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8 mars 2020 : Roc de Sorgeat

 

Photos: Véronique.

 

8 mars 2020 : Mont Ceint

 

Par ces temps de disette, une sortie de dernière minute récolte en 2 heures à peine 9 inscriptions. Je pense que certains mettent des « alarmes sorties » sur leur téléphone.

 

Il s’agissait donc d’aller vérifier s’il était bien tombé 40 à 50 cm de fraîche du côté de l’étang de Lers. La route au noir a vite révélé que c’était très exagéré.

 

Itinéraire de montée par la bucolique passe de Bispou avant de voir apparaître le mont Ceint peu garni, la neige promise a dû se faire emporter bien plus loin. Déjà quelques silhouettes à l’approche du sommet qui seront redescendues à notre arrivée. Le temps d’une photo, le courant d’air nous incite à aller manger plus bas.

 

Première partie de descente pédagogique : bien prendre appui sur les rhododendrons et juste espérer qu’il n’y a pas de caillou en dessous, mais ça passe sans casse. La suite de la descente est correcte, voire bonne, certains exploitent au maximum le relief pour redescendre dans la passe, histoire d’en profiter, avant de remonter pour attaquer la grande combe finale. Là, les requins étaient de sortie, mais ils n’ont que mordillé les spatules. A priori, seul Frédéric aime bien les ailerons.

 

L’occasion aussi de disserter sur le BERA qui avait annoncé un risque 4 toutes orientations et surtout toutes altitudes dans le Couserans…

 

Une courte visite au bar pour finir et retour dans les pénates.

 

Merci à Alain pour l‘initiative (c’est un peu notre Huggy les bons tuyaux) et à la joyeuse bande du jour.

 

En ce 8 mars, spéciale dédicace aux « Gonzesses ».

 

https://fr-fr.facebook.com/lesgonzesses09/   

 

Denis

 

 

Photos: Daniel, Frédéric, Denis.

1er mars 2020 : Pic de la Calabasse

29 février 2020 : Porteille des Bésines

Départ de Foix à 6h50 dans l’optique de gravir le couloir ouest du Puig Pedros depuis le col du Puymorens. Passage éclair à la gazoline du Pas de la Case où le vent souffle terriblement fort, au point de nous faire changer de dessein ; la montée à la porteille d’En Garcie étant pile dans l’axe des rafales. Nous lorgnons sur les couloirs nord dans le cirque du Pas de la Case. Celui entre Pedrous et Mine, grimpant jusqu’au Pic de Font Negre semble tout indiqué, dans un vallon géographiquement (et théoriquement) abrité des vents tempétueux. Mais… une fois au départ, la girouette s’affole. Revirement de situation. Nous battons en retraite et descendons chercher meilleur abri en vallée, au départ de Mérens, avec comme point haut une arrivée au pic d’Estagnas. La vallée, encaissée et très bien orientée, est parfaitement abritée. Mais… Le couloir montant vers les hauteurs de l’Estagnas est lui assez pauvre en neige. Nous poussons donc un peu plus amont nos pérégrinations, et cliquons à droite vers le vallon du lac d’Estagnas, bien enneigé, où nous chaussons les crampons. L’idée serait de gravir le pic de Coume d’Agnel. Mais… après un repas au soleil et à l’abri du vent au lac d’Estagnas, un coup d’œil sur l’horloge nous invite à revoir à la baisse nos ambitions. Alors, c’est jusqu’à la porteille des Bésines que nous poussons nos crampons, griffant la neige dure, mais également brassant dans la froide ou bottant dans la neige rapportée des deux jours précédents. Petite accolade avec le vent au col avant de tourner les talons et rentrer vers nos pénates.

Cyril

23 février 2020 : Pla de Montcamp

15 au 21 février 2020 : Raid massif Maladeta

Tic Tac Boum en haut de l'Aneto !

 

(Raid Massif de la Maladeta du 15 au 21 février 2020)

 

 

Malgré un mois de février chaud comme jamais et un enneigement limité, la petite troupe composée de Karine, Nadia, Tristan et Charles, motivée et avide de sensations, se rend au Refuge de la Rencluse pour retrouver 3 autres compères Thierry, Alain, l'encadrant du raid et Jean-Michel , son co encadrant.

Etienne nous rejoindra dans la soirée.

 

Le premier jour avec des rafales à plus de 60 km/h, le Port de l'Albe (3092m) est dépassé et nous voilà sur les pentes, décoiffés mais heureux !

Plusieurs montées et descentes, en alternant ski, peaux et piolets, le col de Creguenas (2914m) est franchi.

Le groupe finit la transition avec du portage jusqu'à la Cabanne de Coronas (1970m). Avec quelques chutes de ci et de là, heureusement sans conséquences, la descente est vite avalée et nous trouvons la fameuse cabane, sobre mais spacieuse avec un âtre, grand, très grand .... pouvant accueillir des bûches de 5 mètres. Le repas n'est pas des moins fastueux puisque Etienne nous offre le foie gras. Quelle "bonne" attention !!

 

Après une nuit entre trompettes et duvets, nous reprenons la route à 8h30 vers le col des bouquetins (2939m) en ce lundi 17 février 2020, pour atteindre le confortable refuge de Cap Llauset (2425m).

Karine, Nadia, Etienne, Charles et Tristan tentent l'ascension des Tempêtes (3278m) mais, tour à tour, tous abandonnent, à un pas du sommet pour certains en raison d'un problème d'itinéraire. Même si la frustration est là, il y aura le plaisir de faire une belle descente à ski de presque 900m.

Au refuge du Cap Llauset, la soupe de lentilles maisons et les saucisses espagnoles grillées sont les bien venues tout comme les douches et les matelas. On retiendra que le dortoir des filles a été envahi dans l'espoir de dormir loin des doux ronfleurs !

 

Mardi 18 février nous voulons retourner à la Rencluse. Un premier couloir de 300m nous réveille, puis le soleil nous réchauffe et nous réalisons de belles conversions descendantes dans la bonne humeur. Aprés le col de Salenques, la neige n'est pas terrible et la descente est longue sur la croûte dure. En fin de journée, Etienne nous quitte pour d'autres contrées, alors que Laure, Jean-François, Yannick, Daniel et Frédéric nous retrouvent au refuge.

 

Le lendemain, l'aventure se poursuit avec l'ascension de la Maladeta (3308m). Nous venons à bout du sommet en crampons, piolets et redescendons avec un exercice sur corde. Une sortie pédagogique, comme dit Jean-Michel où l'on apprend beaucoup. Charles lui n'a plus rien à apprendre en ski et reste sur les planches à la descente.

 

Sous un beau soleil, qui ne nous aura pas quittés de tout le séjour, nous terminons notre raid par l'ascension de l'Aneto. Sécurisé, le Pas de Mahomet n'est qu'une formalité pour le groupe qui progresse en s'entraidant sur la crête vertigineuse. A noter qu'après notre passage, le Pas de Mahomet a été rebaptisé le rocher de Nadia ! Au sommet, les images sont magiques. Bienveillance et soutien accompagnent toujours le groupe. De retour au refuge, la cohésion de notre petite troupe et la complicité qui règne entre nous tous, se ressent aussi autour de quelques boissons bulleuses, avec ou sans gluten d'ailleurs.

 

Formidable épopée qui se termine bien pour tous les montagnards !

Des sourires et des souvenirs plein la tête, nous regagnons le parking de Benasque en ce vendredi 21 février 2020.

 

Mille mercis à Alain & Jean-Michel

 

Charles, Daniel, Etienne, Frédéric, Jean-Francois, Karine, Laure, Nadia, Thierry, Tristan et Yannick.

 

 

 

 

et une autre série, de Yannick:

 

 

8 au 15 février 2020 : Tour des Posets

Avant toute chose, se pose une question de vocabulaire : au vu du réchauffement climatique et de l’hiver que nous traversons, doit-on dire ski de randonnée, randonnée à ski ou randonnée avec des skis ? La 3e solution est sûrement la plus pratique puisque skis aux pieds ou sur le sac ou ailleurs, elle reste correcte.

 

Soit donc sept téméraires juste heureux d’être là, skis aux pieds ou non.

 

Parce que le tour proposé par Jean-Michel (et Alain en co-) nous a fait traverser des vallons superbes à la fréquentation quasi-nulle, sauvages et vastes qui ont fait oublier le manque flagrant de neige, même sous les latitudes aragonaises. Au final, un tour de 125 km (en comptant le déménagement les deux derniers jours dans le secteur de La Rencluse) pour 8 870m de dénivelé positif d’après les relevés des plus branchés de la bande. Pour le détail, munissez-vous d’une carte du secteur Posets-Llardana et considérez que l’on a fait le tour des 3 refuges que sont Estos, Angel Orus et Viados. Viados étant fermé, nous avons occupé et réchauffé la cabane d’Els Plan, encore plus bas dans la forêt.

A noter pour les férus de faune sauvage, qu'outre les isards, les gypaètes, les sangliers et les lagopèdes observés, le refuge d’Angel Orus semble être gardé de temps à autre par un drôle de spécimen, un genre de croisement entre un ours et une brique, dont le champ lexical toutes langues confondues ne doit pas dépasser les 4 mots, et encore, de 2 syllabes maximum.

Vous voilà prévenus si vous devez y passer.

 

 

Dans les highlights du raid (en bon français dans le texte), on retiendra la vue sur les Gourgs Blancs ou plutôt le nez sur les Gourgs Blancs en haut de la pointe Lourde-Rocheblave, la longue étape passant par le col de la Paul et sa magnifique descente vers Angel Orus, le Canale Fonda à remonter pour les Posets, ce dernier ayant convoqué Eole pour nous empêcher d’atteindre le sommet pour quelques dizaines de mètres,  le vallon magique qui nous a ramenés vers les granges de Viados, les flammes de l’enfer dans la cheminée de la cabane d’Els Plan, le professionnalo-bénévolisme de Jean-Michel et d’Alain qui connaissent décidément chaque bosse des Pyrénées.

 

 

Pour le reste, il y a eu très vite un carton jaune, ce qui a posé les bases (carton jaune annulé quelques jours après pour bonne conduite – Faut-il envisager un permis à points pour les skieurs de rando !?), les inoubliables ronflements dont nulle boule Quiès n’est venue à bout, les soupes translucides goût poulet (?), les haricots blancs d’Angel Orus dont il est inutile de préciser les conséquences nocturnes sur nos organismes fatigués, le retour à la civilisation à La Rencluse où on a eu la confirmation que la cohabitation entre randonneurs tend à devenir un sport de combat et que si La Croisette est le refuge des m’as-tu vu, certains secteurs de nos belles montagnes ne sont pas en reste.

 

Les 4 d’entre-nous qui sont redescendus à la voiture le samedi 15 ont croisé sur la piste de ski de fond menant à l'Hospital de Bénasque les 4 valeureux-es qui rejoignaient les 3 machines qui enchaînaient pour une 2e semaine de raid dans le massif de la Maladeta.

 

 

Ces quatre-là étaient frais et souriants.

 

 

Denis

 

P.S : Portage : n.m. Action de transporter à dos d'homme

 

15 Février 2020 : Falaise de Calamès

Sur la colline aux mille soleils

 

Sur Papy on a déjà tout dit : Papy c’est l’ADN de l’escalade : d’abord le soleil, présent toute l’année, climat quasiment méditerranéen, seulement 500 mm de précipitation par an. Et puis le cadre, ouvert des crêtes du Couserans, jusqu’à la frontière de Cerdagne. Enfin, le rocher : grandes dalles de calcaire truffé de prises, pas encore patinées par 20 années de grimpe. Comme disait Patrick Edlinger « si t’as pas grimpé à Papy, t’as rien compris ».

 

À Papy, les meilleurs grimpeurs du club (génération 2014) sont venus grimper : on y a vu Emile et le gypa, Nicole et ses dégaines ultra light, Tony et ses friends, Cédric le rescapé, Isa l’infatigable, Hein sans complexe et Hervé à fond. On y a vu Phil, l’homme aux mille nœuds, Catherine sans les skis mais avec son jus de pomme, Muriel, la grimpeuse aux mille voies, Lili la beauté aux mille sourires, Etienne et sa coppa, Emmanuelle et ses pas de côté, Denis qui clippe les relais d’en bas, Cyril, sans ses boitiers (si, si !), Corinne et ses vannes caustiques, Laure sans stress, Rainer et son calme tranquille. C’était de bien belles journées.

 

Alors on a recommencé. Avec les nouveaux (génération 2020), déjà bien motivés. Stéphane et sa canne incontournable pour conserver les chevilles, Rémy et sa ceinture noire en guise de moteur, Daniel et sa zen attitude, Laure encore plus affutée, Denis l’alpin aux déplacements de yogi…et moi…bien content de ne pas devoir monter toutes les cordes par cette chaleur hivernale : 25° ressentis. Tout le monde en tête ou presque, y compris pour une première expérience…et déjà tous prêts à recommencer visiblement. Prochaine étape les Murettes ?

 

Olivier

 

2 février 2020: Balmiou - Tuc de la Coume

2 février 2020: Falaise de Prat Bonrepaux

 

ZENITUDE ?

 

Alors bien sur il en existe des grandes falaises blanches rayonnantes de soleil où les grimpeurs gracieux s’élèvent vers un ciel limpide, des ocres lumineuses gavées de prises à l’infini , des oranges ondoyantes aux surplombs rebondis, mais elle sont loin, très loin d’ici. Alors, nous, on va à Prat ; à l’heure de la sieste, jusqu’à l’heure de l’apéro. Et on s’y réjouit.

Au milieu coule une rivière et dans le ciel les rapaces tournent dans les thermiques. Les voies sont là, du 4B au 8B, de la dalle couchée au bombé le plus sévère. Quelques voies à touristes servent à l’échauffement, dans les autres, de beaux crépis de calcaire au grain quasi basaltique et à l’adhérence parfaite permettent toutes les tentatives.

C’est souvent le cirque, parfois certains se la pètent un peu aussi…l’escalade quoi ! La marche d’approche ne joue pas son rôle de sélection naturelle… Aujourd’hui c’était plein, on a un peu poussé des coudes pour poser les cordes, mais nous, on était encore là aux derniers rayons du soir à profiter des réglettes et du 6A…

On a apprécié le retour aux affaires de Rainer, les démarrages de Yannick (sur le rocher et au volant de sa Béhème), l’arrivée de Stéphane, nouveau et doyen du groupe, la zénitude de Daniel. On a croisé Hervé des Drus, cafiste à ses heures quand il reçoit ses mails, avec Patrick de Sopeire ex/futur cafiste à nouveau. On a parlé de Margalef, blanche, ocre et orange, qui déchire le ciel d’une sierra espagnole près de Taragonne…et des 5 heures de voiture pour y parvenir ; Daniel nous a fait envie avec ses souvenirs de Pédriza, orange et lisse…mais à 7h de route… 

Reste une question, sociologique ou à la Patrick Juvet : où sont les filles ? Elles ne sont pas toutes pourtant en train de pousser sur leurs skis dans la neige pourrie, ou parties grimper la cascade de glace sous d’autres cieux, ou à révasser du pays du père Noëll ou glander sur les balcons d’Aulus. Le mystère est entier…

Ah oui, au retour, j’ai croisé Rodolphe, l’équipeur du site, l’homme aux 13 patates (si, si…). Il m’a parlé de quelques ronces à dégager de la falaise. J’ai pensé qu’on pourrait associer nos efforts. Avis aux amateurs pour une future visite grimpe/défrichage.

On a perdu une dégaine, mais c’était bien.

Olivier

 

Photos: Yannick

2 février 2020: Tuc de Pedescal

Initialement organisée par Alain Sablé, mais qui pour des raisons de santé n’a pas pu encadrer le groupe. Jean-Michel TALAVERA a assuré la sortie avec 6 autres Cafistes.
Départ 9h40 depuis le Plan de Beret (1835 m), nous montons vers la cabane de GESSA sur une neige dure et nous  obliquons vers  le vallon de l'ARRIEU de BARLONGUETA (magnifique forêt de pins).
Par la suite, nous montons sur un petit tuc pour redescende de 200 m sur une excellente neige de printemps et repeautage pour monter par le vallon jusqu'au Tuc de PEDESCAL 2374m que l'on atteint facilement à 12h15 ; et casse-croûte.
Descente sur une neige lourde, par une très belle journée. Juste quelques petits nuages. Dénivelé positif de 739 m.
Retour aux voitures pour finir par la bière incontournable à Salardu.
Nous tenons à remercier chaleureusement Jean-Michel car il avait une nuit de travail dans les jambes. C’est super sympa d’avoir assuré le remplacement. Merci à lui.
Fred J.

25 janvier 2020: Coma d'Or (ou presque)

Et encore un périple jusqu’au col de Puymorens pour tenter la Coma d’Or.

 

La 3e fois sera-t-elle la bonne ? (2 annulations en 2 ans). Pas gagné, un BERA des plus désavantageux, une météo moyenne, mais bonne surprise au départ, le large vallon d’En Garcie a bien blanchi mais n’est pas surchargé. Les nuages sont hauts, il fait -1°, un peu de vent. Le groupe est motivé. C’est parti. Nous ne sommes pas seuls, le secteur étant une valeur refuge.

 

A 2534 m, à la Portella de la Coma d’en Garcia, l’ambiance change. Jamais 2 sans 3, dépeautage au milieu des rafales de vent, la visibilité s’est réduite à quelques dizaines de mètres, ça « pince », on abandonne l’idée de la Coma. Redescente dans le vallon sous le plafond, pause génépi, (pour résumer…) et remontée vers la serra de les Lloses jusqu’à 2 400. Les 200 m de « ressucette » s’étant bizarrement transformés en pas tout à fait 400. Navigation ludique dans les sapins pour finir. Occupation quasi-totale de la petite salle du bar-hotel-restaurant-dans-son-jus de l’Hospitalet et retour avant les Pasdelacasistes !

 

Passage sans problème de la volante et radars évités, que demander de plus ?

 

Ça s’appelle sauver les meubles grâce à un groupe très sympathique et volontaire. Spéciale dédicace à Virginie à l’efficacité quadriceptale redoutable et qui nous a fait découvrir la pêche à la ligne par temps de brouillard en milieu enneigé…

 

Denis

 

Photos : Daniel, Yannick, Nicolas

 

19 janvier 2020: Mont Fourcat

 

Photos: Evelyne et Véronique.

12 janvier 2020: Casque de Lhéris

11 janvier 2020: Punta Ruego et punta Liena

Sortie ski rando organisée par Alain Sablé et 7 autres Cafistes

  • Nous remontons la vallée de Chisagués en voiture, jusqu’à l’altitude de 1800m où nous chaussons les skis à 9h45 par un très grand beau temps.
  • Montée vers le sommet du Pic de Liena sur une neige dure, et arrivée à 12h15 (altitude 2604m)
  • Redescente à  la cabane Ruego  pour le casse-croûte à 13h00 (altitude 2200m)
  • Repeautage pour atteindre les deux pointes ( Punta Ruego) à 14h30 ( altitude 2600m) assez facilement toujours sur une neige dure.
  • Redescente sous une paroi du Pico de Espluca Ruego sur une neige de printemps, merci  à Alain pour son très bon choix !!!
  • Puis arrivée aux voitures vers 16h00, dénivelé positif de 1130m
  • Et nous terminons la journée par la sacro-sainte cerveza à Parzan

Fred J

5 janvier 2020: Cap de Raspe

5 janvier 2020: Pic de Chinipro

 

Après nous être acquittés d'un ticket (de 3€/ voiture) pour accéder à la piste de Chisagues, montée en voiture jusqu’à 1700m.  Après 20 min de portage, au vu des conditions favorables, décision est prise de faire l'ascension du pic de Chinipro (2797m) en effectuant une boucle.

Montée au col à 2540m puis crampons jusqu’au sommet (arête de neige et cailloux). Petite pause casse-croûte puis on continue l’arête vers le sommet de la puntas de las Puertas (2771m) où nous échangeons les crampons pour les skis.

Superbe descente de plus de 800m sur une pente soutenue en excellentes conditions de neige.

Retour voiture à 16h. Bières et tapas très appréciées à Parzan.

Dénivelé positif de 1200m - 6 skieurs du CAF.

Merci à tous.

Alain S.

29 décembre 2019: Cazaux - Balagué

29 décembre 2019: Tuc du port de Vielha

Sortie organisée par Alain Sablé et 7 autres Cafistes

Alain avait prévu de nous faire gravir le Pic de l’Homme mais les Espagnols en ont voulu autrement ! Gros bouchon à Vielha

Changement de l’objectif : Le Tuc de Port de Vielha

-        Départ 9h30 de l’Espitau de Vielha 1620m par un grand beau temps

-        Portage de 30 mn environ

-        Nous chaussons les skis sur un plateau pour monter par le plan Dera Espona sur une neige dure

-        Nous arrivons assez rapidement au Port Vielh  deth Horo 2283 m

-        Direction le Pic Naura 2510 m sur une neige glacée, arrivée à 12h15

-        Redescente plus sur la droite en direction du vallon sur une neige très agréable

-        Casse-croûte au Port de Vielh Deth Horo

-        Montée vers le Port de Vielha 2448m sur une neige de printemps

-        Nous chaussons les crampons au Port de Vielha pour le Tuc de Vielha et nos deux Cafistes de Foix Karine et Nadia font la trace !

-        Arrivée au Tuc de Vielha 2605m à 14h30

-        Puis redescente en ski depuis le port via l’espitau de Vielha dans une très agréable neige de printemps

-        Arrivée à l’Espitau vers 16h30, fin de la sortie avec un dénivelé positif de 1212m.

Frédéric J.

 

26 décembre 2019: Tuc de Parros

Sortie organisée par Alain SABLE,

 

Accompagné par deux sympathiques Cafistes de Foix et trois de St Girons.

 

Au programme le Tuc de Parros.

 

Départ 9h00 depuis le Plan de Beret (1835 m) d'où nous descendons vers la cabane de GESSA et nous  obliquons vers  le vallon de l'ARRIU de BARLONGUETA (magnifique forêt de pins).

 

Nous montons par le fond du vallon sur une neige assez dure pour atteindre assez facilement à 13h15 le Tuc du Parros 2727 m.

 

Nous redescendons par la suite dans sur une neige assez agréable jusqu’au pied du Tuc de PEDESCAUC où nous grignotons un morceau.

 

Montée par la suite au Tuc pour entamer la grande descente  vers le parking. Arrivée à 16h00 après 1400 m de dénivelé positif.

 

Journée très agréable, avec un groupe homogène.

 

Arrêt à Bossòst pour un petit moment convivial devant un bon chocolat bien crémeux !!! Ou la sacro-sainte bière accompagnée d’une galette pour fêter mon nouveau grade de papy depuis dimanche !

 

 Frédéric JACQUES

15 décembre 2019: Pratique DVA secteur Cagire

Nous avons essayé d'aller chercher la neige au Cagire mais même à 1915m beaucoup de pierriers et d'herbes visibles ! Journée ensoleillée, par contre enneigement très insuffisant dû aux fortes pluies de jeudi et vendredi qui ont lessivé la neige, notamment fraiche, tombée dans la semaine. Cependant le groupe a été attentif aux informations fournies sur l'utilisation DVA, Pelle, Sonde et les exercices pratiques de recherche primaire, secondaire et finale dans les alentours de la cabane de Lareix, à l’ombre. Pour 4 d'entre eux c'était une première.

Au final aussi, bonne révision pour les autres. Tous seront bien évidemment intéressés à poursuivre leur apprentissage.

Rémy 

14 décembre 2019: Col de Porté-Puymorens – Pic de la Mina

 

«Je sais pas ce qu’on va trouver !» lance Virginie, co-encadrante du jour, à 7h15, devant l’ancienne gare à St-Girons, au moment de s’embarquer pour faire la longue route jusqu’au col de Puymorens.

Remarque justifiée tant la météo a été exécrable les deux jours précédents. Y aura-t-il encore de la neige et dans quel état ? Levons le mystère, la neige était quasiment inskiable. Mais l’enjeu était ailleurs. Le pic de la Mine, dès le parking, est vite oublié tant c’est déplumé à  partir de 2 500m en crête. Ça tombe bien, le programme est chargé : un peu de ski certes (500 m de dénivelé au compteur), mais révision des conversions, mise en place des couteaux, des crampons, du bon usage du piolet (vite fait, quand même pour ne pas se blesser sur les cailloux) et surtout atelier DVA. 

Une première fois pour Auguste qui s’en souviendra : fixation qui lâche au bout de deux virages ; virages qu’il faudra aller réviser sur les pistes de ski alpin, mais la volonté est là.

Le vent s’est vite fait discret pour laisser le soleil nous chauffer toute la journée. La moralité, c’est qu’on ne pouvait (pour certains) débuter la saison dans des conditions plus « pédagogiques ».

Un retour tout en douceur, avec une belle photo souvenir pour certain.e. sur la rocade d’Ax-les-Thermes. Mais bon, 80, c’est pas 90. Il me semble même que ça fait un an que le sujet pose question.

Merci aux volontaires du jour pour leur bonne humeur et leur assiduité.

Denis

Photos : Emmanuelle 

 

8 décembre 2019: Pic de l'Estagnol

photos d'Evelyne et Gérard.

31 Novembre 2019: Pics d'Estibat et de Griets

28 Novembre 2019: Pic de la Mina

Nous sommes partis au cœur d’une soupe épaisse qui n’a pas tardé à se déchirer pour laisser entrevoir les superbes sommets enneigés. Nous étions seuls. Par contre, seul hic, la poudre généreuse des jours passés avait belle et bien fondue comme… neige au soleil. Alors, à nous la croûte rugueuse, les surfaces type tôle ondulée, les crissements des planches à chaque virage…

Cyril

 

24 Novembre 2019: Montagne d'Alaric

24 Novembre 2019: Tuc de Pedescauc

Sortie organisée par Alain SABLE,

Accompagné par Jean-Michel TALAVERA et 7 autres Cafistes

Au programme initial nous devions faire le Pic du LION mais Alain a souhaité changer de sortie

pour faire le Tuc de PEDESCAUC en Espagne. Question de nivologie.

Départ 9h30 depuis le Plan de Beret (1835 m) et nous remontons vers la cabane de GESSA et nous  obliquons vers  le vallon de l'ARRIEU de BARLONGUETA (magnifique forêt de pins).

Par la suite, nous montons par le fond du vallon jusqu'au Tuc de PEDESCAUC que l'on atteint facilement.

Vers 12h30 casse-croûte 50 m en dessous du sommet à l’abri du vent.

Descente assez laborieuse par le même itinéraire avec du brouillard;  nous avons pu goûter la neige espagnole !!!

Retour aux voitures pour finir par la bière incontournable à Bossòst.

Frédéric J.

16 Novembre 2019: DVA Secteur étang de Lers

-        « Tu veux bien écrire le compte rendu de cette sortie ? »

-        « Non ! »

Point final.

 

Le fameux compte rendu aurait pu s’arrêter là. Sans chichi ni bla-bla.

Le Club alpin de Saint-Girons, comme la plupart des associations, est mu par des bénévoles. Ce sont eux qui le font vivre, en donnant de leur temps, de leur énergie, de leur responsabilité, en partageant leurs connaissances dans le but d’apporter aux adhérents un « plus » à leur pratique. Chacun y concourt en y apportant sa pierre, pour le plaisir de voir l’autre s’en emparer, sans en attendre forcément quelque chose en retour. Toutefois, un sourire, un merci, une attention, une contribution, aussi modeste soit-elle, est toujours hautement apprécié.

La montagne est un espace encore en partie à l’état naturel où les montagnards vont pour se ressourcer, partager, s’intégrer dans le milieu en toute humilité. Tout un esprit. Malheureusement (même si cela se discute), la société actuelle, qui se déplace en plus grand nombre en montagne ne possède pas ces valeurs-là, et se positionne de plus en plus dans une attitude consumériste ignorant le Monde (et les autres) pour ne se centrer que sur l’individu. Sa propre personne.

Le CAF faisant partie de cette société, il est également touché de plein fouet par ce phénomène regrettable. Tout le monde sait pourquoi il s’inscrit (ou pas) au CAF. Mais parmi ceux qui s’inscrivent, tous n’ont pas encore les codes, l’esprit de groupe, d’entraide, d’échange, qui, au-delà du manque de convivialité que cela peut induire, peut mettre dans de sales draps le groupe. Car, rappelons-le, lorsque survient l’hiver la montagne n’est pas toujours un canapé confortable et accueillant au coin d’un bon feu de cheminée.

Alors, faire partie d’un groupe, participer et prendre part à la vie de l’association, à son niveau, qu’est-ce que cela signifie ? Comment les autres individus du groupe ressentent mon comportement ?

Une association ne vit pas sans bénévoles. Les bénévoles s’épuisent devant l’ingratitude ou l’indifférence. Bien heureusement une grande majorité de ceux qui se mettent dans les pas de l’encadrant ont conscience de l’équilibre auquel ils participent, et contribuent à le maintenir.

Cyril

Flash back: 7 septembre 2019: Maubermé

Retour sur un compte rendu perdu dans le flot de l'Internet, et revenu sur le devant de la scène.

Enfin, le grand jour est arrivé ! Nous allons gravir le sommet du Couserans, l'emblématique Maubermé, pour Rainer, Philippe et moi. Partis à 06h45 à la frontale du parking, nous parcourons la piste, la forêt et les estives à bonne allure et nous arrivons au barrage d'Urets peu après 09h00. Nous croisons le berger et dans la partie de la cabane destinée aux randonneurs, nous rencontrons Pierre Andrieu, membre du club et célèbre montagnard Couserannais, qui a déjà vu le sommet du Valier à 238 reprises !!! Après échange, le groupe décide de gravir le sommet, non pas par la voie normale prévue initialement, mais profiter de la présence de Pierre en prenant la voie directe depuis le sentier, à travers l'herbe dans un premier temps et à travers les rochers ensuite. Guidés par Pierre, nous arrivons au sommet à midi avec une vue superbe sur le massif de la Maladeta, la Mail de Bulard et le Valier. Nous sommes ensuite redescendus par la voie normale, avec une partie en Espagne, au-dessus du lac de Montoliu, pour une arrivée au parking peu après 17h30, après 27 km et 2 000 mètres de dénivelé. Merci à Rémy et Pierre pour cette superbe randonnée que nous ne sommes pas près d'oublier.   

9 au 11 novembre 2019: Puigmal

3 jours de randonnée en Cerdagne sur le massif du Puigmal

By Cyril (avec option hébergement et repas gastronomiques)

 

Jour 1 - Retrouvailles avec la neige. À la sortie de la voiture, dans les Pyrénées Orientales, les pieds dans la neige, nous pouvions constater que l'été nous avait délaissés.

Winter is - not - coming, winter is already here.

Le temps de se refroidir, contemplant en face de nous la montagne baignée d’ombre, nous nous aventurons tous les cinq à traverser la forêt. Il y a Cyril et Corine que nous connaissons, puis Corinne, qui nous contera au cours de ce séjour ses nombreuses expéditions dans le Béarn, les Pyrénées, et jusqu’au Népal où il est question notamment de yaks, de lodges et de sommets culminant à 5000 mètres, puis Vivien, tout juste échappé de la capitale et apprenti encadrant aux côtés de Cyril, confirmé et dont on profitera de quelques enseignements pratiques bienvenus. D'ailleurs ce dernier, l’œil averti, repère quelques indices nous conduisant vers la cabane non encore visible, qui nous servira de refuge au cours de notre séjour. Il nous fait remarquer les arbres et surtout les branches, sciées, témoignant que quelques-uns avant nous ont eu besoin de bois, pour se chauffer vraisemblablement. À quelques lieues de là, se découvre en effet la cabane de Matte, à 2060m d’altitude, cachée parmi la forêt de sapins. Derrière elle, la montagne s'étale et s'élève de toute sa hauteur. Autour, aucune trace, ni vue sur la civilisation. Le temps de seulement poser ses affaires, l'après-midi touchant à sa fin, il faut couper des branches et trouver de l'eau dans un talweg, avant que vienne la nuit accompagnée du froid déjà mordant. Cyril supervise les tâches à accomplir que nous nous répartissons entre nous sans presque qu'il soit besoin de se parler. 

 

Soirée 1 - Cette première soirée pourrait se dérouler dans une auberge avec des hôtes et des invités. Il y a ceux qui préparent, attisent le feu, offrent du vin de plusieurs sortes (chaud et d’apéritif) et servent un repas chaud, et ceux qui s’affalent dans des fauteuils autour du poêle, dégustant quelques saucissons et fruits secs. Quand vient le temps de s’attabler, lorsque sonne l’heure de déguster une côte de porc grillée, nous allumons la frontale et quelques bougies, et terminons par un merveilleux cake au citron cuisiné par Corinne. Enfin repus, nous chargeons une dernière fois le poêle afin de nous tenir au chaud au cours de cette première nuit, dont les degrés de température s'égrèneront au fil des heures. 


Jour 2 - Au matin, nous constatons que le vent arrivé durant la nuit ne faiblit pas. Chacun prend son petit déjeuner et se prépare à partir. Aux alentours de 9h, nous quittons la presque quiétude de notre refuge pour nous diriger vers l’objectif de la journée, le sommet du Puigmal. Viven fait la trace sur le chemin duquel nous essayons d’éviter les pierres et le bois qui affleurent le sol pour ne pas glisser. Puis nous délaisserons le sentier et la forêt pour nous engager dans la montée entre genêts et genévriers. Au-dessus de nous, nous apercevons quelques isards, ce qui nous réjouit, mais il en faudrait d’autres pour nous faire oublier les conditions de cette journée, froide et ventée (il faisait déjà -5°C à la cabane). En nous engageant de plus belle vers les hauteurs du Puigmal, la végétation se raréfie et laisse place à un terrain blanc où le vent se décuple. Exposés au froid brûlant, nous poursuivons toutefois notre progression. Il est certain que le Puigmal nous accueille avec hostilité. Le vent nous attaque et le froid nous blesse. Marquant plusieurs arrêts pour se regrouper et s’enquérir de la santé et des motivations de chacun, nous reprenons encore notre quête. Mais le Puigmal ne décolère pas. Aussi, nous décidons de jeter l’éponge en observant une dernière fois le sommet culminant à 2910m avant de rebrousser chemin, sans regret. La bataille est perdue mais la victoire se gagne en ne déplorant aucune perte (chacun ayant minutieusement recompté ses orteils le soir même). 

En redescendant par un autre itinéraire, nous nous éloignons de l’hostilité du vent jusqu’à même trouver le soleil. Le paysage se transforme. Le sol est coloré de gris et de vert, de pierre et de végétation. Nous trouvons un coin pour déjeuner, face à la station de ski fantôme du Puigmal, ses installations et ses remontées mécaniques à l’arrêt. 

De retour à la cabane, nous restons dehors pour profiter des rayons du soleil qui réchauffent moins le corps que notre âme. Tournés vers la montagne, nous observons le vol des vautours silencieux, tout en guettant le recul du soleil à l’ombre naissante de la cabane sur la neige. Car alors, il faut recommencer les préparatifs pour la soirée jusqu’au petit matin. Il y a le bois à couper et l’eau à puiser dans le talweg. Une fois le bois coupé, il faut ensuite le tailler aux dimensions du poêle. Comme le jour précédent, chacun trouve à faire et sa place dans les préparatifs. Enfin allumé, le feu nous hypnotise et nous réchauffe lentement, s’épanouissant sous nos regards apaisés. 

 

Soirée 2 – 16h sonne l’heure des réjouissances quand Cyril fait griller une poellée de châtaignes, délicieusement accompagnée d’un petit vin chaud de sa fabrication. Puis, arrive le moment de l’apéritif où vient prendre place du magret séché accompagné d’un vin de pêche. Puis Cyril s'occupe de la suite du repas ce qui nous convient très bien. Il tente de nous y associer mais nous le laissons bien volontiers poursuivre la cuisson des pommes de terre à la braise et de la saucisse grillée. Tout ce repas se déguste avec plaisir. En dessert, Corine nous sert son cake rhum-raisins, préalablement goûté au cours de l'apéritif par Cyril, qui a pu valider que le beurre remonté à la cuisson n'a pas entaché le goût du gâteau, au contraire. Chose confirmé par nos soins. Ainsi, si vous avez suivi, nous avons fait une double razzia de cake. Le tout jusqu’à satiété, et au-delà. Car Cyril essaie de nous faire avaler à chacun, un dernier morceau de saucisse de la taille d'une demi-baguette. Puis, la digestion entamée, il est l’heure de retrouver ses pénates pour cette dernière nuit passée tous ensemble. 

 

Jour 3 - Chacun s'occupe de soi et de son petit-déjeuner. C’est le moment aussi de commencer à plier et ranger ses affaires, nettoyer à la neige la vaisselle empruntée de la cabane et finir par un coup de balai. En ce troisième jour, chacun aussi a pris sa place dans l’ordre des premiers et derniers préparés… mais les derniers apprennent des premiers et les premiers apprennent à être patients. Nous repartons sous un jour clément, où le vent a disparu complètement. À l'occasion de traces laissées dans la neige, Cyril nous apprend à y déceler, celle d’un renard, d'un écureuil, d’un lièvre, d’un oiseau jusqu'à celle de l'homo sapiens que nous n'avons pas encore aperçu. Par ailleurs, le balisage tantôt difficilement visible, tantôt inconnu sur la carte, et la pratique du hors-sentier, donnent l'occasion également à Cyril de nous enseigner quelques rudiments cartographiques. 

Après avoir franchi l'autre versant, nous rejoignons en contrebas une cabane ensoleillée, avant de terminer la descente en longeant une clôture afin de nous éviter plusieurs lacets. 

Nous poursuivons à traverser la montagne, entre partie à l'ombre et partie au soleil, jusqu'à nous mener à la passerelle des chèvres dont Cyril n’a de cesse de prier - à voix haute - pour qu’elle existe toujours. Ceci dans l’unique but de nous épargner un passage à gué du torrent d'Err. Et nous, de prier à voix basse de ne pas avoir à plonger la moindre partie de notre corps dans les eaux glaciales. Les Dieux ou autres divinités nous ont entendus car la passerelle est là, nous permettant de traverser sur le versant opposé. Nous n'aurons plus qu'à le remonter pour retrouver le sentier aperçu depuis l'autre rive. Ce sentier nous donne accès à une cabane, au toit cimenté arrondi, mais… fermée. Nous déjeunerons un peu plus loin avant de terminer notre périple, façon hommes des bois. 

 

La civilisation nous avait manqués. Nous partons la chercher au Pas de la Case pour la retrouver, affichée en banderoles lumineuses sur le mur des immeubles, dans les magasins fournissant des produits de consommation détaxés, à l'intérieur des voitures en file indienne que nous croisons, en costume d'agents de la sureté que nous ne comprenons pas toujours.

 

Ce séjour sera marqué par notre groupe où chacun tente de prendre ses marques sans empiéter sur celles des autres, par le partage et la convivialité autour de plats irrésistibles, salés et sucrés, arrosés de vins et parsemés de nos discussions et de nos silences, le tout dans une cabane grand luxe entourée de sapins, de montagnes, avec fauteuil en simili cuir, table en bois, poêle, espace de couchage revêtu de moquette et autres agréments et ustensiles de cuisine ! Il y a comme un avant-goût de Noël !

 

Ce séjour sera également marqué par les qualités de Corine à grimper dans les arbres pour couper au couteau des branches, celles de l’autre Corinne pour sa mémoire, son expérience et son vécu qu’elle nous aura transmis en contant ses histoires, puis celles de Vivien qui aura fait office de guide au cours de ce séjour passé sous la surveillance et les conseils de Cyril, dont les qualités ne sont plus à démontrer. 

 

Ensuite, pour un premier bivouac hivernal, lorsque celui-ci est annoncé de "dernière minute" et lorsque les explications de ce séjour sont transmises après avoir quitté son chez soi, une fois dans les embouteillages du périph, pour n’être lues qu’arrivée chez sa grand-mère devant un bol de soupe, je peux retenir :

  • qu’au mois de novembre, même si à Toulouse il n’a pas encore neigé, à 1800m et au-delà, nous risquons de trouver de la neige et des températures moins clémentes qu’en centre-ville toulousain,

  • qu’il est utile de partir à plusieurs et avec des gens que l’on connait, pour favoriser la chance de se voir offrir ou prêter quelque chose qui rendra le séjour plus agréable,

  • qu’il ne sert à rien de pleurer et que le sourire peut, sinon réchauffer les cœurs, au moins repousser le froid de ses humeurs,

  • que pour éviter de répéter les mêmes erreurs, il faut rédiger une check-list !

 

Last but not least, un grand merci à tous et à chacun pour ses talents particuliers, à Cyril pour les mêmes raisons et pleins d’autres encore, qui nous ont permis de passer un séjour avec beaucoup d’étoiles ! Et "pourquoi vouloir décrocher la lune quand on a les étoiles ..." dixit Etienne Daho.

 

Laure A.

 

 

Photos: cyril

2 novembre 2019: Marche nordique

27 octobre 2019: Col de Cruzous de Salau

10 octobre 2019: Pic de l'Homme

5 octobre 2019: Pic du Midi de Bigorre

28&29 septembre 2019: Punta Suelza

photos : Evelyne et Nicole. 

14&15 septembre 2019: pics des Pessons et d'Ensagent

Au fond de la sauvage vallée d'Ensagent se trouve le refuge éponyme, mais pas que. Une constellation de lacs se tapit au creux d'un vaste cirque dominé de crêtes ciselées. Leur magnétisme nous y a aussitôt attirés, sur le pic Alt de Griu pour débuter.

De retour dans notre cabane, nous nous sommes mis en quête de bois afin de grossir les flammes du foyer. Apéro fait maison, pommes de terre, camemberts et chorizos à la braise. Et pour terminer, une fondue au chocolat arrosée de gorgées de génépi. Le tout dans une atmosphère des plus conviviales.

Au lendemain de cette soirée festive, nous avons entrepris de gagner le pic des Pessons avant de poursuivre à toute crête par le pic d'Ensagent. Une belle descente nous a ramenés à la cabane pour s'y sustenter, avant que le ciel ne s’obscurcisse sérieusement, lâchant même une première ondée. Il n'en fallait pas plus pour que les idées de vagabondage dans la vallée des Loups s'évanouissent. Un retour prompt nous téléporta à la voiture.

Cyril

8 septembre 2019: pic du Taillon

7 au 9 septembre 2019: Encantats

1er septembre 2019: Les Feuilles Mortes, traversée souterraine du réseau du gouffre Georges

En cette journée grisailleuse, nul besoin de crème solaire, ni de poncho pour entreprendre une traversée souterraine dans le vaste réseau du gouffre Georges, sous le mont Béas. C’est ainsi que Nicolas Clément nous a emmenés nous « enterrer » dans les entrailles de la Terre. Après avoir savamment jeté une corde (arrimée à l’extérieur !) dans le Tube, nous avons effectué une courte randonnée pour rejoindre le gouffre des Feuilles mortes. Nous allons vite comprendre pourquoi…

 

Après le harnachement, et le check du matos, nous voici aspirés dans la cavité. Une fois le premier rappel installé par Nicolas, nous voici dans le vif du sujet. Les rappels s’enchainent, plus ou moins techniques, plus ou moins confortables, plus ou moins en fil d’araignée. Mais, nous en prenons à chaque fois plein les mirettes. Et ce n’est pas tout car la progression s’avère ludique par les cheminements à emprunter. Ici on rampe sous une herse de stalactites, ici on rentre le ventre pour passer un goulet, là on se contorsionne pour épouser le relief, là on pendule pour voler au-dessus d’une belle flaque d’eau cristalline, là on fait entièrement confiance aux bottes pour ne pas se ramasser, par ici on remonte au bloqueur… Que du bonheur.

 

Mais ce que je retiendrai tout particulièrement, c’est le moment où, perché sur un bloc de 3m2 coincé entre les deux parois, avec un vide insondable de part et d’autre, il a fallu aller mousquetonner le relais. Les facétieux… Ils l’ont placé loin… A bout de bras, les orteils sur la taillante du bord du bloc, et les doigts s’étirant de tout leur long vers ce maillon rapide tout rouillé au-dessus de l'abîme, ça procure des sensations.

 

Et puis, il y a également eu la jonction du calcaire et de la lherzolite. Une rencontre unique qui ne s’observe que sous terre.

 

Au final, une traversée fantastique, avant de retrouver la pluie et l’orage au dehors.

 

Cyril