plupart des associations, est mu par des bénévoles. Ce sont eux qui le font vivre, en donnant de leur temps, de leur énergie, de leur responsabilité, en partageant leurs connaissances dans le but d’apporter aux adhérents un « plus » à leur pratique. Chacun y concourt en y apportant sa pierre, pour le plaisir de voir l’autre s’en emparer, sans en attendre forcément quelque chose en retour. Toutefois, un sourire, un merci, une attention, une contribution, aussi modeste soit-elle, est toujours hautement apprécié.

La montagne est un espace encore en partie à l’état naturel où les montagnards vont pour se ressourcer, partager, s’intégrer dans le milieu en toute humilité. Tout un esprit. Malheureusement (même si cela se discute), la société actuelle, qui se déplace en plus grand nombre en montagne ne possède pas ces valeurs-là, et se positionne de plus en plus dans une attitude consumériste ignorant le Monde (et les autres) pour ne se centrer que sur l’individu. Sa propre personne.

Le CAF faisant partie de cette société, il est également touché de plein fouet par ce phénomène regrettable. Tout le monde sait pourquoi il s’inscrit (ou pas) au CAF. Mais parmi ceux qui s’inscrivent, tous n’ont pas encore les codes, l’esprit de groupe, d’entraide, d’échange, qui, au-delà du manque de convivialité que cela peut induire, peut mettre dans de sales draps le groupe. Car, rappelons-le, lorsque survient l’hiver la montagne n’est pas toujours un canapé confortable et accueillant au coin d’un bon feu de cheminée.

Alors, faire partie d’un groupe, participer et prendre part à la vie de l’association, à son niveau, qu’est-ce que cela signifie ? Comment les autres individus du groupe ressentent mon comportement ?

Une association ne vit pas sans bénévoles. Les bénévoles s’épuisent devant l’ingratitude ou l’indifférence. Bien heureusement une grande majorité de ceux qui se mettent dans les pas de l’encadrant ont conscience de l’équilibre auquel ils participent, et contribuent à le maintenir.

Cyril

Flash back: 7 septembre 2019: Maubermé

Retour sur un compte rendu perdu dans le flot de l'Internet, et revenu sur le devant de la scène.

Enfin, le grand jour est arrivé ! Nous allons gravir le sommet du Couserans, l'emblématique Maubermé, pour Rainer, Philippe et moi. Partis à 06h45 à la frontale du parking, nous parcourons la piste, la forêt et les estives à bonne allure et nous arrivons au barrage d'Urets peu après 09h00. Nous croisons le berger et dans la partie de la cabane destinée aux randonneurs, nous rencontrons Pierre Andrieu, membre du club et célèbre montagnard Couserannais, qui a déjà vu le sommet du Valier à 238 reprises !!! Après échange, le groupe décide de gravir le sommet, non pas par la voie normale prévue initialement, mais profiter de la présence de Pierre en prenant la voie directe depuis le sentier, à travers l'herbe dans un premier temps et à travers les rochers ensuite. Guidés par Pierre, nous arrivons au sommet à midi avec une vue superbe sur le massif de la Maladeta, la Mail de Bulard et le Valier. Nous sommes ensuite redescendus par la voie normale, avec une partie en Espagne, au-dessus du lac de Montoliu, pour une arrivée au parking peu après 17h30, après 27 km et 2 000 mètres de dénivelé. Merci à Rémy et Pierre pour cette superbe randonnée que nous ne sommes pas près d'oublier.   

9 au 11 novembre 2019: Puigmal

3 jours de randonnée en Cerdagne sur le massif du Puigmal

By Cyril (avec option hébergement et repas gastronomiques)

 

Jour 1 - Retrouvailles avec la neige. À la sortie de la voiture, dans les Pyrénées Orientales, les pieds dans la neige, nous pouvions constater que l'été nous avait délaissés.

Winter is - not - coming, winter is already here.

Le temps de se refroidir, contemplant en face de nous la montagne baignée d’ombre, nous nous aventurons tous les cinq à traverser la forêt. Il y a Cyril et Corine que nous connaissons, puis Corinne, qui nous contera au cours de ce séjour ses nombreuses expéditions dans le Béarn, les Pyrénées, et jusqu’au Népal où il est question notamment de yaks, de lodges et de sommets culminant à 5000 mètres, puis Vivien, tout juste échappé de la capitale et apprenti encadrant aux côtés de Cyril, confirmé et dont on profitera de quelques enseignements pratiques bienvenus. D'ailleurs ce dernier, l’œil averti, repère quelques indices nous conduisant vers la cabane non encore visible, qui nous servira de refuge au cours de notre séjour. Il nous fait remarquer les arbres et surtout les branches, sciées, témoignant que quelques-uns avant nous ont eu besoin de bois, pour se chauffer vraisemblablement. À quelques lieues de là, se découvre en effet la cabane de Matte, à 2060m d’altitude, cachée parmi la forêt de sapins. Derrière elle, la montagne s'étale et s'élève de toute sa hauteur. Autour, aucune trace, ni vue sur la civilisation. Le temps de seulement poser ses affaires, l'après-midi touchant à sa fin, il faut couper des branches et trouver de l'eau dans un talweg, avant que vienne la nuit accompagnée du froid déjà mordant. Cyril supervise les tâches à accomplir que nous nous répartissons entre nous sans presque qu'il soit besoin de se parler. 

 

Soirée 1 - Cette première soirée pourrait se dérouler dans une auberge avec des hôtes et des invités. Il y a ceux qui préparent, attisent le feu, offrent du vin de plusieurs sortes (chaud et d’apéritif) et servent un repas chaud, et ceux qui s’affalent dans des fauteuils autour du poêle, dégustant quelques saucissons et fruits secs. Quand vient le temps de s’attabler, lorsque sonne l’heure de déguster une côte de porc grillée, nous allumons la frontale et quelques bougies, et terminons par un merveilleux cake au citron cuisiné par Corinne. Enfin repus, nous chargeons une dernière fois le poêle afin de nous tenir au chaud au cours de cette première nuit, dont les degrés de température s'égrèneront au fil des heures. 


Jour 2 - Au matin, nous constatons que le vent arrivé durant la nuit ne faiblit pas. Chacun prend son petit déjeuner et se prépare à partir. Aux alentours de 9h, nous quittons la presque quiétude de notre refuge pour nous diriger vers l’objectif de la journée, le sommet du Puigmal. Viven fait la trace sur le chemin duquel nous essayons d’éviter les pierres et le bois qui affleurent le sol pour ne pas glisser. Puis nous délaisserons le sentier et la forêt pour nous engager dans la montée entre genêts et genévriers. Au-dessus de nous, nous apercevons quelques isards, ce qui nous réjouit, mais il en faudrait d’autres pour nous faire oublier les conditions de cette journée, froide et ventée (il faisait déjà -5°C à la cabane). En nous engageant de plus belle vers les hauteurs du Puigmal, la végétation se raréfie et laisse place à un terrain blanc où le vent se décuple. Exposés au froid brûlant, nous poursuivons toutefois notre progression. Il est certain que le Puigmal nous accueille avec hostilité. Le vent nous attaque et le froid nous blesse. Marquant plusieurs arrêts pour se regrouper et s’enquérir de la santé et des motivations de chacun, nous reprenons encore notre quête. Mais le Puigmal ne décolère pas. Aussi, nous décidons de jeter l’éponge en observant une dernière fois le sommet culminant à 2910m avant de rebrousser chemin, sans regret. La bataille est perdue mais la victoire se gagne en ne déplorant aucune perte (chacun ayant minutieusement recompté ses orteils le soir même). 

En redescendant par un autre itinéraire, nous nous éloignons de l’hostilité du vent jusqu’à même trouver le soleil. Le paysage se transforme. Le sol est coloré de gris et de vert, de pierre et de végétation. Nous trouvons un coin pour déjeuner, face à la station de ski fantôme du Puigmal, ses installations et ses remontées mécaniques à l’arrêt. 

De retour à la cabane, nous restons dehors pour profiter des rayons du soleil qui réchauffent moins le corps que notre âme. Tournés vers la montagne, nous observons le vol des vautours silencieux, tout en guettant le recul du soleil à l’ombre naissante de la cabane sur la neige. Car alors, il faut recommencer les préparatifs pour la soirée jusqu’au petit matin. Il y a le bois à couper et l’eau à puiser dans le talweg. Une fois le bois coupé, il faut ensuite le tailler aux dimensions du poêle. Comme le jour précédent, chacun trouve à faire et sa place dans les préparatifs. Enfin allumé, le feu nous hypnotise et nous réchauffe lentement, s’épanouissant sous nos regards apaisés. 

 

Soirée 2 – 16h sonne l’heure des réjouissances quand Cyril fait griller une poellée de châtaignes, délicieusement accompagnée d’un petit vin chaud de sa fabrication. Puis, arrive le moment de l’apéritif où vient prendre place du magret séché accompagné d’un vin de pêche. Puis Cyril s'occupe de la suite du repas ce qui nous convient très bien. Il tente de nous y associer mais nous le laissons bien volontiers poursuivre la cuisson des pommes de terre à la braise et de la saucisse grillée. Tout ce repas se déguste avec plaisir. En dessert, Corine nous sert son cake rhum-raisins, préalablement goûté au cours de l'apéritif par Cyril, qui a pu valider que le beurre remonté à la cuisson n'a pas entaché le goût du gâteau, au contraire. Chose confirmé par nos soins. Ainsi, si vous avez suivi, nous avons fait une double razzia de cake. Le tout jusqu’à satiété, et au-delà. Car Cyril essaie de nous faire avaler à chacun, un dernier morceau de saucisse de la taille d'une demi-baguette. Puis, la digestion entamée, il est l’heure de retrouver ses pénates pour cette dernière nuit passée tous ensemble. 

 

Jour 3 - Chacun s'occupe de soi et de son petit-déjeuner. C’est le moment aussi de commencer à plier et ranger ses affaires, nettoyer à la neige la vaisselle empruntée de la cabane et finir par un coup de balai. En ce troisième jour, chacun aussi a pris sa place dans l’ordre des premiers et derniers préparés… mais les derniers apprennent des premiers et les premiers apprennent à être patients. Nous repartons sous un jour clément, où le vent a disparu complètement. À l'occasion de traces laissées dans la neige, Cyril nous apprend à y déceler, celle d’un renard, d'un écureuil, d’un lièvre, d’un oiseau jusqu'à celle de l'homo sapiens que nous n'avons pas encore aperçu. Par ailleurs, le balisage tantôt difficilement visible, tantôt inconnu sur la carte, et la pratique du hors-sentier, donnent l'occasion également à Cyril de nous enseigner quelques rudiments cartographiques. 

Après avoir franchi l'autre versant, nous rejoignons en contrebas une cabane ensoleillée, avant de terminer la descente en longeant une clôture afin de nous éviter plusieurs lacets. 

Nous poursuivons à traverser la montagne, entre partie à l'ombre et partie au soleil, jusqu'à nous mener à la passerelle des chèvres dont Cyril n’a de cesse de prier - à voix haute - pour qu’elle existe toujours. Ceci dans l’unique but de nous épargner un passage à gué du torrent d'Err. Et nous, de prier à voix basse de ne pas avoir à plonger la moindre partie de notre corps dans les eaux glaciales. Les Dieux ou autres divinités nous ont entendus car la passerelle est là, nous permettant de traverser sur le versant opposé. Nous n'aurons plus qu'à le remonter pour retrouver le sentier aperçu depuis l'autre rive. Ce sentier nous donne accès à une cabane, au toit cimenté arrondi, mais… fermée. Nous déjeunerons un peu plus loin avant de terminer notre périple, façon hommes des bois. 

 

La civilisation nous avait manqués. Nous partons la chercher au Pas de la Case pour la retrouver, affichée en banderoles lumineuses sur le mur des immeubles, dans les magasins fournissant des produits de consommation détaxés, à l'intérieur des voitures en file indienne que nous croisons, en costume d'agents de la sureté que nous ne comprenons pas toujours.

 

Ce séjour sera marqué par notre groupe où chacun tente de prendre ses marques sans empiéter sur celles des autres, par le partage et la convivialité autour de plats irrésistibles, salés et sucrés, arrosés de vins et parsemés de nos discussions et de nos silences, le tout dans une cabane grand luxe entourée de sapins, de montagnes, avec fauteuil en simili cuir, table en bois, poêle, espace de couchage revêtu de moquette et autres agréments et ustensiles de cuisine ! Il y a comme un avant-goût de Noël !

 

Ce séjour sera également marqué par les qualités de Corine à grimper dans les arbres pour couper au couteau des branches, celles de l’autre Corinne pour sa mémoire, son expérience et son vécu qu’elle nous aura transmis en contant ses histoires, puis celles de Vivien qui aura fait office de guide au cours de ce séjour passé sous la surveillance et les conseils de Cyril, dont les qualités ne sont plus à démontrer. 

 

Ensuite, pour un premier bivouac hivernal, lorsque celui-ci est annoncé de "dernière minute" et lorsque les explications de ce séjour sont transmises après avoir quitté son chez soi, une fois dans les embouteillages du périph, pour n’être lues qu’arrivée chez sa grand-mère devant un bol de soupe, je peux retenir :

  • qu’au mois de novembre, même si à Toulouse il n’a pas encore neigé, à 1800m et au-delà, nous risquons de trouver de la neige et des températures moins clémentes qu’en centre-ville toulousain,

  • qu’il est utile de partir à plusieurs et avec des gens que l’on connait, pour favoriser la chance de se voir offrir ou prêter quelque chose qui rendra le séjour plus agréable,

  • qu’il ne sert à rien de pleurer et que le sourire peut, sinon réchauffer les cœurs, au moins repousser le froid de ses humeurs,

  • que pour éviter de répéter les mêmes erreurs, il faut rédiger une check-list !

 

Last but not least, un grand merci à tous et à chacun pour ses talents particuliers, à Cyril pour les mêmes raisons et pleins d’autres encore, qui nous ont permis de passer un séjour avec beaucoup d’étoiles ! Et "pourquoi vouloir décrocher la lune quand on a les étoiles ..." dixit Etienne Daho.

 

Laure A.

 

 

Photos: cyril

2 novembre 2019: Marche nordique

27 octobre 2019: Col de Cruzous de Salau

10 octobre 2019: Pic de l'Homme

5 octobre 2019: Pic du Midi de Bigorre

28&29 septembre 2019: Punta Suelza

photos : Evelyne et Nicole. 

14&15 septembre 2019: pics des Pessons et d'Ensagent

Au fond de la sauvage vallée d'Ensagent se trouve le refuge éponyme, mais pas que. Une constellation de lacs se tapit au creux d'un vaste cirque dominé de crêtes ciselées. Leur magnétisme nous y a aussitôt attirés, sur le pic Alt de Griu pour débuter.

De retour dans notre cabane, nous nous sommes mis en quête de bois afin de grossir les flammes du foyer. Apéro fait maison, pommes de terre, camemberts et chorizos à la braise. Et pour terminer, une fondue au chocolat arrosée de gorgées de génépi. Le tout dans une atmosphère des plus conviviales.

Au lendemain de cette soirée festive, nous avons entrepris de gagner le pic des Pessons avant de poursuivre à toute crête par le pic d'Ensagent. Une belle descente nous a ramenés à la cabane pour s'y sustenter, avant que le ciel ne s’obscurcisse sérieusement, lâchant même une première ondée. Il n'en fallait pas plus pour que les idées de vagabondage dans la vallée des Loups s'évanouissent. Un retour prompt nous téléporta à la voiture.

Cyril

8 septembre 2019: pic du Taillon

7 au 9 septembre 2019: Encantats

1er septembre 2019: Les Feuilles Mortes, traversée souterraine du réseau du gouffre Georges

En cette journée grisailleuse, nul besoin de crème solaire, ni de poncho pour entreprendre une traversée souterraine dans le vaste réseau du gouffre Georges, sous le mont Béas. C’est ainsi que Nicolas Clément nous a emmenés nous « enterrer » dans les entrailles de la Terre. Après avoir savamment jeté une corde (arrimée à l’extérieur !) dans le Tube, nous avons effectué une courte randonnée pour rejoindre le gouffre des Feuilles mortes. Nous allons vite comprendre pourquoi…

 

Après le harnachement, et le check du matos, nous voici aspirés dans la cavité. Une fois le premier rappel installé par Nicolas, nous voici dans le vif du sujet. Les rappels s’enchainent, plus ou moins techniques, plus ou moins confortables, plus ou moins en fil d’araignée. Mais, nous en prenons à chaque fois plein les mirettes. Et ce n’est pas tout car la progression s’avère ludique par les cheminements à emprunter. Ici on rampe sous une herse de stalactites, ici on rentre le ventre pour passer un goulet, là on se contorsionne pour épouser le relief, là on pendule pour voler au-dessus d’une belle flaque d’eau cristalline, là on fait entièrement confiance aux bottes pour ne pas se ramasser, par ici on remonte au bloqueur… Que du bonheur.

 

Mais ce que je retiendrai tout particulièrement, c’est le moment où, perché sur un bloc de 3m2 coincé entre les deux parois, avec un vide insondable de part et d’autre, il a fallu aller mousquetonner le relais. Les facétieux… Ils l’ont placé loin… A bout de bras, les orteils sur la taillante du bord du bloc, et les doigts s’étirant de tout leur long vers ce maillon rapide tout rouillé au-dessus de l'abîme, ça procure des sensations.

 

Et puis, il y a également eu la jonction du calcaire et de la lherzolite. Une rencontre unique qui ne s’observe que sous terre.

 

Au final, une traversée fantastique, avant de retrouver la pluie et l’orage au dehors.

 

Cyril