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23 septembre 2017: Pena Montanesa

                   Si j'étais...

Si j'étais un sommet, je serais la PENA MONTANESA.

Si j'étais une province espagnole, je serais l'Aragon.

Si j'étais une altitude, je serais 2295 mètres.

Si j'étais un itinéraire aller, je serais la Faja del Toro.

Si j'étais un itinéraire retour, je serais la Faja Alta.

Si j'étais des odeurs, je serais le thym et la lavande sauvages.

Si j'étais des animaux, je serais un orvet, des isards, des vautours, des boucs et des chèvres.

Si j'étais des arbres, je serais des pins à crochets.

Si j'étais de la « caillasse », je serais du calcaire pur.

Si j'étais un sujet majeur de conversation, je serais la recette de la confiture à la figue.

Si j'étais une distance à la louche (la louche à cause de Gérard et de son GPS...), je serais 12 km.

Si j'étais des randonneurs heureux, je serais Gérard, Norbert et Muriel.

Si j'étais des sentiments, je serais la sérénité et le plaisir.

Si j'étais l'envie inavouable de Gérard, je serais l'invitation d'une chèvre aragonaise dans la malle de l'Audi de Norbert...

 

Merci à Gérard et Norbert pour ce joli moment.

 

Muriel

20&21 septembre 2017: Pics des Frondellas

Cette fois c'est la bonne, après avoir déplacé deux fois le jour du départ, et la réservation du refuge, nous voilà partis le 20 septembre vers 10h de Saint Girons, direction Sallent de Gallego. Arrivés à 15h30, nous mangeons notre repas, puis préparons nos sacs, et c'est parti pour 3 heures de montée jusqu'au refuge de Respomuso où nous passons la nuit. Lever 6h30, départ 7h30 pour les Frondellas.  Le chemin est correct jusqu’à la base de l'arête le Bondidier, puis la montée devient plus aléatoire avec de gros blocs. On atteint ensuite le contrefort Ledormeur et ses passages aériens, que nous grimpons en posant les mains. Nous sortons sur l'arête sommitale, au niveau de la Frondella centrale, et nous longeons l'arête vers la Frondella nord, pour profiter d'une vue magnifique sur les sommets avoisinants : Balaïtous, Pallas, Grande Fache, pic d’Enfer, Arriel et bien d'autres. Quelques photos, une pause pour profiter du moment. Puis nous décidons de descendre manger aux lacs d’Arriel, où nous refroidissons nos pieds en surchauffe, après une descente dans les blocs instables et glacés par endroit.  Mais nous n'en avons pas fini avec du mauvais terrain, enfin nous rejoignons la voiture. Le pot de l'amitié est apprécié, nous sommes fatigués mais contents de cette belle sortie alpine.

Merci à Christian et à Gérard de m'avoir accompagné.

Serge

Photos de Christian

    

16&17 septembre 2017: Pic de Bèze

itinéraire suivi.
itinéraire suivi.

Deux ! Nous n’étions que deux. Mais qu’importe puisque la Montagne, elle aussi était de la partie, et avec son plus bel apparat. En effet, les prévisions météo annonçant une arrivée précoce de l’hiver, la sortie initialement prévue sous tente a vite été oubliée pour gagner la chaleur d’une cabane. C’est donc en Aston, dans la vallée des Ludines que nous avons jeté notre dévolu. C’est sous un soleil radieux que nous l’avons remontée, d’abord sur un sentier bien marqué, y croisant même les brebis poussées en aval par les éleveurs venus prêter main forte pour la transhumance retour. Une fois la cabane des Ludines passée (et quelques girolles et cèpes aperçus), le sentier s’est lui aussi évanoui dans la nature, laissant place à un terrain vierge où l’instinct prédomine pour trouver le meilleur cheminement. Plus haut, sous le col du plateau de la Unarde, les restes de neige de la veille étaient encore bien présents, et le ciel s’assombrissant dangereusement n’a pas trahi les prévisions. Malgré la visibilité réduite, nous avons tout de même rallié sans encombre la coquette cabane de l’Isarde. A peine la corvée de bois était-elle terminée que la neige s’est mise à tomber, d’abord assez légèrement, puis plus intensément. Et cela a duré toute l’après-midi, jusqu’au soir. Mais qu’importe, car de notre cocon muni d’un feu de bois remplissait tout à fait sa fonction de refuge, loin de ces grandes hôtelleries modernes qui portent le même nom mais n’en ont pas exactement la même finalité ni la même chaleur. C’est donc devant un rideau de flocons que nous nous sommes délecté d’un petit apéritif maison à base de guigne (merci mon père), sur lequel nous avons enchainé avec un magret de canard à la braise auquel j’avais préalablement prélevé un peu de graisse pour y faire confire deux oignons. Ajoutant à cela des pommes de terre à la braise, elles aussi imbibées de graisse et une noix de confiture de figue… Hum… un régal vous dis-je. Comme dessert, une banane fourrée au chocolat et mise sur les braise… Sensationnel ! Les papilles s’en souviennent encore !

 

Le lendemain matin, à nouveau le ciel arborait un bleu intense, et les aspérités du sol étaient entièrement gommées par une bonne trentaine de centimètres de neige froide et légère. Là aussi, régal ! Nous nous sommes empressées de tracer notre chemin vers le pic de Bèze. Les conditions étant dantesquse, nous avons poursuivi à toute crête par le Baljesou et la Calbe avant de redescendre sur le superbe étang du Larnoum. Les coins de bivouac font rêver ! Remontée plus sportive sur les crêtes de Massayre avant de rentrer « tranquillement » par le GR10 vers Coudènes.

Cyril

3 septembre 2017: Cap d'Auternac en boucle

Une bien mièvre journée annoncée mais la réalité matinale s’avère toute autre. Un départ en forêt

Pour atteindre la Cabane d’Éliet avec un bel horizon dégagé ; cela met du baume au cœur et du tonus

dans les molets. Traversée du vallon d’Eycheilles, sous les sonnailles des brebis et les sifflements d’un

marmotton, afin d’atteindre le col de la Crouzette où un vent « piquant » nous accueille. Doudounes enfilées par-ci ou gants par-là, quelques mètres supplémentaires et le cap d’Auternac est là. Bienvenu l’endroit, les sacs se posent….la table est mise les muscles se détendent. Vautours fauves et Gypaètes barbus nous rendent politesse d’une visite….2 petits tours et puis s’en vont.

Bien rassasiés, et repus d’un panorama magnifique à 360°, la petite troupe s’ébroue, la belle crête zigzaguante et ondulante jusqu’au Tuc de la Seube s’étend devant nous. Un accenteur alpin nous fait

Parade au sol le temps d’un cliché.

Voila déjà le col d’Auédole en vue, une « rapide » descente vers la cabane d’Éliet puis le parking.

Merci à tous et toutes pour le partage de ces sympathiques moments.

Émile.

 

Photos : Émile.

23 juillet 2017: Pic de Turguilla

 

6h30 le réveil sonne.... C'est tôt... petit coup d'oeil vers les montagnes... plafond bas.... grisaillle...mais Norbert nous a dit que la météo serait avec nous...alors en route ! 7H30 les compagnons de rando du jour (Hélène, Nicole, Jean Paul, Norbert, André, Valérie) se retrouvent.... motivés... la banane.... On récupère Françoise à Kercabanac et direction Gérac.... Norbert fonce dans le brouillard....solide le 4x4 ! Nicole s'accroche derrière... Voilà le Parking sous le soleil ! Les choses sérieuses commencent.... Norbert nous ouvre la voie.... cailloux.... gros cailloux... paysage minéral.... mains courantes et échelles bien utiles.... Reboostés par les savoureux biscuits de Jean Paul (de la bombe!)... 1er lac en vue ... La Piède puis l'Astoue et enfin La Réglisse, comme une gourmandise …. Le Pic du Turgilla est là qui nous attend, sympathique … Guidés par les cairns.... petite cheminée... on y est ! Au cœur des Pyrénées.... L'Espagne devant nous... Lacs de Guilo et de Certascan au loin.... Le majesteux Montabone.... Le rougeoyant Certascan... La pointe de Rabassère un peu âpre et la mer de nuages côté Vallée d'Ars et Saint Girons.... Apéro, casse croûte et dégustation d'un puissant Génépi de la maison Françoise et le Cointreau plus doux au palais d'André …. petites douceurs.... Le brouillard monte tranquillement mais sûrement et les nuages arrivent.... nous repartons... à la recherche des cairns... plutôt discrets de ce côté .... Etang de la Réglisse... 4 motivés y plongent..... un régal ! ...dernière partie de la rando....genoux mis à rude épreuve.... petite brume rafraichissante  … comme des embruns … un petit air de bord de mer ….. de retour au parking.... Pot d'au revoir à Seix …. Très chouette rando... Vivement la prochaine !!

Valérie LG.

Photos: ??

13 juillet 2017: Cirque de Cagateille

Le 13 juillet à 07 heures 30 départ de ST GIRONS sous un ciel couvert et un petit crachin . La météo nous annonce une journée ensoleillée sur le secteur de GUZET de 8 h 00 jusqu'à 17 h 00, faisons lui confiance .
Parking de la Peyre ,  la troupe est prête , montée vers la HILETTE tranquille toujours sous un temps couvert . Sortie du bois, le soleil est  au rendez-vous  .
Petite pause casse croûte  en bordure d ‘étang et la “colonne” des trois randonneurs se dirige vers l ‘étang d’ALET  .
 Halte  déjeuner en bordure du ruisseau alimenté par la magnifique cascade du déversoir de l étang d ‘ALET . Une eau  fraîche  qui agrémente la boisson anisée appréciée à sa juste valeur pour nous ouvrir l’appétit s’il en était besoin . 
 Sacs ajustés  sur les épaules nous voilà  remis en route, direction étang de La Lacarde  .  
Un randonneur solitaire du Lot et Garonne se joint à nous, la troupe s’étoffe . 
 Etang de la LACARDE ou Françoise équipée comme il se doit nous fait une démonstration de son  crawl élégant . Après une visite de la très jolie cabane du même nom (6 couchages - matelas mousse -table - bancs) nous entamons la longue descente  pour rejoindre le véhicule .
Belle randonnée ensoleillée à laquelle ont participées Françoise, Valérie et moi même.
Norbert

Escalade : trilogie de printemps

sorties en falaise à Calamès, Rémillacet, Prat Bonrepaux

 

3 sorties en falaise ce printemps pour les plus motivés ou disponibles : du long tranquille à Calamès, du raide court et sur les doigts à Rémillacet, du cool à Prat pour cause de canicule.

La palme de la continuité revient à Nicole pour sa fréquentation assidue du mur d’escalade cet hiver et sa participation aux 3 sorties falaise du printemps, notamment le jour de son anniversaire. Quelle forme !!! Ce n’est pas Gérard qui me contredira, épaté qu’il était par les progrès de la dame, dans ses évolutions sur les grandes longueurs de Calamès.

Spéciale dédicace aussi à Hervé et Hein qui se lâchent en tête, à vue, dans des longueurs de 35 m au sortir de l’hiver.

Merci à Nico et Ioulia pour avoir assuré cet hiver pendant mon absence à la salle.

Olivier

5 juillet 2017: Escalade falaise de Prat

Il y en a qui ont dû oublier !

C'était hier soir mercredi 5 juillet, la dernière avant les grandes vacances. Hé oui, elles arrivent enfin, pour le plus grand bonheur de nos enseignants !

Un dernier rendez-vous, donc, à la falaise de Prat, enfin débarrassée de ses chenilles.

Le rocher était encore chaud. Il soufflait une douce brise et on se serait bien fait un petit plongeon dans le Salat.

Olivier et Cyril nous ouvraient les voies.

Émile assurait comme un chef et jouait les paparazis.

Isabelle volait jusqu'en haut de la moulinette.

Florent se dépêchait d'enchaîner les 6 et les 7 avant la naissance de son 1er petit.

Et moi, je me suis régalée à prendre de la hauteur après 15 jours au niveau 0.

Mais le meilleur restait encore à venir.

Dans la pénombre et au clair de lune, le guignolet du papa de Cyril, la saucisse, la tarte à la courgette, le melon, le gâteau au chocolat et la croustade aux myrtilles!Hum !

Bon Olivier, on remet ça quand tu veux cet été. C'est long non 2 mois !

 

Catherine

2 juillet 2017: pic des Trois Seigneurs

Météo capricieuse, pas de pluie à l’horizon, le port de Lhers nous accueille avec un « petit » 6 degrés le vent qui va bien et une brume bien épaisse. Qu’à cela ne tienne, direction le Pic de Fontanette et le Pic de Barrès bien au chaud dans nos bonnets et gants.
Quelques trouées épisodiques passé le Pic de Barrès mais la brume est tenace mais tout le groupe également. Arrivée au Pic des 3 Seigneurs, nous cherchons vite quelques abris au vent derrière les rochers pour le casse-croûte…l’instant espéré arriva alors, un souffle magique et le panorama se dévoile. Mer de nuage en dessous de nous, ciel parfait, les estomacs sont rassasiés, les appareils photos enregistrent….et la plate-forme sommitale commence à devenir un boulevard de randonneurs.
Plus d’instant à perdre, les dos sont chargés…direction maintenant l’Étang d’Arbu où nous ferons une petite pause, après une baignade forcée pour certains (les pierres sont instables parfois).
Les « lézards » se sont bien dorés sur les rochers au bord de l’Étang, le retour se fait dans la bonne humeur constante, les pierres glissantes et les jambes qui freinent dans la pente.
Merci encore à tous et à toutes pour ses excellents moments de partage que vous savez si bien prodiguer.

 

Émile.

Photos Émile, Véronique et Évelyne

25 juin 2017: pic de Séron (2489m)

Nous sommes partis de Gérac à cinq à 9h15 par beau temps et mer de nuages. Nous jouirons seuls des solitudes montagnardes car nous ne rencontrerons qu’un couple au sommet. Nous avons gravi le pic par l’arête Est. Pas de sentier et pas de difficulté mais une progression ralentie par un terrain encombré presque continuellement de chaos granitiques. Ce pic offre un superbe belvédère sur les montagnes d’Aulus et sur l’étang d’Aubé qu’il surplombe directement. Descente sur l’étang d’Aubé assez facile, avec cette fois un sentier marqué en rouge. Commencer à descendre  50m  en dessous de  l’arête Est puis droit sur le lac.  Peu avant le lac obliquer vers la gauche, remonter 50m pour passer par un épaulement, et redescendre rejoindre le sentier qui revient du col de Cerda.
Compter environ 4h de rando. A éviter absolument si risque de brouillard.

Olivier BEC

Photos: Norbert et André.

25 mai 2017: pic de Cabanatous

Ciel dégagé, température matinale idéale, participants impatients, tous les ingrédients sont en place pour une journée prometteuse. Le plateau de Coumebière passé, la montée en lacet vers le port de Saleix ravi les mollets mais ne fatigue pas les bavardages….c’est bon signe… !

 

Premier panorama sous soleil ascendant depuis le port, une cafiste saint gironnaise nous y rejoint en

promeneuse solitaire elle nous quittera rapidement pour redescendre vers les étangs de Bassiès.

Quelques lacets supplémentaires à flanc du Mont Garias puis la traversée dans le « pierrier » de l’étang d’Alate. Une petite halte en surplomb des étangs de Bassiès, le temps d’un au revoir avec notre « promeneuse solitaire » puis le petit groupe reprend du mollet et du bâton pour gravir la croupe du

Cabanatous et se poser dans le giron exigu et rocher de son sommet.

 

C’est le temps de la pause casse-croûte tout en contemplant à 360° le panorama alentour, 3 Seigneurs au nord, Pique rouge de Bassiès au sud, Massif de St Barthélémy à l’est et Mont Valier à l’ouest. La pause s’éternise, les causettes vont bon train le soleil bonifie le tout….mais le rassemblement est sonné….cap sur la redescente à flanc sud du Pic des Fouzes. Entre temps, notre « promeneuse solitaire » nous a de nouveau rejoints, remontée du vallon de Bassiès.

 

Un passage par l’étang de Labant, en gardant les pieds au sec et voilà le point de départ retrouvé.

Une journée bien agréable passée dans la bonne humeur collective et avec l’envie évidente de « remettre » ça dès que possible. Un petit pot de l’amitié avant l’autorisation de dispersion des troupes… !

Un grand merci à tous et à toutes pour ce partage sans « chichi » et cette convivialité naturelle.

Émile

 

20&21 mai 2017: Cabane de Sénard - pic de Cabaillère

"Avec ironie et désinvolture"

J’avais réservé une tente marabout au cas où il n'y aurait pas eu assez de place dans la cabane de Sénard, que nenni !

À ma grande surprise, seuls des adhérents originaires de Toulouse se sont joints au groupe, et personne du Saint-Gironnais. Loin de moi l’idée de créer une distinction, mais quand même.

C’est tout de même bizarre, et j'avoue que ça vous sape l'envie de continuer, à donner de votre temps aux autres.

Ce fut malgré tout une bien belle randonnée, un peu frisquet le soir, mais, récompense suprême le lendemain, avec un temps merveilleusement beau, et une montagne qui s'éveille aux douceurs du printemps.

Nous n'étions que quatre, mais tellement heureux de partager ces bons moments ensemble, tant pis pour les absents.

 

 

R.

20&21 mai 2017: pic du Canigou

Pour réussir le Pic du Canigou,

-Réunir une équipe de 8 bons vivants.

-Avant de démarrer la rando, déguster un délicieux clafoutis aux cerises avec les noyaux, préparé par Gérard.

-Se rendre au refuge des Mariailles (1700m) où l'accueil est remarquable.

-Bien manger, bien rigoler, bien dormir.

-Le lendemain, marcher sur de jolis sentiers parmi les sapins, traverser des ruisseaux, arriver sur un plateau et s'arrêter à la cabane Arago pour recharger l'eau.

-Cramponner, décramponner.

-Suivre ensuite un sentier qui zigzague, emprunter une belle cheminée et ça y est, le sommet est là.

-Profiter de la vue sur la mer Méditerranée, de Gruissan à Rosas, autant que nécessaire.

 

-Ajouter un grand merci à Gérard pour ce week-end très sympa, à Françoise pour ses connaissances connectées, à Nicole pour son rire contagieux, à Norbert pour sa bienveillance, à Émelyne pour « le sceau de Salomon », à Gérard D pour ses blagues, à Hervé pour ses « allez on fonce ! ».

 

C'est fait !!!!

 

Muriel R

 

 

(Photos Norbert, Nicole et Muriel)

14 mai 2017: Sortie spéléo

Abysses Bis

 

Journée spéléo dans le gouffre de Peillot encadrée par le spéléologue Nicolas Clément, avec Emile, Isa, Emeline et deux redoublantes : Catherine et Emmanuelle.

L’entrée du gouffre est déjà un mystère qui ne se dévoile qu’aux initiés, aux téméraires…  et à ceux qui ont payé leur cotis.

Harnachés  comme il se doit, pourvus d’un casque et sa lumière, de deux dégaines, d’un descendeur, d’une poignée chacun, nous rejoignons Nicolas qui nous fait descendre un à un les premiers dix mètres qui nous séparent de la surface.

Le ton est donné. Nous voilà partis pour une longue journée sous terre,  à escalader,  désescalader, se hisser, ramper , glisser, un peu comme des bêtes, à la recherche de l’étroiture qui va nous faire basculer tantôt dans une salle cathédrale, tantôt dans  un conduit biscornu.  Car si les galeries sont cartographiées, elles ne sont pas balisées, du moins elles ne devraient pas l’être, la découverte fait partie du jeu. Ainsi Nicolas nous laissera à tour de rôle le plaisir de trouver le chemin par nous-mêmes.  On admire au passage les plissements, stalactites, drapés dentelés, les fleurs de gypse, les excentriques…

On croise également des chauves-souris qui ne se sont pas contentées cette fois de ne laisser que des indices de leur présence, d’après Nicolas, elles ne sont là que pour la journée… sans doute pour épater la galerie.  Affaire à suivre.

Après un déjeuner tout à fait bucolique au bord de l’eau, au cours duquel on aura pris soin de ne laisser aucune miette par terre sinon ça moisit direct et c’est pas cool pour les collègues qui suivront, et un café chaud offert par Nicolas, demi-tour. Ah oui, il faut tout remonter, il fallait y penser avant. Comme pour la descente, nous nous servons des mains courantes et des cordes posées par Nicolas, elles rendent le parcours très ludique.

Nous voici au pied du puits, les cordes sont toujours là pour l’ultime remontée, et c’est heureux. On chausse le bloqueur de pied, on enfile le harnais pour le torse, on glisse la corde dans la poignée et le bloqueur torse, on pompe, on se hisse un peu, on s’assoit, et là, on resserre le harnais pour bien se coller à la corde pour faciliter la montée. On monte les pieds, on glisse la corde dans le coinceur du pied… et c’est parti, à chacun de trouver sa cadence : on monte la poignée, on remonte les pieds bien sous les fesses pour être efficace, on monte la poignée… ah ben, on est arrivés.  

Si dans les profondeurs le temps semblait s’être arrêté, en réalité il n’en est rien, et on comprend mieux pourquoi ce lapin que nous avons croisé tout à l’heure avait l’air si pressé.  18 h, mille quenouilles !!! Après un petit hommage photographique obligé au YMCA, on file.

Merci à Catherine, Isabelle, Emeline, Emile, pour cette journée intense et sympathique.

Un très grand merci à Nicolas de nous faire partager sa passion avec autant de talent.

Emmanuelle  

 

Photos: Catherine et emile

30 avril 2017: Pic du Lion

La préparation au col de Peyresourde annonce déjà une journée « peut-être ventée », les crêtes

frontalières quant à elles ont les sommets bien cachés dans les nuages. Qu’à cela ne tienne, tous et toutes sont bien décidés à arpenter cap au nord le sentier promis vers le Pic du Lion.

Passé le cap de Hount Nère, les premières rafales se font bien sentir entrecoupées de quelques accalmies mais ce sera sans compter sur la force des éléments. Bientôt chacun zigzague sur un sentier pourtant bien tracé…le vent devient rafales puis blizzard continu, 65 km/h prétendait la météo…se seraient-ils trompés…? Cheveux éparpillés en tous sens nos vaillants « randonneurs »

persévèrent, passage du Pouyaué, du sommet de l’aigle, descente au col de Saniestre….les visages

deviennent interrogateurs, trop fort et glacial le « blizzard »… !

Au pied du Pouy Louby, pas besoin de voter….demi-tour indispensable. Un petit abri sommaire près d’une cabane pastorale pour un casse-croute bien mérité avant de rejoindre le parking.

Un pot de l’amitié à Luchon, bien abrité de la pluie soudaine, clôture cette journée somme toute remplie de bonne humeur et convivialité.

Merci à tous et à toutes pour avoir supporté ces aléas climatiques.

Émile.

 

Photos : Véronique et Émile.

17 avril 2017: Boucle Antras / Antras « omelette de Pâques »

Une journée soleil azur nous attend, le but de la journée est d’allier bonne humeur, partage et moment festif en ce lundi de Pâques. Un nombre généreux de participants qui ont répondu à l’appel désireux et demandeurs de tels instants conviviaux. Je les en remercie sincèrement.

Au départ d’Antras, la petite mais très sympathique boucle nous amène jusqu’au col des Morères via le col de la Croix. Petite pause repas à Morères, puis un saut de puce pour certains sur le Tuc éponyme tout proche et nous voilà repartis vers Antras.

L’omelette pascale nous attend à l’auberge du Pradau à Sentein où nous sommes chaleureusement accueillis par le propriétaire tout nouvellement installé dans ses locaux.

Merci encore à tous pour ces moments.

Émile

Photos : Émile, Véronique

8 au 15 avril 2017: Raid pyrénéen

Deux raids en un pour sept candidats et entre les deux, des sépias à la plancha.

Pardon ?

Reprenons : au programme, c’était direction le massif du mont Rose dans les Alpes, mais la météo annoncée pour la semaine dans ces contrées lointaines a chamboulé les plans. On ira donc moins loin, moins haut, mais ce n’est pas pour ça qu’on passera la semaine à faire du macramé à la maison. Alain, comme toujours, rebat les cartes IGN et (bonne) pioche trois jours dans le massif du mont Perdu et quatre dans le secteur sud de la Maladeta. A la clé, quelques 3 000 : Le Taillon, le pic de la Cascade, le Marboré, le mont Perdu pour la première partie, le pic des Tempêtes, le Russell et le Vallibierna pour la deuxième. Sur le papier, joli programme !

 

Sept donc, à se retrouver le 8 avril, en route pour Gavarnie, que la morte saison et le nombre d’hôtels à vendre rendent un rien déprimant, pour une nuit au gîte « Le Gypaète ».

 

Jour 1 : on attaque tôt pour une première bambée : itinéraire classique par la brèche de Roland, puis le Taillon (3 144 m)  pour rejoindre le refuge de Goriz. Pas loin de 22 km et 1 600 m de dénivelé sous un soleil de plomb pour la mise en jambes avec une averse de grésil pour finir. Parfait, on est dans l’ambiance.

Le refuge de Goriz en soi n’est pas vilain, (ni sa gardienne et son gardien, d’ailleurs, plutôt affûtés), mais ses dortoirs sont du genre old school, ou comment faire entrer sur 3 étages un maximum d’individus. Serrés donc, non pas comme des sardines, mais plutôt comme des harengs si l’on considère le fumet particulier qui se dégage et exalte, au bout d’un moment, les splendeurs cachées de la montagne. Bref, un cauchemar pour ma part, malgré la quinzaine de boules Quiès fichées dans chaque oreille. Eau et gaz à tous les étages, triste repos du brave !

A l’extérieur, l’Algeco glacial, aménagé de deux toilettes à la turque et de seaux d’eau offre un peu d’intimité pour celui ou celle qui arrive à s’y caser sans se faire un tour de reins ou mettre un pied dans le trou.

A condition, toutefois, d’éviter les heures de pointe.

 

Jour 2 : montée débonnaire au pic de la Cascade (numéro 1 sur 3) puis au « terrain de foot » que constitue le pic du Marboré à 3 248 m. A la redescente, exercice de mouflage et de rappel pour ne pas perdre de vue qu’à la base, nous devions aller sur des glaciers.

Une deuxième nuit à Goriz où les dortoirs et l’Algeco-toilettes accueillent encore plus de monde que la veille.

Qu’on se rassure, une extension du refuge est en cours. J’ai bien dit « en cours »…

 

Jour 3 : le sérieux mont Perdu (3 355 m) est au programme. Magnifique montée en crampons où la concentration est de rigueur, grand bleu, pas de vent et presque seuls. On en profite. Une bascule par le col du Cylindre, du joli ski, 20 m à reculons en crampons dans des marches stables (ouf !), direction la brèche et le refuge de Tuquerouye, (on rassure au passage les skieurs déjà installés que notre groupe de 7 ne dormira pas là, ce qui me rassure aussi, à vrai dire), descente dans du raide et remontée à la hourquette de Pailla pour une magnifique descente sur Gavarnie. On passe au pied du couloir Swan. Il paraît que ça se grimpe. Arrivée vers 19h au gîte.

 

Jour 4 : transhumance, on change de massif, direction le côté sud de la Maladeta.

On laisse les voitures plus tôt que prévu sur la piste montant au-dessus du village d’Aneto. Conséquence, 2h45 de portage (dont 20mn dans un tunnel glauque, qu’est-ce qui faut pas faire !), jusqu’au nouveau refuge de cap de Llauset. Une purge !

Bonne nouvelle, le refuge est new school : des dortoirs de 8, une douche et des toilettes dans chacun.

Nous ne sommes que neuf clients. Ça change un peu le fumet. Le gardien est pas mal affûté, lui aussi.

 

Jour 5 : direction le bien-nommé pic des Tempêtes (3 295 m) où il ne souffle pas un brin d’air. Final à pied dans les blocs, skis laissés ici et là dans les pentes un peu plus raides, mais descente de rêve.

La vue sur l’Aneto est imprenable, 3 ou 4 individus y sont d’ailleurs posés. On passe la journée entre nous.

Retour au refuge, douche bienvenue, du 5 étoiles.

 

Jour 6 : « Russell, on arrive ! Prépare les glaçons !» Pic Russell en vue (3 207 m). Pour ma part, il restera en vue. Pas question que j’use les ergots de mes chaussures pendant deux heures sur la caillasse ! C’est la scission. Il fallait bien que ça arrive, nous sommes au jour 6. Le groupe explose. Deux font la sieste, dont moi, (il est 10h du matin), trois descendent dans un vallon histoire de s’en mettre 300m de plus dans les cuisses, et deux (bizarrement, le plus jeune se fait talonner par le plus âgé) filent comme des cabris vers le sommet. On se retrouve tous une bonne heure plus tard et on partage nos expériences. Pour ma part, j’ai enfin bien dormi. On remet les peaux pour monter à une brèche sans nom, histoire d’avoir quand même le 3 000 du jour et on s’offre une magnifique descente. Au col suivant, examen de passage, on sort les sondes et les DVA. Ça râle, mais ça passe. Validé !

Retour au refuge, douche bienvenue, etc.

 

 

Jour 7 : montée au pic de Vallibierna (3 067 m) pour finir. Magnifique arête en bonus pour certains et redescente sur de la neige à peine transformée. Les jambes chauffent. Tant mieux, parce qu’il faut se repayer 2 heures de portage jusqu’aux voitures. Le tunnel n’est pas plus glamour à la descente. On retrouve nos chers tennis, sauf le petit malin qui avait cru bon les prendre avec lui et qui les avait donc déjà aux pieds. Tricheur !

Fin du périple.

 

Sinon, en vrac et sans préférence, un tel raid, c’était : une météo irréprochable, des paysages grandioses, du plaisir, de la souffrance, de la concentration, des bières, une histoire de cornichon, des coups de mou, des rires, des petits coups de gueule, des odeurs, des vannes, du magret, du vin rouge, des « vous vous mettez en émission », des manips de crampons, couteaux et autres, une histoire de dindon, et c’est surtout d’être à la fois seul, mais à plusieurs.

Avec comme point d’orgue, donc, les fameuses sépias à la plancha de Bossost.

 

Merci à Alain, Jean-Michel, Cyril, Thierry, Christian et chapeau Catherine d’avoir supporté la poésie en prose de six bonhommes pendant toute une semaine.

 

Denis

Photos : Cyril et Denis

 

Première partie: Gavarnie:

 

Seconde partie: Llauset/Maladeta:

 

26 mars 2017: Cap de Bouirex

Préparation au col de Portech, la neige fraiche y est présente….un oubli de matériel et tous doivent

 

attendre une demi-heure que l’erreur soit réparée… !

 

Départ effectif pleine pente entre piste forestière et improvisation (enfin, pas réellement) de cap à suivre en forêt pour aboutir à la cabane de Caplong.

 

Les raquettes jusque-là promenées sur les sacs commencent à goûter à la neige pour certains.

 

Au pied du Tuc des Canigules, la pente se forcit l’épaisseur de neige également, toutes les raquettes ont pris du services, dans une franche bonne humeur et un soleil prometteur, la joyeuse troupe se met à zigzaguer dans la poudreuse…l’ivresse du moment peut-être… !

 

Petit contournement par l’Est du Tuc des Pelates et descente au col de Bas.

 

L’heure d’été produit ses effets, les estomacs demandent, nous poursuivons vers le Cap de Palus et dressons « la table » à la cabane de Tartet.

 

Un très agréable moment de convivialité pleine pente sur les hauteurs du col de la Core.

 

La pause fut longuement appréciée, les envies d’alors préférèrent un retour dans la bonne humeur

 

car le trace est longue jusqu’au col de Portech.

 

Bien naturellement un pot de l’amitié avant de se séparer était bien la conclusion évidente d’une telle sympathique journée !

 

Je n’ai qu’un franc merci à adresser à tous et à toutes pour ces moments de partage.

 

A refaire sans modération… !

 

Émile.

 

Photos : Émile, Nicole.

 

18 mars 2017: Tuc de Bignau (2395m)

Il ne fallait pas avoir peur du crachin matinal en plaine, de porter les skis une heure sur le goudron, les graviers, puis pleine pente (barrière après La Serre oblige, quelqu’un a le code du cadenas ?), de chausser juste en-dessous du col de Pause, avant de chercher les langues de neige pour s’éviter quelques déchaussages avant de s’engager vraiment vers le lointain tuc de Bignau.

 

Le ski du presque printemps, ça se mérite !

 

Malgré tout, seuls au monde jusqu’en haut, dans la belle combe entre le Berbegué et le Bignau, à la montée comme à la descente. Un grand ciel bleu, la mer de nuages sur la vallée côté français, et une « belle » avalanche en direct sur la face sud surchauffée côté espagnol  bref, du spectacle !

 

On a même regretté d’être descendus un brin trop tôt, la neige sous le Bignau aurait mérité un peu plus de mollesse, mais on ne peut pas tout avoir et on voulait éviter la « soupe » sur le bas. Récupération des tennis laissés entre deux rochers et rebelote dans l’autre sens : pente herbeuse, graviers, goudron, barrière (le code du cadenas, toujours pas ?) et un retour « sous les nuages ».

 

A Seix, on s’était donné le mot : pas un bar d’ouvert. Après un moment de panique, C.  a pensé que le restaurant faisait aussi bar. Nous étions sauvés.

 

Merci à C. N. et T. de m’avoir accompagné pour cette sortie.

 

11 mars 2017: Plateau de Coumebière

Raquettes de nuit

19h00, raquettes aux pieds, les dernières lueurs diurnes faiblissent, la silhouette du Mont Valier se
découpe sur fond de ciel « soleil couchant », la petite troupe d’impatients est prête.

La neige s’épaissit au fur et à mesure de la progression, pas vraiment dure mais suffisamment porteuse pour régaler le chapelet de marcheurs qui s’acclimate peu à peu à l’obscurité d’un beau clair de pleine lune qui s’annonce.
Petits lacets (bistouquètes diront certains) jusqu’au fond du plateau, manière de simuler un peu de dénivelé (faut dire qu’il n’y en a pas vraiment, mais le but de la soirée est ailleurs) avant que dame lune ne commence à poindre au sommet du Cabanatous.
Sous son éclairage croissant nous revenons à flanc de pente pour quelques franchissements de rigoles qui déjà ont entaillé la neige puis pause sur un monticule pour apprécier la lumière de la
neige éclairée généreusement par endroits par l’astre du soir.
Surgie de nulle part, dans l’obscurité, une âme bienveillante nous rejoint un dessert en équilibre à
bout de bras, mais…il faut franchir une rigole…. ! L’épreuve semble bien engagée, mais dans la manœuvre la récompense disparait dans le flot ! Rapidement une aide précieuse accourt, plonge à deux reprises sur la berge chargée de neige et tel Moïse la croustade est sauvée des eaux, elle régalera agréablement nos palais….merci à nos deux bienveillantes partenaires de la soirée.
Tout le monde se remet alors en route, direction une cabane de berger à demi enfouie dans la neige puis retour aux voitures.
La soirée s’achèvera à Aulus les Bains autour d’un vin chaud et de quelques agapes salées et sucrées.

Merci à tous et à toutes pour avoir participé à ces quelques moments de convivialité bien agréables.
Émile.

Photos : Émile,Hélène,Véronique.

11&12 mars 2017: Posets (3369m)

11-12 mars : Week-end dans le massif des Posets

« P….., la file indienne, ils connaissent pas !? »

Voici la formule policée (compte-rendu oblige) qui a traversé les 6 esprits toujours enclins à râler qui se sont mis en route ce samedi 11 mars, pour le refuge d’Angel Orus (2148 m) dans le lointain massif des Posets. Une première impression qui se vérifiera quand même les deux jours, jusqu’au sommet des Posets lui-même, à 3 369 m, atteint le lendemain sur les coups de 11h après un départ à 7h. Il est vrai que certains, la veille, visiblement, équipés de raquettes ou de crampons, bref, des piétons, avait « labouré », « miné », « saccagé », « ruiné » le terrain sur une largeur telle qu’on s’est demandé si le yéti leur était apparu et qu’ils s’étaient éparpillés façon puzzle, creusant des trous un peu partout, notamment dans le « canal Fonda » dite « voie royale ».

Force est de constater tout de même, vu la profondeur du délit,  que ces individus ne sont pas fragiles des genoux. Bref…

Pour ce qui concerne le ski, 2 600 m de dénivelé positif sur 2 jours, une météo bien plus favorable que prévue, des vallons (le 1er jour) en neige dite « revenue » (elle était pas partie bien loin, quand même) pour le plus grand plaisir des spatules, une soirée au refuge avec un gardien jovial et visiblement heureux de voir du monde (18 personnes en tout) qui, pendant qu’on montait avait a priori commencé à assurer sa descente,  le privilège de profiter de ce magnifique sommet (le 2e plus haut des Pyrénées, tout de même) un bon moment tout seuls, une face sud, une fois enneigée, de grand ski, avant de retrouver les cratères à peine fondus dans la forêt et de réviser les conversions aval pour en finir. La terrasse en plein soleil d’un bar à Casteljon-de-Sos pour fêter la réussite de cette sortie et des paysages superbes sur la route du retour.

Dans le tunnel de Vielha, c’était annoncé « Lluvia a la salida ». On mit alors, pour la première fois, les essuie-glaces en marche.

Merci à A., C., J.-M., T. pour cette belle tranche de ski et de rigolade.

9 mars 2017: Tuc de Mulleres (3010m)

Dès le départ (entre Vielha et son tunnel), nous chaussons les skis sur une neige béton de chez béton, bien à l’ombre des falaises. Et plus on monte, plus sa brille, et moins les couteaux mordent. Plusieurs fois nous échangaeons les skis pour les crampons tant le terrain se montre hostile. Mais un ariégeois ne lâche rien, et nous finissons par nous hisser sur le dernier col, basculant au soleil. En quelques emjambées nous gagnons la cime pour nous y restaurer, face à l’impressionnante Maladeta. De l’autre côté, ce sont les Bessiberi qui s’élèvent, et plus loin encore notre cher Couserans, jusqu’aux 3000 de la Haute-Ariège. Quelle vue !

Pour la descente, après une traversée sur un neige toujours aussi mordante (les cares ont été mises à rude contribution), nous dévalons dans un superbe vallon où la neige décaillée est un régal à skier. Et les virages s’enchaînent à tour de jambes. Au-dessus, un hélico vient d'effectuer une dépose de 5 heli-skieurs… mais on a tout tracé devant euh ! Nananère ! Et nous les devançons jusqu’au bas du vallon tracant sur une neige vierge de tout passage.

Une bien belle sortie sur le Mulleres et ses 3010m. Le 3000 le plus oriental de la Maladeta. Merci Alain pour cette escapade aranaise.

Cyril

 

PS: Au vu du prix de la course en hélico, dérisoire, certains membres du groupe (je tairai les noms) ont évoqué le fait de mettre au programme cette activité, notamment au vu de la sécurité qu'elle propose (pas du tout pour la descente par contre...). 

 

Une belle sortie qui s'est terminée devant...

 

 

et on me signale deux individus qui se font très discrets sur les photos:

26 février 2017: Tuc de la Messe

«  au Tuc de la Messe

Tout à commencé par un rendez-vous à Engomer à 7 heures du matin heure matinale  , covoiturage jusqu’au Lac de Bethmale. En effet même si le lieu de la sortie était proche par contre sa longueur imposait un tel horaire. Vite équipés et vérification du DVA  nous démarrons à 7 heures 45 sans les raquettes laissées aux voitures sur le GR 10 (encombré de quelques branches au dessus du lac de Bethmale). Nous progressons sur un bon rythme jusqu’à la cabane d’Eliet et là nous prenons quelques minutes de pose. Nous mettons à partir de là  les crampons et sortons les piolets pour se diriger  vers le lac d’Eychelle (complètement glacé) et arrivons à la cabane d’Eychelle. A ce niveau deuxième pose. Puis reprise de notre chemin vers le col de la Crouzette où nous profitons d’une vue imprenable sur les sommets enneigés du Haut-Couserans, notre objectif s’offre à nous, le Tuc de la Messe. Malheureusement, nous n’avons pas pu le gravir pour cause de glace sous le sommet et nous renonçons vers 2300m après presque 5 h de marche. Nous faisons alors une troisième pose pour un repas bien mérité sous le soleil au pied du Pic. Il est temps de faire une très longue descente vers la voiture (1400 mètres de dénivelé). Je remercie tous mes copains de rando : Rémy, Christophe, Serge et Frédéric pour leur sympathie (même la météo était sympa). »

Hervé Larroque

25 février au 2 mars 2017: Raid à ski dans la vallée de la Clarée

Départ à l’aube de Saint-Girons pour la vallée de La Clarée, dans le Queyras. Quatre skieurs de rando : Catherine, Christian, Thierry, Emmanuelle, accompagnés de leur encadrant et chauffeur Jean-Michel. L’absence de neige passé Briançon fit regretter à certains de ne pas avoir pris leur bouée canard et leur VTT. Arrivés à Névache cependant, point de départ du circuit, nous pouvons partir skis aux pieds pour rejoindre le refuge de Laval à 10 km de là pour les deux prochaines nuits. On est déjà cuits, enfin moi surtout, mais soulagés d’apercevoir le refuge perché sur une petite butte. Accueil chaleureux, refuge très confortable et prisé. Nous croiserons là le 2e soir des gens extrêmement sympathiques qui, nous voyant tous les cinq si complices, la fatigue aidant aussi peut-être, nous affublèrent de liens familiaux plus ou moins cohérents. Dimanche matin, après vérification des DVA… « ah oui, tiens, et si je l’allumais en plus ? », nous partons skis et couteaux aux pieds à l’assaut d’une pentounète un brin verglacée et mesquine. Patatras, 1re glissade pour la novice, Emmanuelle, qui est fâchée avec les conversions. Thierry et Jean.-Michel. volent à son secours, J.-M. remontre la manip, ça passe. On sort du vallon côté ombre, le paysage s’ouvre, grand soleil, et nous poursuivons la traversée, puis la montée jusqu’au pic du Lac Blanc, sublime. On dépeaute et on descend une belle combe pour se sustenter à l’abri du vent, puis redescente au refuge Laval. Lundi, nous rejoignons le refuge des Drayères en passant par les Cerces, pitons rocheux escarpés sur le versant est. On dépeaute, belle descente, on repeaute pour passer le dernier col et basculer côté sud du refuge des Drayères. La neige recouvre tout… « Même la terrasse dis donc, incroyable… » ça n’empêche pas la pause. Et on profite car le temps va tourner, tempête de neige pour les deux prochains jours en gros. Chaque soir, vers 19h on écoute religieusement la météo. L’émission est brouillée, mais on a saisi l’essentiel, demain on va revoir nos ambitions à la baisse et ranger la crème solaire, les réservations s’annulent, nous resterons en comité restreint.  Mardi matin, visibilité réduite, un aller et retour sans dépeauter, visite d’un bunker « accroché à la colline » au retour pour les plus courageux (Catherine, Jean-Michel, Thierry). Mercredi, nous devions rejoindre Laval par le bien nommé col de La Tempête, que nenni ! Au grand désespoir des deux C, il nous faut une fois de plus revoir nos prétentions et descendre gentiment en fond de vallée. Arrivés à Laval dans la matinée, exercice DVA pour tout le monde le temps que ça se lève, et on repart pour une paire d’heures là où ça ne craint pas trop, histoire de se faire une descente dans les sapins. La neige s’avère lourde voire pire. De retour au refuge Laval, une mission récupération-de-polaire-abandonnée-par-le-boulet-de-service-au-refuge-précédent, moi, est lancée subitement, l’occasion de constater qu’il  neige à nouveau. Jeudi matin, nous quittons Laval pour rejoindre Le Chardonnet pour les deux dernières nuits.

Faux départ, C a oublié ses crampons… «Comment on peut oublier ses crampons ?! j’y crois pas, pouh… » , oh, il y en a bien qui ont oublié leurs crampons (enfin ceux de Denis), leur piolet (normal, c’est Thierry qui a porté le mien tout le séjour aussi), et leur thermos (enfn celui de Denis) ! Dont nous nous étions débarrassés la veille pour alléger nos sacs le temps de l’aller-retour en fond de vallée. Bref, nous rejoignons Le Chardonnet par la piste car la neige très lourde s’est bien accumulée et le parcours prévu devient périlleux. Comme nous le redoutions, le soleil est de retour mais après 2 jours de tempête de neige, il y a des plaques à vent partout, le risque d’avalanche est remonté, les gardiens du refuge nous mettent en garde vivement, pas question d’aller tenter un col ou un sommet avant 48 h. Du coup, retour au bercail deux jours plus tôt que prévu, dommage bien sûr car le cirque du Chardonnet est vraiment grandiose. Mais on reviendra.

Merci à Jean-Michel de nous avoir guidés toute la semaine, merci à tous pour votre patience et vos conseils avisés… et pour le travail sans relâche des abdos.

Emmanuelle

23 février 2017: Pic de Subescale

Pic de Subescale – 2436 m - depuis les granges de l’Espone

Chausse, déchausse, rechausse, déchausse, puis rechausse jusqu’au bout. Peu engageant ce vallon avec ses pentes sud où tout a purgé et ses pentes nord stabilisées mais qui restent parfois peu engageantes. Rajoutons à cela la couleur beigeasse de la neige due aux vents du sud et un ciel bizarrement voilé (pollution, écobuage encore magnifiquement maîtrisé, brume ? Les 3)… bref, peu engageant, on disait.

Malgré tout, une jolie balade à la montée, sous et sur des pentes soutenues (à faire donc par risque minimum) qui se sont laissées skier avec appétit à la redescente. Un petit « 1 000 » de dénivelé, mais pour nous trois seulement.

D.

18 février 2017: Pointe de Belcaire

Y’avait du (beau) monde à l’inscription de cette sortie. Il faut dire que la destination était plus qu’alléchante. Pour ceux qui connaissent ce versant, il offre un très vaste champ de neige se terminant par quelques goulets ludiques. Un régal vous dis-je.

Tout a commencé par un petit portage dans le bois de l’Artigue, charmant village ayant conservé son caractère, et qui ne compte plus qu’un couple d’habitants à l’année. Puis nous avons enfin pu chausser les skis, allumer les DVA… La check-list était composée (entre autre) de crampons et piolet, mais à mon avis, avaient été omis tronçonneuse et machette. Car en effet, l’Ariège est une terre qui ne se livre pas facilement… et les bois encore moins ! Mais ce bref passage nous a permis de déboucher au bas du vallon, y croisant 4 raquettistes et 5 skieurs ; tandis que 4 autres se trouvaient déjà bien au-dessus. L’Ariège, ce n’est plus ce que c’était ! Quel monde. Chemin et conversions faisant, nous élevant sous un soleil de plomb, nous avons attaqué la première difficulté. Un bon dévers en neige décaillée peu stable pour les uns, et une petite sommité pour les autres. Et puis, une magnifique ligne de crête ourlée d’une conséquente corniche pour tous. Ah que la montagne est belle ! Et là commence la longue remontée de ce vaaaaste champ de neige, jusqu’à la brèche. Le plus dur n’étant pas le dénivelé, mais probablement la chaleur accablante. Heureusement, derrière cette brèche s’est réfugié un air frais des plus appréciables.

Allez, un dernier effort, et, crampons aux pieds, nous remontons vers la cime, entre neige froide profonde et plaques de verglas. Un dernier bout à toute crête, nous demandant de poser une main et chacun peut se délecter du panorama, immense. Petit casse croûte et nous redescendons chausser les skis pour enfiler les virages dans une neige bien transformée. Plus bas, dans un goulet ombragé, la neige est restée froide et compacte, opposant des boules trop dures pour les spatules. Une jeune fille du groupe nous précédant en fera les frais (fracture tibia-péroné) et sera évacuée par le PGHM. Pour nous, encore un peu de ski avant de rencontrer à nouveau le cordon de forêt du matin, toujours aussi sauvage.

Au final, une superbe randonnée, alliant plaisir du ski et passages plus techniques, au cœur d’un cadre superbe, à deux conversions à ski du Couserans. Merci Alain pour ce voyage typiquement ariégeois.