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16 septembre 2018 : Pic de Sauvegarde

 1,2,3 …. Soleil !

Eh oui, pour ce dernier dimanche d'été 2018, le franc, fort et beau soleil était au rendez-vous pour cette randonnette au Pic de Sauvegarde, proposée par notre ami « Antré » !

Même si le CAF SG-C n'était pas représenté en foule (Laura, l'initiateur et le narrateur), rassurez-vous, nous n'étions pas seuls. Nous avons même croisé des Palois, allez savoir pourquoi ils sont venus jusqu'à L'Hospice de France, peut-être blasés de voir cette « verrue » plantée en fond de vallée d'Ossau.......

Depuis L'Hospice de France, et presque jusqu'au refuge de Vénasque, la montée fut bien agréable, à l'ombre, sur un bon sentier, avec une pente régulière et pas trop soutenue. Un vrai régal ! Petite halte au refuge, puis direction le Port de Vénasque. Pour ceux qui ne connaissent pas, faut y aller, à l'arrivée, magnifique vue sur le « maître des Pyrénées ». A noter que cette montée est magique, certains croient voir des drones alors qu'il ne s'agit que de pales imitations de la piéride du chou ! Epoustouflant, non ?

Ensuite la montée assez facile jusqu'au sommet (nous n'y étions pas seuls, mais je m'en doutais un peu!).

Quelle splendide vue sur La Maladetta ! Dommage que le glacier ne soit plus que … la fonte de lui-même ! Une fraie katastrof !

Casse-croûte, siestounette (ronflatoire en ce qui me concerne), et puis la descente tranquilou.

Un petit désaltérant au troquet de L'Hospice de Vénasque, et retour par cette route truffée de radars (je me suis laissé dire que certains les ont taquinés lors d'un retour de L'Aneto).

Et voilà, un joli dimanche à la montagne.

Merci à l'initiateur de cette belle rando, à Laura pour son chocolat « fondant » à souhait.

Gérard

2 septembre 2018 : Traversée spéléo dans le massif d’Arbas

Traversée spéléo dans le massif d’Arbas - Gouffre des Pyrénois/Grotte de Pène Blanque

Une journée sous terre proposée par Nicolas Clément, guide spéléo. Belle journée ensoleillée annoncée à l’extérieur, la seule de la semaine, a priori, ça fait quand même un peu suer d’aller jouer les taupes pendant 6 heures ! 

Mais rien à regretter : des rappels impressionnants et une traversée variée jusqu’à une sortie en apothéose. 700 et quelques mètres en linéaire, mais la progression est lente dans les entrailles.

Evidemment, comme sous terre, on est descendus, en surface, il faut remonter jusqu’à la voiture, ce qui, bizarrement, surprend tout le monde (sauf le guide, bien sûr) le manque de repères, sûrement…

Trois quarts d’heure de grimpe raide dans des chaussures de canyon ! Les orteils apprécient. 

Une belle déambulation souterraine pour Catherine, Emmanuelle (des habituées) et une belle découverte pour moi. 

Merci à Nicolas pour son assistance très pro et sa gentillesse. Expérience à renouveler !

Denis 

26 août 2018 : Pics de Cornave et Barlonguère

 Six ! …. Quine !

C'est le nombre de courageux qui ont bien voulu m'accompagner pour rendre une petite visite aux deux sommets perchés sur la crête frontière au fin fond du vallon de Peyralade, les (très peu fréquentés) pics de Cornave et Barlonguère.

Départ matinal (toutefois sans frontale, mais il s'en fallait de peu) du Pla de La Lau.

Quelques hectomètres d'échauffement quasiment à plat, et la montée dans la forêt nous dégourdit les gambettes.

A la sortie, quelques isards dans les pelouses pentues attirent l'oeil affûté de Fredo.

Passage à proximité de la cabane de Peyralade, puis un petit arrêt à la cabane de Trinqué.

A partir de là, fini le sentier bien tracé. Marche sur pelouse et sentes de bêtes peu marquées pour rejoindre les étangs de La Montagnette.

Une petite marmotte (la seule que nous ayons vue) détale sur un névé pour se mettre à l'abri.

Restent 300m de dénivelé pour rejoindre le Pic de Cornave sur une pente raide, avalés en …. plus de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Une fois sur la crête sommitale, le Cornave est à quelques mètres. Et la crête se poursuit jusqu'au Barlonguère, nécessitant un peu d'escalade facile. Magnifique panorama ! De plus, il fait un temps ensoleillé, pas trop chaud (nous sommes quand même à 2802m), et pas un brin d'air. Restauration pour se remettre de nos efforts (merci Corinne pour ce succulent gâteau au citron), un soupçon de siestounette, et il faut penser à la descente qui s'annonce presque aussi longue que la montée.

Par les crêtes à l'Ouest, passage au Pic de Girette, nous rejoignons le Port de Barlonguère.

Seigneur gypaète nous survole subrepticement (comme à l'accoutumée) avant de disparaître côté espagnol derrière le Barlonguère.

Nous descendons à l'Etang Long puis à l'Etang Rond où deux naïades (du groupe) font trempette.

Cabane de Caoussis, cascade de Nérech, Trous Souffleurs, itinéraire pour le Valier où nous ne voyons caïman personne. Etonnant , non ?

Enfin, le parkinge du Pla de La Lau que tout le monde est content d'atteindre.

En voilà une randonnette « trapue » qu'elle se gagne !

Merci à toutes les courageuses (sans oublier les courageux).

Gérard

19 août 2018 : Pic de Lauzate et pic de Calmette

 

Que dire de cette sortie, si ce n'est que le soleil fut partiellement  masqué durant la matinée par quelques brumes  d'altitude qui finiront par se lever, après la pause du casse-croûte. A ce moment là, nous pourrons admirer tous les sommets environnants: le Rulhe,  le Mil-Menut, le pic de Ransol, la  Coume d'Enfer, le Cabaillère et les étangs de Fontargente, d'Embizon, du Ruillet, l'étang Bleu, le barrage de Laparan. Nous pouvons aussi voir les cabanes  du Rieutort, de Prat Redon, de Garsan,  le refuge du Rulhe, quel magnifique belvédère!  Tout cela avec de la bonne humeur, de grandes rigolades, enfin que du bonheur!  Cette rando  n'aurait  pu s'achever sans  le traditionnel  pot  de clôture  pris au village des Cabannes.

 

Merci à tous

 

Serge

photos : Véronique, Gérard, Norbert

 

2 août 2018 : Bentaillou

Agréable sortie en semaine avec André (seul inscrit!) au début du mois d'août. 

Alors que les grandes chaleurs s'installent jusque dans le Couserans, nous démarrons à 8h30 du Bocard d'Eylie d'humeur contemplative mais à allure décidée, avec l'idée de rejoindre les mines de Bentaillou en passant par la cabane de Sans. Sur la carte IGN, tout paraît logique. 

Le chemin de la cabane de Sans, que ce soit André ou moi, nous en avons chacun un souvenir particulier (chemin à l'abandon, galère végétale, brûlure de Berce...). Mais convaincus que nous sommes de son charme et de son intérêt, nous nous présentons à sa porte d'entrée, au pied de la cascade du ruisseau de Tartereau. De notre plein gré, nous nous lançons sur ce chemin un peu oublié (mais sur lequel j'avais vaguement refait le passage quelques jours avant). 

Nous arrivons sans brûlure aucune à la Cabane de Sans qui a le charme d'une cabane très peu fréquentée. Visite, lecture de quelques pensées laissées par un prédécesseur... Peut-être deux gypaètes très loin vers le Bentaillou, mais surtout beaucoup de vautours. Nous continuons notre marche à flanc, sous un soleil qui chauffe de plus en plus. Il est alors temps d'arrêter de grimper, et de s'installer pour le pique-nique à l'étang de Chichoué. Eau fraîche à volonté pour les pieds. La bonne pause.

La descente, plus classique, mais bien casse-pattes, se fera par la Station de Rouge, les champs de myrtilles, puis la forêt raide. 

On n'est pas rentrés traumatisés. On y repassera à cette cabane de Sans, à la montée ou à la descente!

Merci André pour le grand plaisir de balade partagée, nos échanges, et d'avoir participé à ma toute première "collective" ;-).

Olivier

28&29 juillet 2018 : Grand Sestrales - Lac de la Munia

 

Après quelques petits déboires  pour atteindre le départ de la rando (route fermée à la circulation), nous sommes  trois  à nous élancer sur les pentes du petit et grand Sestrales. Dès les premiers pas , nous ramassons  quelques girolles.  Nous passons  quelques ressauts,   un grand pierrier,  quelques  traversées  exposées, pour atteindre les sommets, et là... une vue  de toute beauté sur le Marboré , le Monte Perdido, la Soum de Ramond, la Punta de Las Olas, Las très Marias, la  Pena  Montanesa, le Castillo Mayor, le  Cotiella et bien sûr le Canyon  d'Anisclo. Que rêver de mieux  comme cadre, pour le casse croute. Celui ci avalé,  nous redescendons par la même voie, les gourdes se vident, et nous arrivons assoiffés mais heureux à la navette. Le lendemain, après cette longue rando, nous irons admirer les magnifiques lacs de la Munia (encore gelés), depuis  la vallée de Chisagues. 

 

Photos : Evelyne

 

15 juillet 2018 : Boucle par le pic de Montaud

La journée s’annonce dans  les meilleures conditions, petit air frais, ciel limpide et le Mt VALIER dans toute sa splendeur depuis le col de Pause où Serge a passé la nuit dans sa maison sur roues .
Les 11  cafistes équipés, nous voila lancé pour une randonnette  de  niveau 1 … vers le pic de MONTAUD . L ‘ambiance est on ne peut plus enthousiaste à entendre les rires et conversations fournies dans  la colonne .
Le Refuge d’AREAU laissé sur notre  droite et nous atteignons le col de COURBE et sa petite cabane fermée en contre bas . Le PIC de MONTAUD est encore loin . Une longue traversée à flanc sur un sentier de brebis pas toujours bien visible et quelques passages sur les  flancs  de Berbégué calment les conversations pour  une concentration sur le poser de chaussures et planté de bâton .
Bientôt la cabane de Berbégé fermée  elle aussi est atteinte . Une petite pause est appréciée , les gourdes sont complétées  d’une eau de source  fraiche . 
Le col de Portaneche d’Aurénère est atteint,  quelques sacs sont mis à terre avant de poursuivre vers le but du jour le  PIC de MONTAUD à 2498 m . Retour vers le col ou nous avions prévu de nous restaurer. 
Une  surprise concoctées par trois jeunes et non moins jolies jeunes femmes est tirée d’un sac .
Coupe du monde de foot oblige me voila affublé d’un collier, d’une écharpe et d’une banderole aux couleurs nationales . Bien entendu les appareils photos et autres smartphones entrent en action .
Fini la plaisanterie il est temps de poursuivre notre périple vers le port d’AULA . Au fil des minutes la randonnée se transforme en niveau 2 aux dires de certaines allez savoir pourquoi …. Les chèvres et brebis Espagnoles semblaient pourtant parfaitement sereines . 
Pour ne pas décevoir ce jugement nous décidons de passer par le TUC de BIGNEAU au lieu du chemin  habituel trop facile,  juste  pour rajouter  quelques petits mètres de dénivelé positifs .
Le port d’AULA est atteint après une petite descente sur les flancs du BIGNEAU dans  la caillasse et  autres  lauses . Il ne reste plus qu’ à prendre l’ “Autoroute” du GR 10 pour atteindre le col de Pause .

Merci à toutes et à tous de votre bonne humeur tout au long de cette belle  journée .

Norbert

 

Photos de Nicole.

8 juillet 2018 : Tuc de Berbégué

La réussite est l’apanage de ceux qui se lèvent tôt…météo défavorable dès le début d’après-midi … le départ du col de pause à 07h30 fut une excellente décision.

Ciel pur, la cabane d’Areau est rapidement atteinte et à suivre l’étang de Prat Matau…mais là les choses changent, notre cher encadrant nous concocte un travers pleine pente sous le Tuc de Bignau qui laisse les jambes haletantes. La crête atteinte, le panorama sur le versant espagnol et l’arête vers le sommet du Berbégué est splendide. La progression vers le but de la journée se fait mi soleil,  mi brume. 360° de vision, un jardin botanique tout en fleur au sommet, quelques photos avant de redescendre, contournement du Tuc de Bignau versant espagnol pour rejoindre à flanc pleine pente le Port d’Aula.

La redescente au col de Pause n’est alors qu’une formalité, les nuages peu encourageants sont déjà en crête, le massif du Valier et les Cuns d’Aula sont encapuchonnés, au parking quelques gouttes mouillent le parebrise au démarrage….le pari est gagné… !

Merci André de nous avoir acceptés dans cette aventure.

Émile.

 

Photos : Isabelle et Émile.

1er juillet 2018 : Pic du Midi de Bordes

 

Température caniculaire annoncée, le départ très matinal s’impose ; nous sommes 6 au

 

Parking de Mount Ner à nous engager sur la piste du cirque de Campuls sous la fraîcheur

 

de la sapinière.

 

Le pic du Midi de Bordes est rapidement atteint via le refuge Salvador et déjà le soleil darde généreusement

 

La suite est plus agréable, une légère brise est la bienvenue de temps à autre. Tuc des Camaus, Tuc de Corocle, Tuc de Baumagne, Tuc de Laziès avant une petite pause au col de Laziès ; un cheminement agréable au milieu de parterres de rhododendrons en fleurs et avec toute la chaine frontalière en toile de fond.

 

Un effort supplémentaire et la pause repas est prise au bord de l’Étang d’Ayès….les pieds dans l’eau… !

 

Le retour s’effectuera via le col d’Auèdole et la forêt de Mount Ner pour récupérer la canicule promise au parking.

 

Descente très poussiéreuse jusqu’au lac de Bethmale et pot très rafraichissant de l’amitié à Castillon.

 

Merci à tous et toutes d’avoir répondu présents.

 

Émile.

 

 

Photos : Émile, Jacqueline.

 

28 juin 2018 : Grimpe / auberge espagnole falaise de Prat

Comme tous les ans, nous nous sommes réunis au pied (mais pas que) de la falaise de Prat, grimpeurs ou non grimpeurs, avec notre chef d'orchestre, Olivier Rougean. Après la partie grimpe jusqu’à l’arrivée de la nuit, c’est autour de la conviviale auberge espagnole (frontale sur la tête) que nous avons prolongé la soirée. Bien évidemment, à minuit, un mousqueton à récupérer en haut d’une voie, une corde coincée dans une autre... Avec ou sans frontale, les plus joueurs sont remontés récupérer le matos.

Cyril

Photos: Jean-Christophe, Cyril

23&24 juin 2018 : Fête de la Montagne au Crabère (version bivouac sommital)

Spectre de Brocken (c) Denis
Spectre de Brocken (c) Denis

Départ de Freychendech pour le pic de Crabère, l’itinéraire est classique, une pause au refuge de l’étang d’Araing, ça ressemble à une balade du dimanche, mais il ne faut pas se tromper, l’intérêt est ailleurs et pour plusieurs raisons.

 

Déjà, on est samedi. C’est la « faites de la montagne » donc pour l’occasion, ce sont 2 groupes du club qui se lancent à l’assaut du Crabère. Un des deux a prévu de passer la nuit au sommet, l’autre fera étape au refuge (pour tout le reste, voir leur compte-rendu).

 

Ensuite, pour beaucoup, ce bivouac était l’occasion de se rappeler qu’un sac chargé pour l’occasion de : boisson anisée, l’eau pour aller avec, le vin blanc, le vin rouge, le foie gras, le fromage, la charcuterie, les fruits secs, les gâteaux, les duvets, les réchauds, la tente pour certains, ça pesait « un âne, con ! » Evidemment, si on rajoute des bûchettes pour faire un petit brasero, alors là, les mots manquent. Mais enfin, on l’avait tous voulu et il faut bien s’occuper quand on est à 2629 m et que le soleil se fait timide. Timide, mais spectaculaire quand, allié à la brume, il nous organise un effet de Brocken parfait. Nos ombres suspendues dans le vide, le halo en plus, l’apéro, un temps, devient mystique.

 

La nuit, fraîche, sera appréciée différemment selon que l’on passe son temps à glisser sur sa bâche (le Crabère n’est pas de niveau, sachez-le), ou que l’on soit confortablement installé dans sa tente.

 

Le lendemain, c’est parti pour une séance de montagnes russes, sensations garanties ! Piel de Mil, Calabasse, Paumaude et retour par un chemin un peu oublié « raide de chez raide » jusqu’à Playras, puis Freychendech. Un bon petit 18 km sous un soleil de plomb. Au loin, de la Calabasse, on a aperçu l’autre groupe siester fièrement sur la Piel de Mil. La vie est injuste.

 

Beau groupe de 9, hétéroclite et motivé. Il y en a d’ailleurs 2 qui, les mollets encore frais, ont cru bon faire demi-tour à 15 minutes de l’arrivée pour remonter ! L’émotion sûrement d’en avoir fini… à moins, en ce jour de course de la Biroussanne, de vouloir tester les capacités de traileur de ma pomme. Je l’avoue, le test ne fut pas concluant.

 

Merci à Cyril pour l’idée et tout le reste et à toutes et tous pour ce beau week-end.

 

Denis

 

 

Et un article paru dans la Dépêche:

Et un retour en images (Yannick):

17 juin 2018 : Cap des Hittes

Après la "mouscaille"de ces derniers jours, la perspective de soleil avait mis notre petite équipe de 4 dans les starters.

 

Il fallait être optimistes, et nous le fûmes! Quelle bonne idée!

 

 "Petit" voyage vers les contrées luchonnaises. "Atterrissage" aux granges d'Astau.

 

Enveloppés d'une petite brume, nous attaquons la première montée en forêt sur un sentier d'une raideur digne de nos montagnes ariégeoises pour rejoindre le Val d'Esquierry.

 

Au sortir de la forêt, le soleil commence à pointer son nez, et nous sommes dans un champ de gentianes jaunes (pas encore en fleurs) jusqu'à la cabane du Val d'Esquierry (original,non?).

 

Après une légère collation, nous entamons la montée vers le Couret d'Esquierry, sous les sifflements et l'oeil des marmottes , qui, pas très farouches, se laissent admirer...

 

La pente est moins forte mais soutenue encore!

 

Et jusqu'au col commence un festival printanier de fleurs qui profitent du départ récent de la neige, pour enfin"renaître": asphodèle, corydale, renoncule Gouani, gentiane printanière, globulaire, myosotis, gentiane de Koch...

 

Arrivés au col, le panorama qui s'offre à nous commence à être superbe!

 

Pour rejoindre le sommet, une pente raide, raide...Nous la gravissons comme des "chèvres", avant de rejoindre un sentier mieux tracé qui nous mène au sommet, au milieu d'un champ d'érythromes dent de chien, et au milieu quelques anémones pulsatille (fidèles au rendez- vous,comme nous l'avions supposé!).

 

Sommet agréable où le panorama est immense, l'herbe presque tendre et la restauration impeccable.

 

Décision est prise d'une sieste au soleil, qui nous manquait tellement!

 

Une descente, plus rapide que la montée (pente oblige), nous attend.

 

Nous quittons à regret cette "parenthèse" enchantée, cette embellie après les jours maussades!

 

Merci à Gérard pour cette belle proposition.

 

 Françoise

 

 

 

 

 

26&27 mai 2018 : Refuge de la Rencluse - Pic d'Aneto

 

Quel sacré mois de Mai ! Peu de chose à se mettre sous la dent en terme de beau temps.

 

Pourtant, au risque de prendre un but, nous étions onze téméraires à nous propulser, sous un beau soleil, vers le refuge de La Rencluse, pour nous hisser le lendemain sur le toit des Pyrénées. La route entre le parking de Vado de L’Hospital et La Besurta n’est pas praticable en voiture car inondée au niveau du Pllan d’Estan. Donc, un peu d’échauffement avant la montée « al refugio ».

 

Le lendemain en question, après les essais DVA, nous attaquons la montée vers le Portillon Supérieur.

 

La neige, maculée de sable rougeâtre, est déjà pourrie, il n’y a pas eu de regel. Les nuages se déplacent vite au dessus de La Maladetta.

 

Après quelques heures de marche un peu pénible, nous arrivons au fameux « Pas de Mahomet » que tout le monde franchira sans encombre (avec toutefois l’aide d’une main courante).

 

Au sommet de L’Aneto, « l’esthétique » croix dépasse la neige d’à peine 1.50m !

 

Nous sommes récompensés, pas un « pet » de vent et une éclaircie ensoleillée. Bande de veinards que nous sommes !

 

Une fois repassé le fameux Pas, des nuages pas très sympathiques nous encouragent à repartir illico.

 

Nous casserons une petite graine (et tard), au Portillon Supérieur.

 

Le refuge est regagné en environ une heure.

 

Certains se sont adonnés, avec succès, et joie, à la pratique de la luge.

 

Le temps de prendre les affaires que nous avons laissées le matin, et nous voilà prêts à regagner les véhicules au parking de Vado de L’Hospital.

 

Hélas, quinze fois hélas ! Un bel orage, bien chargé de grêle, fait feu de tous bords.

 

Après une bonne heure d’attente, nous décidons de descendre, il pleut encore et quelques éclairs accompagnés de pétarades nous font parfois un peu sursauter.

 

Nous arrivons au parking, l’orage s’est momentanément arrêté.

 

Cela nous permet de nous changer, de plier les gaules et de déguster un clafoutis, merci et bon anniversaire Françoise !

 

Et voili voilà, encore 3h30 de voiture sous de beaux orages et derrière la transhumance dominicale des bahuts espagnols vers la France.

 

Somme toute, une belle fin de semaine !

Gérard

 

15  avril 2018 : Era Montanheta

Départ matinal pour rejoindre le Val d'Aran...Après tous les "ramassages", nous voilà neuf au départ de Borde de Lana, au dessus de Bagergue.

 

Un peu de neige pour chausser les raquettes...Cela ne dure pas longtemps!On déchausse pour un petit moment.

 

Ce coup-ci, c'est le bon, on peut repartir sur la neige pour remonter le vallon, qui doit nous amener à ce col...tout là haut, sous le "regard" bienveillant du Maubermé.

 

Le paysage est magnifique!!

 

Au début, la neige est"bonne", mais cela ne dure pas...

 

Plus on monte et plus la neige devient"dégueulasse"(n'ayons pas peur des mots!), et il faut que les "traceurs" se relaient.

 

La troupe, passablement exténuée, arrive, par l'arête, sur des pentes raides, au sommet de Era Montanheta, 2402m, et peut contempler, La Pincela !devant elle, là bas, loin, encore très loin!!!

 

Il est déjà midi et vu la difficulté de progression, il est sage de penser à s'arrêter.

 

Chance, en dessous du Tuc, une petite banquette à l'abri du vent, nous permet de déguster notre repas en toute tranquillité.

 

Descente sans encombre, à part quelques"trous'"chutesques", jusqu'à la Borda de Lana.

 

Le petit restaurant au dessus du parking "semble" ouvert...

 

Nous allons voir si le patron peut nous servir à boire...

 

Nous faisons alors la connaissance de Pedro, un viel Aranais, qui nous explique que "non ce n'est pas ouvert, mais qu'il veut, quand même nous offrir à boire". "Offrir" au sens propre du terme!

 

Nous passons un moment délicieux en sa compagnie.

 

Rendez-vous est pris pour y manger cet été, quand ce sera ouvert...

 

Françoise

 

2  avril 2018 : Mail de Bulard

“Long is the road”, man…

Je ne sais pas s’il y avait des adeptes de J.J Goldman (plutôt de Bob Marley ou des Clash…) mais je pense que le concept a effleuré tous les esprits : long, très long…Plus de 10 kilomètres de ski grandiose pour atteindre le Graal du jour, le sommet de la Mail de Bulard enneigée. Dix bornes de trace variée sur les flancs espagnols de la montagne, dix bornes de vannes et d’encouragements, au milieu des forêts et des pales douces du vallon de Horcalh.

Plus haut, les arêtes découpées à la lame du Pic des Cincles, les bosses lunaires du Sarrat blanc, les "monstres" coulées du Pic d’Orle font le spectacle.

Aujourd’hui sur notre versant, les conditions ne sont pas dangereuses et nos traces filent régulières jusqu’à la dernière pale où le vent nous saisit et nous catapulte tout en haut de la Mail.

Au sommet, nous allons y parvenir tous les dix… derrière le chaman d’Ercé et le président en super forme, tous chakras ouverts, parcourant les derniers mètres dans de dantesques rafales. Les plus légers tentant d’éviter le grand saut en face nord, bien ancrés aux bâtons.

Bises, accolades et vannes fumeuses ont exprimé la joie de chacun et le plaisir de tous d’être là ensemble, l’ivresse de partager ces moments tout au bout de notre Couserans, ensorcelés par la puissance du vent d’Espagne, chargé peut-être d’effluves de cannabis ici légalisé.

L’omni président a sorti ses chocolats, Pâques oblige, pour éviter le discours, ému d’avoir guidé ses 9 apôtres sans (presque) regarder le GPS. Les appareils ont claqué les photos du monde d’en haut, on est ici tout seuls.

Le décollage se fait face au vent. Plein gaz dans la pente : les fats en straight down, les autres en plus sage, avec davantage de retenue. Dans un sentiment d’équipée sauvage, nos 10 traces rayent les flancs de la Mail et s’entrelacent. Sous la bannière du CAF oubliés les statuts : ici plus de rasta, plus de punk, plus de fonctionnaire, de cameraman, de médecin ou autres, seul compte le plaisir de la glisse, la vibration des corps, l’émotion du vivant, comme une ultime chance.

La neige transformée nous dépose au fond du vallon…

Le groupe s’étire dans la forêt du retour. L’adrénaline retombée, chacun a rendez-vous avec lui-même. Il s’agit de retrouver un peu d’énergie avant les 3 kilomètres de remontée au Plan de Beret. Là, on pensera que c’était long, que c’était bon, mais qu’on n’y retournera pas de suite. Pourtant, quelques heures seulement nous séparent de ce goût du « reviens-y », de l’élan qui va revenir… jusqu’à la prochaine… 

« On the road again ».

Olivier

Merci à Denis omni président pour son projet et son coup à boire.

Merci à ma skieuse préférée de m’avoir rappelé qu’il n’y a pas que l’escalade dans la vie.

 

Photos: Muriel et Etienne.

1er avril 2018 : Pic de Bassibié

Ding, ding,dong, nous sommes de 1° avril, c'est Pâques et le soleil et la neige sont au rendez vous.

Nous sommes 9 cafistes à avoir rendez vous à Gourbit pour une rando raquette. Nous accueillons 3 nouvelles venues:  Nadine du CAF de Foix, Christine du CAF d'Agen et Laure qui a une carte découverte. Au départ, nous rencontrons 2 couples qui partent au restaurant à Niaux en passant par la montagne.  Nous, nous n'allons pas au restaurant , l'objectif de la journée est le pic du Bassibié à 2114m d'altitude. Dès le départ , la neige est là, il y environ 5 cm de neige fraîche tombée la veille.  Arrivés à la cabane d'Artax, nous apercevons les 2 personnes qui nous devançaient, en train de marcher sur le lac gelé (même pas peur!...). Ils font comme nous " le tour" mais visiblement pas le même tour que nous, car nous ne les reverrons plus. Nous attaquons la pente derrière la cabane, il y a quelques petits ressauts bien raides à franchir, mais avec les raquettes, ça passe.  Nous arrivons au sommet vers midi, la chaîne des Pyrénées est magnifique, encore toute plâtrée à cette saison.  Après le casse croute pris à l'abri du vent sur un banc de neige improvisé, nous continuons notre tour, sans les raquettes cette fois, par le pla de madame, les crêtes, le col de Lastris et le GR. Bravo à Laura, qui malgré un gros rhume a bien bouclé la boucle, et à Laure, dont c'était le dénivellé le plus important et qui est montée comme un cabri. Pour cette sortie de Pâques, point de cloche, oeufs, poule, poisson et autre lapin, mais la joie et la bonne humeur étaient bien là, il n'y avait qu'à entendre les "piaillements" du groupe (à la descente ...).  Merci à tous pour votre participation.

Evelyne

Photos Jean Christophe et Evelyne

25 mars 2018 : Pic d'Estibat

« Señor Météo tralala tralala …… ».

Heureusement qu’on ne l’a pas trop écouté, lui là !

« Les absents ont toujours tort. », n’est-il pas ? 

Les prévisions pas très optimistes ont eu raison de trois adeptes de la rando sèche, qui ont opté pour la grass’ mat’.

Toutefois, cinq courageux pleins d’ardeur ont (courageusement) bravé les éléments naturels, pas très déchaînés, pour être franc !

Nous sommes partis du Col de Port avec un peu de brume, rien de bien effrayant, direction le Pic d’Estibat.

Au moins vingt centimètres de neige fraîche immaculée nous attendaient.

Notre traceur (oui, oui, j’ai bien dit traceur et pas tracteur, quoique ….) s’est est donné à cœur joie.

Il faut préciser qu’il essayait un nouveau modèle de raquettes, et probablement que l’essai a été concluant !

Arrivés au sommet, après une montée bien agréable, pas un pet de vent, et de plus, quelques trouées dans les nuages pour apercevoir des versants bien plâtrés. Et même, du soleil ! L’eusses-tu cru ?

Descente pleine crête, en passant par le Turon Ner, pour arriver à une cabane à proximité du Gour du Souil. Et voilà, c’est l’heure du casse-croûte.

Quelques friandises, cookies apportés par JCLH (non non, pas Jésus Christ, l’autre), du chocolat par GG bien sûr, et un peu de requinquant à base de plantes du Maubermé (génépi), préparé par Françoise, pour terminer notre festin.

Et retour au Col de Port par le GRP « Tour du Pic des Trois Seigneurs », au moins cinq kilomètres de piste bien enneigée, en forêt. Quelques gouttes de pluie, nous ont laissé croire, un instant, que nous allions nous rincer. Même pas !

Et pour terminer, un chocolat « jusd’pommé » dans les faubourgs de Galas.

Une journée tranquilou bien sympa !

Gérard Carcy

10&11 mars 2018 : Weekend ski et cabane en vallée des Bésines

Weekend ski et cabane

Après avoir espéré voir le ciel bleu pendant l’approche en voiture, nous sommes partis à 4 pour la cabane des Bésines depuis le col du Puymorens (1917m). Longue approche jusqu’au pied du col de la Coume d’En Garcie (2534m), une voiture enfouie sous la neige, une première montée où nous pensons être arrivé, quelques raquettistes plus tard et enfin le col. Surprise, le soleil nous attend de l’autre côté.

 

 Descente jusqu’à la cabane des Bésines (1981m), le soleil finalement très fort et la neige déjà bien molle. Nous n’avons pas l’habitude de skier avec des gros sacs, doucement mais sûrement.

Pause pique-nique et déchargement des sacs à la cabane. Le lieu est magnifique au bord d’un petit ruisseau. Nous allons être bien installé pour notre première nuit en hiver dans une cabane, nos prédécesseurs ont laissé des matelas, un lit de camp et un petit mot : « Amis bergers merci pour la cabane, nous comprenons mieux l’utilité du lit de camp après avoir partagé la nuit avec une charmante famille de souris ».

Nous déjeunons sous le soleil, Corine utilise sa montre comme thermomètre résultat : 25°C ! Soupe en perspective pour l’après-midi.  Départ plus léger pour si possible grimper le Pic des Bésineilles (2632m). Après une marche d’approche dans les sapins, nous arrivons au col. S’en suit une lutte contre de bonnes rafales de vent qui nous déséquilibrent. Nous ne nous attardons pas au sommet pour regarder la vue et repartons aussi sec. Descente sans encombre et ramassage de bois avant d’aller s’installer pour la nuit dans la cabane. Nous n’aurions pas pensé à prendre une scie heureusement que Cyril et Corine sont là J.

 Soirée au coin du feu, vin chaud, saucisson, patates et…séchage de chaussettes. A écouter l’eau qui tombe sur le toit de la cabane, nous nous demandons s’il ne faudra pas rentrer plus tôt que prévu le lendemain. Heureusement, nous nous réveillons sous un beau soleil avec une neige bien gelée qui nous oblige à mettre les couteaux pour l’ascension du Pic de Lanos (2660m). Petit cours de conversion sur neige glacée pour nous qui n’avons pas l’habitude, et c’est parti jusqu’au sommet. En haut, la vue en vaut la peine. Nous avons un très bon guide qui en profite pour nous faire découvrir les sommets ariégeois visibles et faire de magnifiques photos.

Descente à la cabane, pique-nique puis ultime ascension (cette fois-ci sans les couteaux) jusqu’au col d’En Garcie. Le soleil est toujours là mais les jambes un peu moins pour les non aguerris que nous sommes (Sébastien et moi). Nous arrivons au col et re-descendons jusqu’à la voiture bien contents de notre petite escapade.

Un grand merci à Cyril et Corine, ce week-end aura été pour nous le premier en ski de rando en cabane, la première fois que nous mettions des couteaux et que nous découvrions ce coin d’Ariège. Mais ce n’est qu’un début, loin de nous avoir démotivés, vous nous avez mis le pied à l’étrier.

Susie

 

Photos: Cyril

10 mars 2018 : Pla de Montcamp

Il est 9H10 quand nous quittons  le parking de Gesties, dans la bonne humeur habituelle et sous un beau soleil. Nous chaussons  les raquettes,  après  le col de  Gamel , sur les crêtes de la Bède,    le vent  fait son apparition. Les rafales enregistrées par Norbert et  son anémomètre atteindront  45 à 50 kilomètres/ heure au sommet ;  A l'abri  derrière  les rochers du Pla de Montcamp, nous prenons l'apéro suivi du casse croute accompagné de beaucoup de rires et de blagues.  Après avoir refait le monde, il faut refaire le chemin en sens inverse pour  rejoindre Gestiès. Nous  prendrons  Le pot de  l'amitié chez  Evelyne. Merci à tous ceux qui ont participé à cette sortie.                                                                                                                  photos  :   Norbert  Tognet

24 février au 3 mars 2018 : Abriès: séjour ski

Journal de bord de Muriel

 

Jour 1 : samedi 24 février

Départ de la gare de St Gi à 8h00. Arrivée à Abriès au gîte de l'Ancolie bleue à 18h30.

Dicton : Dans le Queyras, tu ne dois pas confondre la météo avec le temps qu'il fait.

 

Jour 2 : dimanche 25 février

Départ vers le sommet de la Colette de Gilly. Descente sur Valpreveyre. Pique-nique. Le groupe se scinde en deux : un fait le chemin inverse et l'autre descend une piste pour arriver au départ de la navette qui revient au village. Distance parcourue : 10 km dénivelé + 925m -830m.

Dicton : S’il y a 50 cm de poudre dans les mélèzes, laisse passer les garçons pour faire la trace.

 

Jour 3 : lundi 26 février

Départ d'Abriès pour Aiguilles à 5 km. Montée au Col de la Lauze.

Distance parcourue : 12 km dénivelé + 1100m -1100m

Dicton : Quand tu peux faire des virages dans la poudre comme les  « pros », ne te gêne pas.

 

Jour 4 : mardi 27 février

Un groupe part skier sur les pistes de ski de fond jusqu'à Monta, un autre monte en ski de rando dans le secteur du pic de la Gardiole et du Mourre Froid depuis Gaudissart.

Distance parcourue : 14 km. 1100 de D+ pour les randoskieurs.

Dicton : Chacun fait fait fait, c'qui lui plaît plaît plaît....

 

Jour 5 : mercredi 28 février

Départ du pont de Lariane à Fontgillarde. Pendant que Denis et Jean-Michel vont déposer une voiture à Saint Véran, on regarde un musher et  sa meute de chiens se préparer pour une rando.

Montée au col du Longet, pique-nique, descente à la chapelle de Clausis et arrêt pour un exercice DVA. Puis remontée au refuge de la Blanche (2500m).

Distance : 10 km. Dénivelé : 1000m

Dictons : Quand on n'y voit pas à 2 m, et que l'ouvreur tombe dans un trou, faire un petit écart pour éviter de lui tomber dessus.

Quand on fait un exercice DVA, chercher les victimes ensevelies, mais ne pas négliger celle qui est visible et qui est en train de s'étouffer dans la neige.

 

Jour 6 : jeudi 1er mars

Départ du refuge de la Blanche et descente sur Saint Véran par la piste de ski de fond.

Distance : 10 km dénivelé -534m.

Dicton : Quand tu ne peux pas monter, tu descends.

 

Jour 7 : vendredi 2 mars

Certains vont skier sur piste, d'autres vont randonner avec leurs skis et d'autres coincent la bulle dans le gîte.

Dicton : Quand t'as le choix, tu choisis !

 

Jour 8 : samedi 3 mars 

Retour à la maison.

Dicton : Quand tu ne sais pas quoi dire, tu te tais.

 

Merci à Jean-Michel de nous avoir fait découvrir une jolie région.

Je garderai en souvenir de ce raid le calme et l'attention de Denis, les « allez moi j'y vais ! » de Catherine, les bobos de Thierry, la bonne humeur de Christian, la pile attitude d'Emmanuelle, l'énergie et la sympathie de Corine.

Merci à Valérie et Philippe pour leur accueil et leur cuisine délicieuse.

Muriel

 

 

Et comme il vaut parfois mieux croiser les regards...

Voici le compte rendu de Denis:

 

« La neige, elle est trop molle ! » 

Abriés, petite bourgade du Queyras, perchée à 1500 m d’altitude, 306 habitants en 2015 (hors vacances scolaires) et qui a placé Mélenchon en tête au 1er tour de la présidentielle de 2017 avec 33,19% des voix. C’est celui qui dit qui est Wiki ! Côté ski, un terrain de jeu immense et varié. Pour toutes ces raisons, donc, une bonne pioche pour un séjour, une bonne idée de Jean-Michel qui connaît bien le secteur.

Encore faut-il que la météo soit complice, et là, force est de constater que les 8 mécréants venus pour griffer la poudreuse devaient en avoir fait pour mériter ça. Du glacial, du jour blanc, de la neige qui se ramasse elle aussi à la pelle, et donc, un manteau neigeux ou plutôt un édredon neigeux des moins sûrs, obligeant le BRA armé de Météo France à plafonner à 4 tout au long du séjour. Ajoutons à cela une collective connectée, faisant saturer les sites météos entre l’heure de l’apéro et le coucher, et on comprendra, pour plagier un auteur célèbre « l’angoisse de l’encadrant du CAF au moment de mettre les peaux sous les spatules ». Où aller ? Que faire ? Comment rassurer, comment convaincre ? Bel exercice de gestion de groupe en perspective. Voilà pour l’ambiance générale.

 Le programme initial est donc, sécurité oblige, revu à la baisse, et le froid polaire ressenti achève certaines ambitions. Malgré tout du beau ski par intermittence dans parfois  « trop de neige », formule que je ne pensais jamais avoir à employer, et une carte large pour les 8, offrant des échappatoires au menu imposé. Donc, ski de fond ou de piste, en lieu et place de ski de rando ; rendez-vous pour la bière ou la crêpe ! Un départ un jour avant pour chasser et croiser les Marseillais empégués comme nous sur la route enneigée et retour à St-Girons où il fait 20 degrés à 19h. Soit (suivez un peu !) une amplitude thermique de 40 degrés en 3 jours…

Sinon, pour ma part et en vrac, il y a eu : les Crocs grises ou blanches du gîte selon l’étage (merci à Valérie et Philippe pour leur accueil à « L’Ancolie Bleue »), l’animation toute Patricksébastiennesque du samedi soir avec béret et accordéon, suivi d’un concert en flatulences mineures dans le dortoir, tout en convivialité, de la part de collègues savoyards (la grande classe), les différents élixirs apéritifs ou digestifs, les « Pour demain, ils prévoient quoi ? », la bonne adhérence des Alpin5 sur route enneigée, 2 chutes (ça, ça faisait longtemps), le brassage dans la neige lourde façon yaourt bulgare, la parité parfaite du groupe (y compris au niveau des vannes, parfois), et comme toujours tous les hauts et tous les bas de ce séjour.

Denis

3 mars 2018 : Raquettes de nuit Col de la Core

Une soirée vouée entièrement à la découverte, ludique et dès la nuit tombante, tel était le

but d’une telle balade.

Il est 19h30 quand tout le monde s’apprête, sans oublier les lampes frontales mais dans la poche

de chacun, le ciel est comme souhaité tout étoilé.

Les premiers hectomètres ont un peu souffert de la douceur quasi printanière des dernières 48 heures, les raquettes se laissent porter pour rapidement regagner leur place de prédilection et

enfin fouler la neige. Les yeux se sont déjà accoutumés à la vision nocturne, la lueur montante de dame Lune donne au Cap Ner et à la Pène rouge du relief dans leurs falaises.

Le dernier lacet passé, le Col de dessine facilement, la lueur monte en intensité et la lune se laisse

apercevoir enfin, inondant toute la basse Ariège de sa lumière à peine voilée. Un grignotage léger

sur le Col…on ne s’éternise pas, une petite « risée » pas si agréable que cela nous oblige au demi-tour, le cordon des noctambules s’étire, chacun y va de son pas avant de partager ensemble ses

sensations au point de départ initial, le Lac de Bethmale.

Mais point de séparation, tout le monde se retrouve à Castillon autour d’une table pour terminer

cette bien sympathique soirée par une auberge espagnole.

Un grand merci aux 4 cafistes et 6 cartes découvertes d’avoir su profiter de ces instants simples.

Émile.

Photos : Émile.

3 mars 2018 : Cap de Gauch

Six, sept, six !

Ques aco ?

Nombre : au départ, au sommet du Cap de Gauch, à l'arrivée. Un peu comme l'autre avec la multiplication des pains, à part que là c'est une addition.

Six au départ dans le camion de GG (bientôt, il faudra une remorque) pour rejoindre sans encombre le parking de L'Osque du Couret où il n'y a pas foule.

Pourtant, la journée s'annonce radieuse (et elle sera venteusement radieuse!).

Quelques hectomètres sur la piste, raquettes sur le sac à dos.

Certains chambreront un peu le trio de tête, à cause des couleurs de leurs tenues vestimentaires (jaune, noir, rouge), comme s'il s'agissait des Dalton, sans Joe !

Nous quittons la piste au niveau de la barrière, puis le sentier en forêt nous amène jusqu'à la Cote de Roc, où après avoir crêmé et lunetté, nous chaussons les raquettes.

Une belle neige bien lumineuse, mais pas immaculée, nous ne sommes pas le premiers à l'avoir foulée. Tant pis.

GG mène la danse jusqu'au Col des Consires où nous passons la corniche à un endroit où ce n'est qu'une cornichette (en fait, une marche de 50 cm).

Et là nous rencontrons un gars qui me dit « Salut Gérard » .

Hervé L, puisque c'est lui, avait aussi décidé d'aller au Cap de Gauch, mais depuis Le Couéou en passant par la cabane du Piéjau.

Après quelques palabres, nous voilà partis vers le col de Grataux, puis la montée finale vers le Cap de Gauch.

La neige croûtée porte très bien, excellent pour les raquettes.

Une petite brise, fraîche, nous évite de trop transpirer.

Arrivés au sommet, les photos, quelques coups d'oeil sur la chaîne bien enneigée et toujours aussi belle, et puis nous décidons de rejoindre le rocher de Peyre Nère pour essayer de trouver un brin d'abri pour casser la croûte.

Et ensuite la descente, la bise à Hervé au Col des Consires.

Il ne faut pas trop tarder, car « il y a une vie après la rando ! ».

Un pot à Castillon, presque comme d'hab, et nous voilà revenus à St Gi où il n'y a pas de vent et il fait 16°C. Le printemps, quoi !

Merci à tous mes compères du jour.

 

Photos de Evelyne et Gérard.

24 février 2018 : Col d'Auédole- Etang d'Ayès

Au départ du lac de Bethmale, il faisait une petite fraîcheur, ce samedi matin. Mais le soleil montrait déjà un bel enthousiasme que nous partagions avec lui. L’autoroute (la route forestière du Mount Ner, en fait) a été préférée au GR10 pour le début de notre cheminement, raquettes aux pieds dès le départ. Le GR10, nous le retrouverons lorsqu’il recroise la piste à 1398m.

Et à partir de là, notre progression va être sérieusement ralentie par la pente tout d’abord, mais aussi par une neige profonde (des gobelets, on se serait cru entrain de grimper  la dune du Pyla en raquettes !). Certes, il y avait la trace d’un skieur (un courageux), mais ça nous a juste servi à rester sur le tracé du GR, sans plus.

Arrivés à la cabane d’Eliet, une superbe vue sur les sommets environnants bien plâtrés de blanc, notamment sur le modeste Tuc de La Seube (2096m), but initial de la randonnée du jour. Mais le franchissement de la coriace corniche du col d’Auédole nous a invités à revoir nos ambitions à la baisse. Il était midi passé lorsque nous nous sommes débarrassés, non sans mal, de cet obstacle. La sagesse nous a dictés un casse-croûte juste après cet effort. Donc, Tuc de La Seube, une prochaine fois !

Nous sommes ensuite allés rendre une petite visite de courtoisie au bel Etang d’Ayès (vous en jugerez sur les photos !). Pour l’atteindre, une belle neige immaculée et profonde à souhait, heureusement légère.

Puis le retour par le cirque de Campuls pour reprendre l’autoroute.

Même si le but initial n’a pas été atteint, nous avons composé et évolué dans des paysages recouverts de neige fraîche qui rendait la lumière du soleil encore plus éclatante.

Merci à Nicole, Laura et Carole de m’avoir accompagné (et aussi fait des traces !).

Photos de Nicole et Gérard.

Gérard

23 février 2018 : Tuc du port de Vielha

Au départ de la rando, nous sommes les premiers. Et pourtant, il n’y a pas de place pour se garer car la neige obstrue tout sauf le mince ruban de bitume qui dessert les ateliers de la DDE locale. On serre bien à gauche et droite mais… suite de l’histoire plus tard.

Ce matin, ça pique bien et le thermomètre est bien en dessous de zéro. Heureusement, Julien donne un bon rythme et nous nous réchauffons vite dans la forêt dont les sapins ploient sous les monceaux de neige. En levant les yeux, de toute part les faces sont très chargées et étincèlent. On se croirait au milieu de faces himalayennes parées d’ice-flutes géants. A la sortie de la forêt, nous effectuons une pause à la cabane de Pontet où nous rejoignent les premiers rayons de soleil. Ça fait un bien fou ! A peine plus loin, le pont de bois est recouvert de neige, pratiquement jusqu’au garde-corps. C’est dire si de le neige… il y en a !

Toutefois, un premier, rapidement suivi d’une demi-douzaine d’autres, surfeurs dévale les pentes vierges jusqu’à nous. Pas d’erreur possible, ça sent l’héliski à plein nez. 2 minutes plus tard, l’hélico fait son show… Vive le val d’Aran !

Nous nous écartons rapidement de ces relents de kérosène pour tracer (enfin, surtout Julien) dans la virginité de la profonde poudreuse froide et légère qui jonche le sol. Cap amount, nous nous élevons dans un paysage dantesque (et oui, encore une fois) où les sapins peinent à émerger de la ouate blanche et où les falaises sont plâtrées comme jamais. Chemin faisant, nous gagnons le port de Vielha, non sans avoir eu pour écho par deux fois les aboiements d’un chien invisible. Je me comprends. La montagne est vivante. Au col, immense vue sur le sud. Une vue qui ne cesse de croitre au fur et à mesure que nous nous élevons vers le pic du port de Vielha. Les Encantats d’un côté, avec entre autre le Montardo ; Maladeta de l’autre, et bien sûr l’Ariège !

Repas vite avalé, et descente. Sur les œufs pour commencer, car la calotte sommitale est hérissée de boules de glaces prêtes à faire le moindre croc en ski. Et là, une fois n’est pas coutume, notre Jean-Marc essuie un nouveau souci. Pourtant, cette fois-ci il a des skis neufs, et des chaussures neuves. Mais… il y a toujours un mais. L’une des chaussures ne cesse de déchausser. Quelques lacets plus tard, le verdict tombe : fixation trop éloignée du talon. Un peu de mécanique, et Jean-Marc nous dépose tous dans la pente suivante avec son style si fluide et rodé. Et dire que pour une fois on a failli devoir l’attendre en descente ! Passée la première combe et sa neige convenable, nous gagnons le vallon de montée où là… Laissez-moi vous rappeler que la veille, la neige était excellente. Mais ici, elle est encore mieux. Parfaite ! On s’en gave sans s’en rassasier, à louvoyer entre les sapin et ondulations du relief. Une descente de fou. Une de celles que parfois on n’a même pas l’occasion de vivre ne serait-ce qu’une fois au cours de l’hiver. Arrivé en bas, y’a pas moyen de repartir comme cela. Il faut une seconde tournée ! Alors on reprend le profond rail de la montée pour regagner un peu d’altitude. Et chacun s’en remet une dose. L’extase. On en profite encore un peu jusqu’à la voiture.

Et là, suite de l’histoire du départ. Et bien 4 voitures française, 4 sabots ! 40 euros par véhicule svp. Merci, et bon séjour en val d’Aran.

Morale de l’histoire : T’as pas les moyens de te payer un hélico ? alors va garer ton tacot et prends un sabot !

Cyril

22 février 2018 : pic de Pouyaué et Cap de la Pène de Soulit

La journée est annoncée nuageuse en matinée, puis radieuse. Nous nous élançons vers le Pouyaué (2062m), conformément aux prévisions, dans un voile de nuages, nous souffletant à la figure quelques flocons en guise de bienvenue. Cependant, plus nous nous élevons, et plus la densité des masses nuageuses se fait sentir. Les distances de sécurité nous permettant tout juste d’apercevoir le skieur qui nous précède. Et cela ne semble changer, malgré les bourasques de vent. Statu quo au sommet. On attend l’éclaircie de midi prévue par la météo ? On reste là à se momofier sous l’emprise de la bise ? C’est finalement Jean-Marc qui ouvre le bal, avec un nouveau ski (le précédant a été cassé au Marcadau, mais il en avait un de rechange !)… mais avec le crochetage arrière de la chaussure qui vient de lâcher. Décidément… Réparation de fortune qui n’handicape pas tant que ça ce skieur émérite. C’est lui qui ouvre le bal de la descente où la visibilité réduite à une vingtaine de mètres n’incite pas à se lâcher. Régulièrement nous effectuons des pauses afin de déterminer la bonne direction, au bénéfice d’une trouée de… 30m. plus bas, enfin nous passons sous le plafond nuageux et chacun lâche les watts dans la descente sur la cabane. Abri idéal pour se restaurer. La dernière partie, mi croutée mi poudreuse requiert une vigilance de tous les instants pour ne pas finir au tas. La voiture est ralliée à 13h.

Il est vraiment tôt et la pente d’en face, plein nord, arbore de magnifiques arabesques trahissant la présence d’une poudre merveilleuse. Et ce, d’autant plus que le ciel vient de se déchirer intégralement, se parant d’un bleu éclatant.

Ni une ni deux, 5 minutes de voiture plus loin, nous repeautons pour monter au Cap de la Pene de Soulit (2031m). Montée rapide, électrisés par l’idée de la descente. A l’image de ce que nous imaginions, la descente est… excellente. De la poudre comme la saison hivernale n’en réserve que quelques jours par an. Un délice d’ivresse. Difficile de stopper sa course tant les sensations sont bienfaisantes… On en redemanderait presque, mais il se fait maintenant un peu tard. Nous laissons donc derrière nous de magnifiques signatures toute en courbes à l’homogénéité parfaite. Vraiment, il aurait été fort dommage de s’arréter à la première partie.

 

Cyril

22 février 2018 : Col de L'Arraing - Formation pratique DVA

Nous étions six pour cette journée de « Formation Pratique DVA ».

Départ de l’ancienne gare de St Girons, tous réunis dans la voiture de GG.

Notre encadrant Gérard a choisi la cabane du col de l’Arraing afin de nous former aux bonnes pratiques du DVA.

Au départ du lavoir de Balacet, nous testons les DVA et partons vers la cabane.

Quelques flocons nous accompagnent, mais malgré le froid, après quelques efforts, la chaleur nous envahit.

Nous chaussons les raquettes à la sortie de la forêt.

Nous arrivons à la cabane, où nous déposons nos affaires, et nous commençons lpar un peu de théorie sur la pratique DVA et les avalanches, suivie d’explications sur la recherche de victimes d’avalanches et améliorée par les gâteaux aux citrons de Corinne.

Nous sommes ensuite partis sur « le terrain » afin de mettre en pratique avec toujours de beaux flocons et un froid tenace qui nous accompagnaient.

Nous avons dans un premier temps réalisé les recherches « monovictime » en groupe, puis en solo et chronométré. Le but étant de trouver « la victime » en moins de 3 minutes. Et il faut dire que 3 minutes ça passe vite !

Aux  alentours de 13 heures, nous prenons la pause afin de reprendre des forces !

GG nous a préparé un joli petit feu dans la cabane qui ravive tout le monde !

Et nous repartîmes sur le terrain pour mettre en place la recherche « multivictimes », accompagnés cette fois de quelques rayons de soleil plus qu’agréable !

Quelques péripéties entre GG et ses raquettes, nous auront permis de prendre plusieurs fous rires et de rendre cette journée encore plus ludique !

Après quelques bavardages, et en espérant tous que ces exercices restent toujours des exercices, nous prîmes le chemin du retour ainsi qu’un un pot à Castillon en débriefant sur les JO !

Merci à Gérard d’avoir rajouté cette journée de formation non prévue à la base afin de nous permettre à tous de continuer nos belles randonnées hivernales !

Laura

17 au 19 février 2018 : Raid à ski dans le massif du Vignemale

Samedi :

Repas sur le pouce au Pont d’Espagne, à l’abri de… la pluie. Housse anti pluie et départ vers 11h20. Il fait très doux. Plus nous montons, plus cela s’éclaircit, mais le soleil reste caché et les sommets complètement accrochés (plafond bas). Arrivée au refuge, déception : il est vétuste, humide, froid. Le poêle tourne au ralenti. Notre chambre est au-dessus de la salle à manger, donc peu humide. Ce qui n’est pas le cas de l’autre, à l’autre bout du bâtiment : l’eau ruisselle sur les murs.

On regrignote un bout, on vide les sacs, et l’on attaque la montée vers le Soum de Bassia. On suit une trace raide dans les sapins avec une alternance de soleil et de brouillard, avec même de la neige, voire de la neige fondue par moments. Toutefois, cela se lève un peu et puis…  se rebouche très vite. Aucun espoir. On stoppe au lac du Pourtet alors que la visibilité s’est réduite grandement et que l’on ne distingue même pas les crêtes qui nous entourent. Descente dans un léger jour-blanc. La neige est très dure à skier. L’humidité tombée à la montée a recrouté sensiblement la surface. L’attention est maximale pour éviter le mauvais déséquilibre et la chute. C’est une neige « pédagogique », réduisant le plaisir de la glisse à… presque rien. Heureusement, un peu plus bas elle est plus souple et les spatules tricotent entre les sapins, chevauchent les ponts de neige sur le torrent. Mais gare ! Le relief tourmenté cache des pièges. Christian en fait la découverte en finissant dans un trou de 2m de profondeur et 1,5m de diamètre en voulant m’éviter alors que mes skis ont empalé un rhododendron. Sacrée chute ! à peine plus bas, c’est Thierry qui termine sa course dans un sapin, les skis accrochés en l’air dans les branches alors que le casque est planté dans la neige. Un retour épique au refuge…

A peine arrivons-nous que la neige commence à tomber.

 

Dimanche :

La première chambrée n’a pas fermé l’œil de la nuit, avec 3°C dans la chambre, 3 couvertures chacun et une humidité détestable. Au petit déjeuner, ça fulmine…

Les prévisions annoncent une journée ensoleillée. Nous partons sous des cieux radieux, avec un beau lever de soleil qui embrase les crêtes. Il fait -6°, quelques centimètres de neige froide recouvrent un fond dur : la progression est excellente sur ce velours. Cependant, rapidement « l’âne » se forme sur la Pique Longue du Vignemale… signe de mauvais temps. Nous remontons paisiblement notre vallon par les lacs d’Opale, sur une neige absolument vierge. Toutefois, derrière nous un front nuageux s’élevant de la vallée se rapproche inexorablement. Une fois parvenus au col d’Aragon, le sommet est tout juste là, mais invisible. Et nous prenons de plein fouet le front nuageux. Vent violent et visibilité nulle nous incitent à battre rapidement en retraite, par là où nous sommes venus. La descente se fait dans le jour-blanc, à petite vitesse et grande concentration. C’est bien dommage car la neige est très bonne… mais ce n’est pas tout, car maintenant une pluie verglaçante s’abat sur nous, nous transformant en bonshommes carapacés de glace. Toute la suite de la descente n’est que jour-blanc, jusqu’au refuge (14h15) où nous sommes toutefois heureux de trouver le petit poêle timoré qui tressaille dans un coin de la pièce principale. L’après-midi est longue et quelque peu amère. Rappelez-vous, la météo nous donnait du soleil toute la journée avec un iso zéro à 1000m. Nous avons pris… tout le contraire : nuage, pluie à 2700m. Allez comprendre !

Pire, en milieu d’après-midi, les flocons tombent dru… sans faiblir. Le soir, il y en a déjà 15cm. Alors, quand à 16h le bulletin météo tombe, nous sommes perplexes : « 15 cm de plus dans la nuit ; et 35 cm demain dans la journée ; et comme ça deux jours de plus ». La décision est prise de battre en retraite dès le lendemain matin.

 

Lundi :

Au réveil, nous sommes à 35 cm tombés dans la nuit. Soit plus du double de l’estimation des prévisions météo. Et ça continue… Non, vraiment les prévisions ne sont pas fiables. Avec tant de neige, il est impossible d’avancer pour redescendre tant la pente n’est pas suffisante. Jean-Marc, se fait d’ailleurs piéger par le relief et y laisse… un ski. Plié à angle droit. Nous sommes obligés de repeauter pour pouvoir nous mouvoir dans cette ouate épaisse alors que les flocons ne cessent de nous assaillir par le haut. Le retour est long et poussif, mais l’ambiance est « dantesque ». Les masses de neige qui recouvrent tout sont de toute beauté. Au Pont d’Espagne, les voitures ploient sous des monceaux de neige et il faut pelleter énergiquement pour les débloquer.

Bilan de l’histoire : pas assez de neige : pas de ski. Trop de neige… pas de ski non plus.

Cyril

 

 

18 février 2018 : Montagne d'Areng et Montagne du Pin

Nous partîmes à six (équité respectée (50/50))avec tout le matos dans un seul véhicule, serrés comme des sardines.

La rando débute tranquille à 8h55 sous un ciel d’azur jusqu’au sortir de la forêt. A partir de la cabane d’Ardengost, la pente se redresse fortement jusqu’à la crête menant à la Montagne d’Areng. Là, le ciel s’emboucane rapidement annonçant une dégradation météo.

En effet, le vent et la neige nous attendent au sommet où l’on ne s’attarde pas préférant un endroit plus abrité pour le déjeuner où une surprise sucrée préparée par Isabelle nous attend.

La descente s’effectue par un itinéraire différent accompagnée tout le long par la neige qui ne cesse de tomber. Arrivée au véhicule à 16h03.

Dénivelé cumulé 1250 m et une distance de 14 Km.

Photos Véronique, GG, Gérard

 

GG