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Fête de la Montagne 23&24 juin (sam., 23 juin 2018)
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UMEN, randonnée en Bethmale (sam., 09 juin 2018)
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Programme d'été (ven., 25 mai 2018)
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15  avril 2018 : Era Montanheta

Départ matinal pour rejoindre le Val d'Aran...Après tous les "ramassages", nous voilà neuf au départ de Borde de Lana, au dessus de Bagergue.

 

Un peu de neige pour chausser les raquettes...Cela ne dure pas longtemps!On déchausse pour un petit moment.

 

Ce coup-ci, c'est le bon, on peut repartir sur la neige pour remonter le vallon, qui doit nous amener à ce col...tout là haut, sous le "regard" bienveillant du Maubermé.

 

Le paysage est magnifique!!

 

Au début, la neige est"bonne", mais cela ne dure pas...

 

Plus on monte et plus la neige devient"dégueulasse"(n'ayons pas peur des mots!), et il faut que les "traceurs" se relaient.

 

La troupe, passablement exténuée, arrive, par l'arête, sur des pentes raides, au sommet de Era Montanheta, 2402m, et peut contempler, La Pincela !devant elle, là bas, loin, encore très loin!!!

 

Il est déjà midi et vu la difficulté de progression, il est sage de penser à s'arrêter.

 

Chance, en dessous du Tuc, une petite banquette à l'abri du vent, nous permet de déguster notre repas en toute tranquillité.

 

Descente sans encombre, à part quelques"trous'"chutesques", jusqu'à la Borda de Lana.

 

Le petit restaurant au dessus du parking "semble" ouvert...

 

Nous allons voir si le patron peut nous servir à boire...

 

Nous faisons alors la connaissance de Pedro, un viel Aranais, qui nous explique que "non ce n'est pas ouvert, mais qu'il veut, quand même nous offrir à boire". "Offrir" au sens propre du terme!

 

Nous passons un moment délicieux en sa compagnie.

 

Rendez-vous est pris pour y manger cet été, quand ce sera ouvert...

 

Françoise

 

2  avril 2018 : Mail de Bulard

“Long is the road”, man…

Je ne sais pas s’il y avait des adeptes de J.J Goldman (plutôt de Bob Marley ou des Clash…) mais je pense que le concept a effleuré tous les esprits : long, très long…Plus de 10 kilomètres de ski grandiose pour atteindre le Graal du jour, le sommet de la Mail de Bulard enneigée. Dix bornes de trace variée sur les flancs espagnols de la montagne, dix bornes de vannes et d’encouragements, au milieu des forêts et des pales douces du vallon de Horcalh.

Plus haut, les arêtes découpées à la lame du Pic des Cincles, les bosses lunaires du Sarrat blanc, les "monstres" coulées du Pic d’Orle font le spectacle.

Aujourd’hui sur notre versant, les conditions ne sont pas dangereuses et nos traces filent régulières jusqu’à la dernière pale où le vent nous saisit et nous catapulte tout en haut de la Mail.

Au sommet, nous allons y parvenir tous les dix… derrière le chaman d’Ercé et le président en super forme, tous chakras ouverts, parcourant les derniers mètres dans de dantesques rafales. Les plus légers tentant d’éviter le grand saut en face nord, bien ancrés aux bâtons.

Bises, accolades et vannes fumeuses ont exprimé la joie de chacun et le plaisir de tous d’être là ensemble, l’ivresse de partager ces moments tout au bout de notre Couserans, ensorcelés par la puissance du vent d’Espagne, chargé peut-être d’effluves de cannabis ici légalisé.

L’omni président a sorti ses chocolats, Pâques oblige, pour éviter le discours, ému d’avoir guidé ses 9 apôtres sans (presque) regarder le GPS. Les appareils ont claqué les photos du monde d’en haut, on est ici tout seuls.

Le décollage se fait face au vent. Plein gaz dans la pente : les fats en straight down, les autres en plus sage, avec davantage de retenue. Dans un sentiment d’équipée sauvage, nos 10 traces rayent les flancs de la Mail et s’entrelacent. Sous la bannière du CAF oubliés les statuts : ici plus de rasta, plus de punk, plus de fonctionnaire, de cameraman, de médecin ou autres, seul compte le plaisir de la glisse, la vibration des corps, l’émotion du vivant, comme une ultime chance.

La neige transformée nous dépose au fond du vallon…

Le groupe s’étire dans la forêt du retour. L’adrénaline retombée, chacun a rendez-vous avec lui-même. Il s’agit de retrouver un peu d’énergie avant les 3 kilomètres de remontée au Plan de Beret. Là, on pensera que c’était long, que c’était bon, mais qu’on n’y retournera pas de suite. Pourtant, quelques heures seulement nous séparent de ce goût du « reviens-y », de l’élan qui va revenir… jusqu’à la prochaine… 

« On the road again ».

Olivier

Merci à Denis omni président pour son projet et son coup à boire.

Merci à ma skieuse préférée de m’avoir rappelé qu’il n’y a pas que l’escalade dans la vie.

 

Photos: Muriel et Etienne.

1er avril 2018 : Pic de Bassibié

Ding, ding,dong, nous sommes de 1° avril, c'est Pâques et le soleil et la neige sont au rendez vous.

Nous sommes 9 cafistes à avoir rendez vous à Gourbit pour une rando raquette. Nous accueillons 3 nouvelles venues:  Nadine du CAF de Foix, Christine du CAF d'Agen et Laure qui a une carte découverte. Au départ, nous rencontrons 2 couples qui partent au restaurant à Niaux en passant par la montagne.  Nous, nous n'allons pas au restaurant , l'objectif de la journée est le pic du Bassibié à 2114m d'altitude. Dès le départ , la neige est là, il y environ 5 cm de neige fraîche tombée la veille.  Arrivés à la cabane d'Artax, nous apercevons les 2 personnes qui nous devançaient, en train de marcher sur le lac gelé (même pas peur!...). Ils font comme nous " le tour" mais visiblement pas le même tour que nous, car nous ne les reverrons plus. Nous attaquons la pente derrière la cabane, il y a quelques petits ressauts bien raides à franchir, mais avec les raquettes, ça passe.  Nous arrivons au sommet vers midi, la chaîne des Pyrénées est magnifique, encore toute plâtrée à cette saison.  Après le casse croute pris à l'abri du vent sur un banc de neige improvisé, nous continuons notre tour, sans les raquettes cette fois, par le pla de madame, les crêtes, le col de Lastris et le GR. Bravo à Laura, qui malgré un gros rhume a bien bouclé la boucle, et à Laure, dont c'était le dénivellé le plus important et qui est montée comme un cabri. Pour cette sortie de Pâques, point de cloche, oeufs, poule, poisson et autre lapin, mais la joie et la bonne humeur étaient bien là, il n'y avait qu'à entendre les "piaillements" du groupe (à la descente ...).  Merci à tous pour votre participation.

Evelyne

Photos Jean Christophe et Evelyne

25 mars 2018 : Pic d'Estibat

« Señor Météo tralala tralala …… ».

Heureusement qu’on ne l’a pas trop écouté, lui là !

« Les absents ont toujours tort. », n’est-il pas ? 

Les prévisions pas très optimistes ont eu raison de trois adeptes de la rando sèche, qui ont opté pour la grass’ mat’.

Toutefois, cinq courageux pleins d’ardeur ont (courageusement) bravé les éléments naturels, pas très déchaînés, pour être franc !

Nous sommes partis du Col de Port avec un peu de brume, rien de bien effrayant, direction le Pic d’Estibat.

Au moins vingt centimètres de neige fraîche immaculée nous attendaient.

Notre traceur (oui, oui, j’ai bien dit traceur et pas tracteur, quoique ….) s’est est donné à cœur joie.

Il faut préciser qu’il essayait un nouveau modèle de raquettes, et probablement que l’essai a été concluant !

Arrivés au sommet, après une montée bien agréable, pas un pet de vent, et de plus, quelques trouées dans les nuages pour apercevoir des versants bien plâtrés. Et même, du soleil ! L’eusses-tu cru ?

Descente pleine crête, en passant par le Turon Ner, pour arriver à une cabane à proximité du Gour du Souil. Et voilà, c’est l’heure du casse-croûte.

Quelques friandises, cookies apportés par JCLH (non non, pas Jésus Christ, l’autre), du chocolat par GG bien sûr, et un peu de requinquant à base de plantes du Maubermé (génépi), préparé par Françoise, pour terminer notre festin.

Et retour au Col de Port par le GRP « Tour du Pic des Trois Seigneurs », au moins cinq kilomètres de piste bien enneigée, en forêt. Quelques gouttes de pluie, nous ont laissé croire, un instant, que nous allions nous rincer. Même pas !

Et pour terminer, un chocolat « jusd’pommé » dans les faubourgs de Galas.

Une journée tranquilou bien sympa !

Gérard Carcy

10&11 mars 2018 : Weekend ski et cabane en vallée des Bésines

Weekend ski et cabane

Après avoir espéré voir le ciel bleu pendant l’approche en voiture, nous sommes partis à 4 pour la cabane des Bésines depuis le col du Puymorens (1917m). Longue approche jusqu’au pied du col de la Coume d’En Garcie (2534m), une voiture enfouie sous la neige, une première montée où nous pensons être arrivé, quelques raquettistes plus tard et enfin le col. Surprise, le soleil nous attend de l’autre côté.

 

 Descente jusqu’à la cabane des Bésines (1981m), le soleil finalement très fort et la neige déjà bien molle. Nous n’avons pas l’habitude de skier avec des gros sacs, doucement mais sûrement.

Pause pique-nique et déchargement des sacs à la cabane. Le lieu est magnifique au bord d’un petit ruisseau. Nous allons être bien installé pour notre première nuit en hiver dans une cabane, nos prédécesseurs ont laissé des matelas, un lit de camp et un petit mot : « Amis bergers merci pour la cabane, nous comprenons mieux l’utilité du lit de camp après avoir partagé la nuit avec une charmante famille de souris ».

Nous déjeunons sous le soleil, Corine utilise sa montre comme thermomètre résultat : 25°C ! Soupe en perspective pour l’après-midi.  Départ plus léger pour si possible grimper le Pic des Bésineilles (2632m). Après une marche d’approche dans les sapins, nous arrivons au col. S’en suit une lutte contre de bonnes rafales de vent qui nous déséquilibrent. Nous ne nous attardons pas au sommet pour regarder la vue et repartons aussi sec. Descente sans encombre et ramassage de bois avant d’aller s’installer pour la nuit dans la cabane. Nous n’aurions pas pensé à prendre une scie heureusement que Cyril et Corine sont là J.

 Soirée au coin du feu, vin chaud, saucisson, patates et…séchage de chaussettes. A écouter l’eau qui tombe sur le toit de la cabane, nous nous demandons s’il ne faudra pas rentrer plus tôt que prévu le lendemain. Heureusement, nous nous réveillons sous un beau soleil avec une neige bien gelée qui nous oblige à mettre les couteaux pour l’ascension du Pic de Lanos (2660m). Petit cours de conversion sur neige glacée pour nous qui n’avons pas l’habitude, et c’est parti jusqu’au sommet. En haut, la vue en vaut la peine. Nous avons un très bon guide qui en profite pour nous faire découvrir les sommets ariégeois visibles et faire de magnifiques photos.

Descente à la cabane, pique-nique puis ultime ascension (cette fois-ci sans les couteaux) jusqu’au col d’En Garcie. Le soleil est toujours là mais les jambes un peu moins pour les non aguerris que nous sommes (Sébastien et moi). Nous arrivons au col et re-descendons jusqu’à la voiture bien contents de notre petite escapade.

Un grand merci à Cyril et Corine, ce week-end aura été pour nous le premier en ski de rando en cabane, la première fois que nous mettions des couteaux et que nous découvrions ce coin d’Ariège. Mais ce n’est qu’un début, loin de nous avoir démotivés, vous nous avez mis le pied à l’étrier.

Susie

 

Photos: Cyril

10 mars 2018 : Pla de Montcamp

Il est 9H10 quand nous quittons  le parking de Gesties, dans la bonne humeur habituelle et sous un beau soleil. Nous chaussons  les raquettes,  après  le col de  Gamel , sur les crêtes de la Bède,    le vent  fait son apparition. Les rafales enregistrées par Norbert et  son anémomètre atteindront  45 à 50 kilomètres/ heure au sommet ;  A l'abri  derrière  les rochers du Pla de Montcamp, nous prenons l'apéro suivi du casse croute accompagné de beaucoup de rires et de blagues.  Après avoir refait le monde, il faut refaire le chemin en sens inverse pour  rejoindre Gestiès. Nous  prendrons  Le pot de  l'amitié chez  Evelyne. Merci à tous ceux qui ont participé à cette sortie.                                                                                                                  photos  :   Norbert  Tognet

24 février au 3 mars 2018 : Abriès: séjour ski

Journal de bord de Muriel

 

Jour 1 : samedi 24 février

Départ de la gare de St Gi à 8h00. Arrivée à Abriès au gîte de l'Ancolie bleue à 18h30.

Dicton : Dans le Queyras, tu ne dois pas confondre la météo avec le temps qu'il fait.

 

Jour 2 : dimanche 25 février

Départ vers le sommet de la Colette de Gilly. Descente sur Valpreveyre. Pique-nique. Le groupe se scinde en deux : un fait le chemin inverse et l'autre descend une piste pour arriver au départ de la navette qui revient au village. Distance parcourue : 10 km dénivelé + 925m -830m.

Dicton : S’il y a 50 cm de poudre dans les mélèzes, laisse passer les garçons pour faire la trace.

 

Jour 3 : lundi 26 février

Départ d'Abriès pour Aiguilles à 5 km. Montée au Col de la Lauze.

Distance parcourue : 12 km dénivelé + 1100m -1100m

Dicton : Quand tu peux faire des virages dans la poudre comme les  « pros », ne te gêne pas.

 

Jour 4 : mardi 27 février

Un groupe part skier sur les pistes de ski de fond jusqu'à Monta, un autre monte en ski de rando dans le secteur du pic de la Gardiole et du Mourre Froid depuis Gaudissart.

Distance parcourue : 14 km. 1100 de D+ pour les randoskieurs.

Dicton : Chacun fait fait fait, c'qui lui plaît plaît plaît....

 

Jour 5 : mercredi 28 février

Départ du pont de Lariane à Fontgillarde. Pendant que Denis et Jean-Michel vont déposer une voiture à Saint Véran, on regarde un musher et  sa meute de chiens se préparer pour une rando.

Montée au col du Longet, pique-nique, descente à la chapelle de Clausis et arrêt pour un exercice DVA. Puis remontée au refuge de la Blanche (2500m).

Distance : 10 km. Dénivelé : 1000m

Dictons : Quand on n'y voit pas à 2 m, et que l'ouvreur tombe dans un trou, faire un petit écart pour éviter de lui tomber dessus.

Quand on fait un exercice DVA, chercher les victimes ensevelies, mais ne pas négliger celle qui est visible et qui est en train de s'étouffer dans la neige.

 

Jour 6 : jeudi 1er mars

Départ du refuge de la Blanche et descente sur Saint Véran par la piste de ski de fond.

Distance : 10 km dénivelé -534m.

Dicton : Quand tu ne peux pas monter, tu descends.

 

Jour 7 : vendredi 2 mars

Certains vont skier sur piste, d'autres vont randonner avec leurs skis et d'autres coincent la bulle dans le gîte.

Dicton : Quand t'as le choix, tu choisis !

 

Jour 8 : samedi 3 mars 

Retour à la maison.

Dicton : Quand tu ne sais pas quoi dire, tu te tais.

 

Merci à Jean-Michel de nous avoir fait découvrir une jolie région.

Je garderai en souvenir de ce raid le calme et l'attention de Denis, les « allez moi j'y vais ! » de Catherine, les bobos de Thierry, la bonne humeur de Christian, la pile attitude d'Emmanuelle, l'énergie et la sympathie de Corine.

Merci à Valérie et Philippe pour leur accueil et leur cuisine délicieuse.

Muriel

 

 

Et comme il vaut parfois mieux croiser les regards...

Voici le compte rendu de Denis:

 

« La neige, elle est trop molle ! » 

Abriés, petite bourgade du Queyras, perchée à 1500 m d’altitude, 306 habitants en 2015 (hors vacances scolaires) et qui a placé Mélenchon en tête au 1er tour de la présidentielle de 2017 avec 33,19% des voix. C’est celui qui dit qui est Wiki ! Côté ski, un terrain de jeu immense et varié. Pour toutes ces raisons, donc, une bonne pioche pour un séjour, une bonne idée de Jean-Michel qui connaît bien le secteur.

Encore faut-il que la météo soit complice, et là, force est de constater que les 8 mécréants venus pour griffer la poudreuse devaient en avoir fait pour mériter ça. Du glacial, du jour blanc, de la neige qui se ramasse elle aussi à la pelle, et donc, un manteau neigeux ou plutôt un édredon neigeux des moins sûrs, obligeant le BRA armé de Météo France à plafonner à 4 tout au long du séjour. Ajoutons à cela une collective connectée, faisant saturer les sites météos entre l’heure de l’apéro et le coucher, et on comprendra, pour plagier un auteur célèbre « l’angoisse de l’encadrant du CAF au moment de mettre les peaux sous les spatules ». Où aller ? Que faire ? Comment rassurer, comment convaincre ? Bel exercice de gestion de groupe en perspective. Voilà pour l’ambiance générale.

 Le programme initial est donc, sécurité oblige, revu à la baisse, et le froid polaire ressenti achève certaines ambitions. Malgré tout du beau ski par intermittence dans parfois  « trop de neige », formule que je ne pensais jamais avoir à employer, et une carte large pour les 8, offrant des échappatoires au menu imposé. Donc, ski de fond ou de piste, en lieu et place de ski de rando ; rendez-vous pour la bière ou la crêpe ! Un départ un jour avant pour chasser et croiser les Marseillais empégués comme nous sur la route enneigée et retour à St-Girons où il fait 20 degrés à 19h. Soit (suivez un peu !) une amplitude thermique de 40 degrés en 3 jours…

Sinon, pour ma part et en vrac, il y a eu : les Crocs grises ou blanches du gîte selon l’étage (merci à Valérie et Philippe pour leur accueil à « L’Ancolie Bleue »), l’animation toute Patricksébastiennesque du samedi soir avec béret et accordéon, suivi d’un concert en flatulences mineures dans le dortoir, tout en convivialité, de la part de collègues savoyards (la grande classe), les différents élixirs apéritifs ou digestifs, les « Pour demain, ils prévoient quoi ? », la bonne adhérence des Alpin5 sur route enneigée, 2 chutes (ça, ça faisait longtemps), le brassage dans la neige lourde façon yaourt bulgare, la parité parfaite du groupe (y compris au niveau des vannes, parfois), et comme toujours tous les hauts et tous les bas de ce séjour.

Denis

3 mars 2018 : Raquettes de nuit Col de la Core

Une soirée vouée entièrement à la découverte, ludique et dès la nuit tombante, tel était le

but d’une telle balade.

Il est 19h30 quand tout le monde s’apprête, sans oublier les lampes frontales mais dans la poche

de chacun, le ciel est comme souhaité tout étoilé.

Les premiers hectomètres ont un peu souffert de la douceur quasi printanière des dernières 48 heures, les raquettes se laissent porter pour rapidement regagner leur place de prédilection et

enfin fouler la neige. Les yeux se sont déjà accoutumés à la vision nocturne, la lueur montante de dame Lune donne au Cap Ner et à la Pène rouge du relief dans leurs falaises.

Le dernier lacet passé, le Col de dessine facilement, la lueur monte en intensité et la lune se laisse

apercevoir enfin, inondant toute la basse Ariège de sa lumière à peine voilée. Un grignotage léger

sur le Col…on ne s’éternise pas, une petite « risée » pas si agréable que cela nous oblige au demi-tour, le cordon des noctambules s’étire, chacun y va de son pas avant de partager ensemble ses

sensations au point de départ initial, le Lac de Bethmale.

Mais point de séparation, tout le monde se retrouve à Castillon autour d’une table pour terminer

cette bien sympathique soirée par une auberge espagnole.

Un grand merci aux 4 cafistes et 6 cartes découvertes d’avoir su profiter de ces instants simples.

Émile.

Photos : Émile.

3 mars 2018 : Cap de Gauch

Six, sept, six !

Ques aco ?

Nombre : au départ, au sommet du Cap de Gauch, à l'arrivée. Un peu comme l'autre avec la multiplication des pains, à part que là c'est une addition.

Six au départ dans le camion de GG (bientôt, il faudra une remorque) pour rejoindre sans encombre le parking de L'Osque du Couret où il n'y a pas foule.

Pourtant, la journée s'annonce radieuse (et elle sera venteusement radieuse!).

Quelques hectomètres sur la piste, raquettes sur le sac à dos.

Certains chambreront un peu le trio de tête, à cause des couleurs de leurs tenues vestimentaires (jaune, noir, rouge), comme s'il s'agissait des Dalton, sans Joe !

Nous quittons la piste au niveau de la barrière, puis le sentier en forêt nous amène jusqu'à la Cote de Roc, où après avoir crêmé et lunetté, nous chaussons les raquettes.

Une belle neige bien lumineuse, mais pas immaculée, nous ne sommes pas le premiers à l'avoir foulée. Tant pis.

GG mène la danse jusqu'au Col des Consires où nous passons la corniche à un endroit où ce n'est qu'une cornichette (en fait, une marche de 50 cm).

Et là nous rencontrons un gars qui me dit « Salut Gérard » .

Hervé L, puisque c'est lui, avait aussi décidé d'aller au Cap de Gauch, mais depuis Le Couéou en passant par la cabane du Piéjau.

Après quelques palabres, nous voilà partis vers le col de Grataux, puis la montée finale vers le Cap de Gauch.

La neige croûtée porte très bien, excellent pour les raquettes.

Une petite brise, fraîche, nous évite de trop transpirer.

Arrivés au sommet, les photos, quelques coups d'oeil sur la chaîne bien enneigée et toujours aussi belle, et puis nous décidons de rejoindre le rocher de Peyre Nère pour essayer de trouver un brin d'abri pour casser la croûte.

Et ensuite la descente, la bise à Hervé au Col des Consires.

Il ne faut pas trop tarder, car « il y a une vie après la rando ! ».

Un pot à Castillon, presque comme d'hab, et nous voilà revenus à St Gi où il n'y a pas de vent et il fait 16°C. Le printemps, quoi !

Merci à tous mes compères du jour.

 

Photos de Evelyne et Gérard.

24 février 2018 : Col d'Auédole- Etang d'Ayès

Au départ du lac de Bethmale, il faisait une petite fraîcheur, ce samedi matin. Mais le soleil montrait déjà un bel enthousiasme que nous partagions avec lui. L’autoroute (la route forestière du Mount Ner, en fait) a été préférée au GR10 pour le début de notre cheminement, raquettes aux pieds dès le départ. Le GR10, nous le retrouverons lorsqu’il recroise la piste à 1398m.

Et à partir de là, notre progression va être sérieusement ralentie par la pente tout d’abord, mais aussi par une neige profonde (des gobelets, on se serait cru entrain de grimper  la dune du Pyla en raquettes !). Certes, il y avait la trace d’un skieur (un courageux), mais ça nous a juste servi à rester sur le tracé du GR, sans plus.

Arrivés à la cabane d’Eliet, une superbe vue sur les sommets environnants bien plâtrés de blanc, notamment sur le modeste Tuc de La Seube (2096m), but initial de la randonnée du jour. Mais le franchissement de la coriace corniche du col d’Auédole nous a invités à revoir nos ambitions à la baisse. Il était midi passé lorsque nous nous sommes débarrassés, non sans mal, de cet obstacle. La sagesse nous a dictés un casse-croûte juste après cet effort. Donc, Tuc de La Seube, une prochaine fois !

Nous sommes ensuite allés rendre une petite visite de courtoisie au bel Etang d’Ayès (vous en jugerez sur les photos !). Pour l’atteindre, une belle neige immaculée et profonde à souhait, heureusement légère.

Puis le retour par le cirque de Campuls pour reprendre l’autoroute.

Même si le but initial n’a pas été atteint, nous avons composé et évolué dans des paysages recouverts de neige fraîche qui rendait la lumière du soleil encore plus éclatante.

Merci à Nicole, Laura et Carole de m’avoir accompagné (et aussi fait des traces !).

Photos de Nicole et Gérard.

Gérard

23 février 2018 : Tuc du port de Vielha

Au départ de la rando, nous sommes les premiers. Et pourtant, il n’y a pas de place pour se garer car la neige obstrue tout sauf le mince ruban de bitume qui dessert les ateliers de la DDE locale. On serre bien à gauche et droite mais… suite de l’histoire plus tard.

Ce matin, ça pique bien et le thermomètre est bien en dessous de zéro. Heureusement, Julien donne un bon rythme et nous nous réchauffons vite dans la forêt dont les sapins ploient sous les monceaux de neige. En levant les yeux, de toute part les faces sont très chargées et étincèlent. On se croirait au milieu de faces himalayennes parées d’ice-flutes géants. A la sortie de la forêt, nous effectuons une pause à la cabane de Pontet où nous rejoignent les premiers rayons de soleil. Ça fait un bien fou ! A peine plus loin, le pont de bois est recouvert de neige, pratiquement jusqu’au garde-corps. C’est dire si de le neige… il y en a !

Toutefois, un premier, rapidement suivi d’une demi-douzaine d’autres, surfeurs dévale les pentes vierges jusqu’à nous. Pas d’erreur possible, ça sent l’héliski à plein nez. 2 minutes plus tard, l’hélico fait son show… Vive le val d’Aran !

Nous nous écartons rapidement de ces relents de kérosène pour tracer (enfin, surtout Julien) dans la virginité de la profonde poudreuse froide et légère qui jonche le sol. Cap amount, nous nous élevons dans un paysage dantesque (et oui, encore une fois) où les sapins peinent à émerger de la ouate blanche et où les falaises sont plâtrées comme jamais. Chemin faisant, nous gagnons le port de Vielha, non sans avoir eu pour écho par deux fois les aboiements d’un chien invisible. Je me comprends. La montagne est vivante. Au col, immense vue sur le sud. Une vue qui ne cesse de croitre au fur et à mesure que nous nous élevons vers le pic du port de Vielha. Les Encantats d’un côté, avec entre autre le Montardo ; Maladeta de l’autre, et bien sûr l’Ariège !

Repas vite avalé, et descente. Sur les œufs pour commencer, car la calotte sommitale est hérissée de boules de glaces prêtes à faire le moindre croc en ski. Et là, une fois n’est pas coutume, notre Jean-Marc essuie un nouveau souci. Pourtant, cette fois-ci il a des skis neufs, et des chaussures neuves. Mais… il y a toujours un mais. L’une des chaussures ne cesse de déchausser. Quelques lacets plus tard, le verdict tombe : fixation trop éloignée du talon. Un peu de mécanique, et Jean-Marc nous dépose tous dans la pente suivante avec son style si fluide et rodé. Et dire que pour une fois on a failli devoir l’attendre en descente ! Passée la première combe et sa neige convenable, nous gagnons le vallon de montée où là… Laissez-moi vous rappeler que la veille, la neige était excellente. Mais ici, elle est encore mieux. Parfaite ! On s’en gave sans s’en rassasier, à louvoyer entre les sapin et ondulations du relief. Une descente de fou. Une de celles que parfois on n’a même pas l’occasion de vivre ne serait-ce qu’une fois au cours de l’hiver. Arrivé en bas, y’a pas moyen de repartir comme cela. Il faut une seconde tournée ! Alors on reprend le profond rail de la montée pour regagner un peu d’altitude. Et chacun s’en remet une dose. L’extase. On en profite encore un peu jusqu’à la voiture.

Et là, suite de l’histoire du départ. Et bien 4 voitures française, 4 sabots ! 40 euros par véhicule svp. Merci, et bon séjour en val d’Aran.

Morale de l’histoire : T’as pas les moyens de te payer un hélico ? alors va garer ton tacot et prends un sabot !

Cyril

22 février 2018 : pic de Pouyaué et Cap de la Pène de Soulit

La journée est annoncée nuageuse en matinée, puis radieuse. Nous nous élançons vers le Pouyaué (2062m), conformément aux prévisions, dans un voile de nuages, nous souffletant à la figure quelques flocons en guise de bienvenue. Cependant, plus nous nous élevons, et plus la densité des masses nuageuses se fait sentir. Les distances de sécurité nous permettant tout juste d’apercevoir le skieur qui nous précède. Et cela ne semble changer, malgré les bourasques de vent. Statu quo au sommet. On attend l’éclaircie de midi prévue par la météo ? On reste là à se momofier sous l’emprise de la bise ? C’est finalement Jean-Marc qui ouvre le bal, avec un nouveau ski (le précédant a été cassé au Marcadau, mais il en avait un de rechange !)… mais avec le crochetage arrière de la chaussure qui vient de lâcher. Décidément… Réparation de fortune qui n’handicape pas tant que ça ce skieur émérite. C’est lui qui ouvre le bal de la descente où la visibilité réduite à une vingtaine de mètres n’incite pas à se lâcher. Régulièrement nous effectuons des pauses afin de déterminer la bonne direction, au bénéfice d’une trouée de… 30m. plus bas, enfin nous passons sous le plafond nuageux et chacun lâche les watts dans la descente sur la cabane. Abri idéal pour se restaurer. La dernière partie, mi croutée mi poudreuse requiert une vigilance de tous les instants pour ne pas finir au tas. La voiture est ralliée à 13h.

Il est vraiment tôt et la pente d’en face, plein nord, arbore de magnifiques arabesques trahissant la présence d’une poudre merveilleuse. Et ce, d’autant plus que le ciel vient de se déchirer intégralement, se parant d’un bleu éclatant.

Ni une ni deux, 5 minutes de voiture plus loin, nous repeautons pour monter au Cap de la Pene de Soulit (2031m). Montée rapide, électrisés par l’idée de la descente. A l’image de ce que nous imaginions, la descente est… excellente. De la poudre comme la saison hivernale n’en réserve que quelques jours par an. Un délice d’ivresse. Difficile de stopper sa course tant les sensations sont bienfaisantes… On en redemanderait presque, mais il se fait maintenant un peu tard. Nous laissons donc derrière nous de magnifiques signatures toute en courbes à l’homogénéité parfaite. Vraiment, il aurait été fort dommage de s’arréter à la première partie.

 

Cyril

22 février 2018 : Col de L'Arraing - Formation pratique DVA

Nous étions six pour cette journée de « Formation Pratique DVA ».

Départ de l’ancienne gare de St Girons, tous réunis dans la voiture de GG.

Notre encadrant Gérard a choisi la cabane du col de l’Arraing afin de nous former aux bonnes pratiques du DVA.

Au départ du lavoir de Balacet, nous testons les DVA et partons vers la cabane.

Quelques flocons nous accompagnent, mais malgré le froid, après quelques efforts, la chaleur nous envahit.

Nous chaussons les raquettes à la sortie de la forêt.

Nous arrivons à la cabane, où nous déposons nos affaires, et nous commençons lpar un peu de théorie sur la pratique DVA et les avalanches, suivie d’explications sur la recherche de victimes d’avalanches et améliorée par les gâteaux aux citrons de Corinne.

Nous sommes ensuite partis sur « le terrain » afin de mettre en pratique avec toujours de beaux flocons et un froid tenace qui nous accompagnaient.

Nous avons dans un premier temps réalisé les recherches « monovictime » en groupe, puis en solo et chronométré. Le but étant de trouver « la victime » en moins de 3 minutes. Et il faut dire que 3 minutes ça passe vite !

Aux  alentours de 13 heures, nous prenons la pause afin de reprendre des forces !

GG nous a préparé un joli petit feu dans la cabane qui ravive tout le monde !

Et nous repartîmes sur le terrain pour mettre en place la recherche « multivictimes », accompagnés cette fois de quelques rayons de soleil plus qu’agréable !

Quelques péripéties entre GG et ses raquettes, nous auront permis de prendre plusieurs fous rires et de rendre cette journée encore plus ludique !

Après quelques bavardages, et en espérant tous que ces exercices restent toujours des exercices, nous prîmes le chemin du retour ainsi qu’un un pot à Castillon en débriefant sur les JO !

Merci à Gérard d’avoir rajouté cette journée de formation non prévue à la base afin de nous permettre à tous de continuer nos belles randonnées hivernales !

Laura

17 au 19 février 2018 : Raid à ski dans le massif du Vignemale

Samedi :

Repas sur le pouce au Pont d’Espagne, à l’abri de… la pluie. Housse anti pluie et départ vers 11h20. Il fait très doux. Plus nous montons, plus cela s’éclaircit, mais le soleil reste caché et les sommets complètement accrochés (plafond bas). Arrivée au refuge, déception : il est vétuste, humide, froid. Le poêle tourne au ralenti. Notre chambre est au-dessus de la salle à manger, donc peu humide. Ce qui n’est pas le cas de l’autre, à l’autre bout du bâtiment : l’eau ruisselle sur les murs.

On regrignote un bout, on vide les sacs, et l’on attaque la montée vers le Soum de Bassia. On suit une trace raide dans les sapins avec une alternance de soleil et de brouillard, avec même de la neige, voire de la neige fondue par moments. Toutefois, cela se lève un peu et puis…  se rebouche très vite. Aucun espoir. On stoppe au lac du Pourtet alors que la visibilité s’est réduite grandement et que l’on ne distingue même pas les crêtes qui nous entourent. Descente dans un léger jour-blanc. La neige est très dure à skier. L’humidité tombée à la montée a recrouté sensiblement la surface. L’attention est maximale pour éviter le mauvais déséquilibre et la chute. C’est une neige « pédagogique », réduisant le plaisir de la glisse à… presque rien. Heureusement, un peu plus bas elle est plus souple et les spatules tricotent entre les sapins, chevauchent les ponts de neige sur le torrent. Mais gare ! Le relief tourmenté cache des pièges. Christian en fait la découverte en finissant dans un trou de 2m de profondeur et 1,5m de diamètre en voulant m’éviter alors que mes skis ont empalé un rhododendron. Sacrée chute ! à peine plus bas, c’est Thierry qui termine sa course dans un sapin, les skis accrochés en l’air dans les branches alors que le casque est planté dans la neige. Un retour épique au refuge…

A peine arrivons-nous que la neige commence à tomber.

 

Dimanche :

La première chambrée n’a pas fermé l’œil de la nuit, avec 3°C dans la chambre, 3 couvertures chacun et une humidité détestable. Au petit déjeuner, ça fulmine…

Les prévisions annoncent une journée ensoleillée. Nous partons sous des cieux radieux, avec un beau lever de soleil qui embrase les crêtes. Il fait -6°, quelques centimètres de neige froide recouvrent un fond dur : la progression est excellente sur ce velours. Cependant, rapidement « l’âne » se forme sur la Pique Longue du Vignemale… signe de mauvais temps. Nous remontons paisiblement notre vallon par les lacs d’Opale, sur une neige absolument vierge. Toutefois, derrière nous un front nuageux s’élevant de la vallée se rapproche inexorablement. Une fois parvenus au col d’Aragon, le sommet est tout juste là, mais invisible. Et nous prenons de plein fouet le front nuageux. Vent violent et visibilité nulle nous incitent à battre rapidement en retraite, par là où nous sommes venus. La descente se fait dans le jour-blanc, à petite vitesse et grande concentration. C’est bien dommage car la neige est très bonne… mais ce n’est pas tout, car maintenant une pluie verglaçante s’abat sur nous, nous transformant en bonshommes carapacés de glace. Toute la suite de la descente n’est que jour-blanc, jusqu’au refuge (14h15) où nous sommes toutefois heureux de trouver le petit poêle timoré qui tressaille dans un coin de la pièce principale. L’après-midi est longue et quelque peu amère. Rappelez-vous, la météo nous donnait du soleil toute la journée avec un iso zéro à 1000m. Nous avons pris… tout le contraire : nuage, pluie à 2700m. Allez comprendre !

Pire, en milieu d’après-midi, les flocons tombent dru… sans faiblir. Le soir, il y en a déjà 15cm. Alors, quand à 16h le bulletin météo tombe, nous sommes perplexes : « 15 cm de plus dans la nuit ; et 35 cm demain dans la journée ; et comme ça deux jours de plus ». La décision est prise de battre en retraite dès le lendemain matin.

 

Lundi :

Au réveil, nous sommes à 35 cm tombés dans la nuit. Soit plus du double de l’estimation des prévisions météo. Et ça continue… Non, vraiment les prévisions ne sont pas fiables. Avec tant de neige, il est impossible d’avancer pour redescendre tant la pente n’est pas suffisante. Jean-Marc, se fait d’ailleurs piéger par le relief et y laisse… un ski. Plié à angle droit. Nous sommes obligés de repeauter pour pouvoir nous mouvoir dans cette ouate épaisse alors que les flocons ne cessent de nous assaillir par le haut. Le retour est long et poussif, mais l’ambiance est « dantesque ». Les masses de neige qui recouvrent tout sont de toute beauté. Au Pont d’Espagne, les voitures ploient sous des monceaux de neige et il faut pelleter énergiquement pour les débloquer.

Bilan de l’histoire : pas assez de neige : pas de ski. Trop de neige… pas de ski non plus.

Cyril

 

 

18 février 2018 : Montagne d'Areng et Montagne du Pin

Nous partîmes à six (équité respectée (50/50))avec tout le matos dans un seul véhicule, serrés comme des sardines.

La rando débute tranquille à 8h55 sous un ciel d’azur jusqu’au sortir de la forêt. A partir de la cabane d’Ardengost, la pente se redresse fortement jusqu’à la crête menant à la Montagne d’Areng. Là, le ciel s’emboucane rapidement annonçant une dégradation météo.

En effet, le vent et la neige nous attendent au sommet où l’on ne s’attarde pas préférant un endroit plus abrité pour le déjeuner où une surprise sucrée préparée par Isabelle nous attend.

La descente s’effectue par un itinéraire différent accompagnée tout le long par la neige qui ne cesse de tomber. Arrivée au véhicule à 16h03.

Dénivelé cumulé 1250 m et une distance de 14 Km.

Photos Véronique, GG, Gérard

 

GG

4 au 8 février 2018 : Séjour raquettes Massif du Sancy

Dimanche 04/02/18 Puy de L'Aiguiller- Lac de Servières en boucle depuis le Col de La Croix Morand

Le réveil, est mis à 7H ce dimanche 4 février,  jour de notre première rando du séjour. Un copieux petit déjeuner est pris en lorgnant vers la fenêtre, le temps n'est guère encourageant, la neige est là en abondance, mais la visibilité ne dépasse pas10m. Mais en tant que cafistes venus pour en découdre, nous enfilons quand même nos godillots et, raquettes aux pieds, nous voilà partis. Ce sont les GPS qui nous guident jusqu'au Puy de l'Aiguiller car la visibilité est nulle et les repères rares sur ces plateaux dénudés. 

La brume se lève petit à petit vers 11H, pour laisser apparaître le soleil, alors que nous descendons vers le magnifique lac de Servières qui est gelé par endroits. Nous mangeons tranquillement à la terrasse d'un chalet inoccupé. Le retour s'effectuera en boucle par la station de Pessade et le Puy de la Védrine. L'arrivée au col de la croix Morand où le buron du col de la croix Morand nous attend se fait encore dans le brouillard et sous la neige. Le vin chaud et la truffade viendront nous réchauffer ce soir là.

Evelyne.

Lundi 05/02/18 Cascades du Queureuilh et du Saut du Loup- Lac de Guéry en boucle depuis le Col de La Croix Morand

Départ du col de la Croix Morand.

Purée de pois, neige et vent! La totale!

Nous nous mettons quand même en route vers la cascade de Queureuilh.

Malgré le mauvais temps les appareils photos crépitent, car la glace est photogénique!

Nous poursuivons vers la cascade du Saut du loup en aller retour. Elle aussi vaut le "détour"!

Ensuite c'est la remontée vers la Ferme de Guéry où nous mangeons, en lisière de forêt, "vite fait", car ça "pèle"rudement!

Tous gelés, nous descendons vers le lac de Guéry, invisible sous la neige, et le paysage est toujours aussi bouché!!

Nous suivons la route, puis nous remontons par la forêt jusqu'au col de la Croix Morand.

Pas mécontents d'arriver au chaud pour nous sécher, nous doucher, ou boire un coup suivant les goûts...

Heureusement le gîte est très agréable.

Françoise.

Mardi 06/02/18 Le Salon du Capucin- Station du Mont Dore en boucle depuis Le Mont Dore

Nous avions prévu de randonner à partir du col de la Croix Morand et de ne descendre en voiture vers le gîte des Hautes Pierres que le soir mais le temps couvert et la neige tombée pendant la nuit ont chamboulé notre plan de campagne... En montagne la météo est reine !

 

Après le petit déjeuner copieux du buron du col et une petite séance de pelletage pour enlever les congères que le vent avait déposées devant les voitures, nous sommes descendus au gîte des Hautes Pierres et avons consacré la journée à explorer le chemin d'accès vers le Puy de Sancy ce qui était plus ou moins le programme du lendemain.

 

Montés, raquettes aux pieds par le chemin des Vergnes et le hameau de Rigolet Haut, nous arrivons en milieu de matinée à l'entrée des pistes de ski de fond du Capucin où un péage barre l'accès du GR30 qui aurait pu nous amener sur les crêtes au dessus de la station du Mont-Dore.

 

Après discussion avec la gardienne du péage nous décidons, en bons raquetteurs refusant de se faire racketter, de redescendre dans la vallée de la Dordogne par le chemin des Médecins.

Nous faisons une dernière tentative pour rejoindre le GR30 en prenant le sentier qui monte à l'altitude 1237 mais la quantité de neige et la raideur de la pente rendent la montée dangereuse et nous faisons vite demi tour.

 

Nous déjeunons sur une table de picnic et repartons pour la station du Mont-Dore. 

Nous passons le refuge CAF du Chalet du Sancy fermé cet hiver et allons repérer, de loin, le Val de Courre qui aurait dû être notre chemin d'accès au Puy de Sancy et rentrons au gîte par le Chemin des Artistes...

Eric.

 

Mercredi 07/02/18 La Banne d'Ordanche en boucle depuis le lac du Pré Cohadon

Le thermomètre frôle les -13° ce matin au Mont Dore, le blanc neige, le blanc brouillard est toujours d'actualité! Les 2 plus frileuses préfèrent une journée "emplettes" à Mont Dore, nous sommes donc cinq à aller tester le "ressenti" au sommet de la Banne d'Ordanche.  Nous partons du lac du Pré Cohadon, passons par la petite station de ski de fond, traversons forêts toujours aussi majestueuses et puis entreprenons la montée jusqu'aux 1512mètres de la Banne d'Ordanche d'où paraît-il le panorama est époustouflant... Pour le coup ça sera blizzard, brouillard, doigts et barbes gelés. La prudence est de rigueur pour redescendre, il faut faire des traces de plus en plus profondes (merci aux traceurs!), et les GPS font leur boulot pour nous indiquer le passage. Le plan B est rapidement mis en oeuvre et nous nous retrouvons attablés devant le menu du jour chez Toinette.

Nicole.

Jeudi 08/02/18 Rocher de l'Aigle- Roche de Vendeix depuis Le Mont Dore

Encore une journée fraîche et sans soleil !

Qu'importe, pour ce dernier jour, nous partons vers le Rocher de L'Aigle (pourquoi « rocher » ? en fait, il s'agit d'un replat patatoïdal) et la Roche de Vendeix (qui elle, est composée d'orgues basaltiques).

Les forêts composées d'épicéas et de hêtres sont magnifiques sous la neige et le givre.

De même, les compositions crées par l'eau et le gel, accrochées sur les branchages au dessus de ruisseaux sont féeriques.

Au détour du hameau de Vendeix Bas, un border collie, très joueur, fait le choix de nous accompagner sur une bonne partie de la rando. Il faudra qu' Evelyne le persuade de s'en retourner à sa maison de lui !

Et voilà, comm' d'hab', de retour au gîte, les plus pressées vont se doucher, juste pour se réchauffer, car ce n'est pas la sueur qui oblige !

Gérard.

 

10 février 2018 : Sommet du Jambet (2121m)

«De toute manière si le soleil sort, ici, on l’aura pas ! »

 

Le BRA qui est tombé le vendredi (risque 3 évoluant 4) a eu raison du mont Né initialement prévu. La météo, elle, est capricieuse mais prometteuse. Où donc aller dans ces conditions ? Le Sommet du Jambet et plus généralement les pentes douces du massif du Balencous qui domine Cazaux-Dessus, valeur refuge. A l’arrivée sur le parking vers 9h30, on comprend vite qu’on n’est pas les seuls à avoir regardé les pentes sur SkiTrack, mais le territoire est vaste.

 

11, nous sommes 11 pour ce départ. La route déjà a été une épreuve : ça passe pour la 1re voiture, ça serre les… dents pour la 2e et ça plante pour la 3e qui restera en contrebas du village. C’est parti pour les 870 m de dénivelé qui nous séparent du sommet du Jambet dans une ambiance polaire mais avec des éclaircies prometteuses. La neige est profonde et la trace éprouvante à réaliser. Le soleil apparaît entre deux coups de vent, mais le sommet est assez vite atteint. On ne s’éternise pas en haut, ça pique un peu…

 

La redescente oscille entre poudre de rêve et neige transformée par le vent, 2-3 bascules tête la première, mais quel pied ! Il n’y a plus qu’à reprendre la piste. Une belle sortie, dans de la…

 

Ah mais, on me dit dans l’oreillette que ce serait bien de ne pas s’arrêter là. 13h, c’est un peu tôt, non ? On en profite pour manger un bout dans le frigo de la vallée en bord de ruisseau en regardant le soleil inonder les pentes que l’on vient de quitter… A 11 parfois, on réfléchit moins vite.

 

Enquête collective, débats, vote, ça hésite, ça couine un peu, on nous promet 200 m maximum de dénivelé en plus pour « rebasculer » et descendre direct au parking et s’éviter ainsi la piste de montée. Qui ne dit mot (ou presque) consent (ou presque) ! On repart tracer une pente vierge, la neige y est tout aussi profonde, les 200 m sont avalés lentement, ça paraît long ; normal, il y en a deux fois plus. Arrivés au cap de Tuquet, à environ 1850 m, les « escrocs » redoutent un peu les arrivées des uns et des autres et les remarques acerbes. Même pas, étonnant… Quel groupe, c’est beau, l’esprit CAF !

 

Un choix pour la redescente : basculer comme prévu ou aller skier le joli vallon boisé aperçu depuis le bas et du coup rentrer par la piste… qu’on a quittée une heure plus tôt. Au vu des premiers mètres sur la neige légèrement croûtée, fin de la démocratie participative, on obéit à celui qui parlera en dernier : ce sera le vallon. Là, je ne sais pas quels mots employer. C’est plus le pied, c’est les deux à pieds joints ! (Surtout que certains ont 120 au patin… quasiment un monoski par pied). Ça crie et ça jure même de bonheur.

 

On rejoint la piste, qui n’a rien d’éprouvante et on redescend jusqu’au parking. Bilan des courses : pas loin de 1300m de dénivelé. On oublie l’entourloupe à Bagnères-de-Luchon autour du demi traditionnel (ou café, ou chocolat ou panaché). Merci à toute cette troupe vaillante et rigolarde.

 

Denis

 

Photos : Denis, Frédéric, Claire, Emmanuelle… (ça a mitraillé pas mal)

 

4 février 2018 : Cap de Montpius (2273m)

-« Le ? »

-« Montpius »

- « Le Montious » ?

-« Non, le Montpius »

-« Le mont Piousse » ?

-« Non, le Montpius, en un seul mot et avec un U. »

-« OK, et c’est où ? »

 

C’était pas très clair, mais on a fait confiance aux locaux de l’étape et on les a suivis dans le Val d’Aran. Direction donc Vielha et le caché Montpius, 1100 m et quelques de dénivelé, un départ un poil sanglier et qui chauffe d’emblée, une longue piste à remonter, puis à nouveau quelques arbres à négocier et là, le grand champ de jeu qui apparaît, immaculé, des pentes douces à perte de vue. 8 silhouettes dans le blanc ambiant avec les forts en cuisse pour faire la trace dans l’épaisse poudreuse. Le sommet se fera à pied pour finir et à skis pour descendre et pour l’adrénaline avant de se laisser aller sur les pentes débonnaires et marquer le manteau. Ça vole pas mal !

Une cabane pour avaler un sandwich, les forts en cuisse sont aussi forts en bras et ont dégagé la porte d’entrée, où on teste la résistance du groupe à la promiscuité, vite fait, bien fait et fin de la descente. La longue piste est négociée façon équipe en relais tant il faut pousser par moments. Des petits cailloux mesquins pour que la nature se venge sur nos spatules et départ vers 14h30 sous de gros flocons. Le traditionnel pot à Bossost, toujours au même endroit parce que bise de la patronne pour certains et la joie de retrouver nos congénères à la queue-leu-leu sur la nationale pour finir ce périple dominical.

Belle découverte comme toujours grâce à Alain et Jean-Michel.

Merci à Lucas, Jean-Paul et Catherine qui ont complété l’équipe des traceurs et des pelleteurs et merci à Etienne pour l’appareil photo.

Denis

Photos : Catherine et Etienne

3 février 2018 : Sommet des Griets (1621m)

« Froid devant ! »

Une sortie qu’on qualifiera a posteriori de… pédagogique.

Il fallait en vouloir et être mort de faim : météo mauvaise annoncée avec fenêtre possible de quelques heures pour rallier le modeste sommet des Griets.

Au départ, il fait glacial, le ciel laisse entrevoir le soleil 2 minutes au niveau de la cabane d’Estibat, se reblanchit peu à peu et finit en purée de pois totale à partir de 1500m. Au sommet, enfin, à quelques dizaines de mètres près, le vent nous rappelle qu’il est bon de s’entraîner à plier les peaux avec force 24 et la redescente dans de la lourde posée sur des rhododendrons (pourtant, ça manque pas d’écobuage dans le secteur…) offre un spectacle assez original jusqu’à la limite des 1500m que nous n’aurions jamais dû quitter.

Ensuite, du bonheur poudreux partout, un final façon sangliers et une main courante à base de branches de sapin  pour rallier la piste qui, en mode ski de fond, nous ramène au point initial.

Une bonne révision pour prouver à tous que le ski de rando, ça peut aussi être ça.

Un bémol : certains ont souffert de la faim, la cohésion du groupe faisant défaut quant au fait de se restaurer ou non. C’est un point à améliorer.

Fait curieux pour finir, au café de Massat, il a été commandé 7 chocolats chauds et 2 bières…

Comme quoi, les temps changent.

Merci à la bonne humeur générale dans ces conditions… dantesques. Qui dit encore « dantesque » ?

Denis